Dirigeants Africains : Cette inconséquence appelé Boko Haram

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Si l’on est d’accord pour considérer le groupe Boko Haram comme un fléau qui gangrène l’Afrique occidentale, l’on doit reconnaitre avec plus d’ardeur l’autre fléau, qui tolère, encourage et vivifie le premier : l’inconséquence des dirigeants africains.

Le nigérian Muhamadu Buhari, très attendu sur la question a déclaréen grande pompe avoir donné trois mois à son armée pour décapiter Boko Haram.

« Nous sommes en mesure de mettre définitivement hors d’état de nuire Boko Haram », a annoncé l’autre leader sur la question, Idriss Debi Itno, président du Tchad qui dit avoir décapité le groupe islamiste en fin de semaine dernière.

Et pourtant, comme pour leur rire au nez, le responsable du groupe terroriste a dans un message audio publié en fin de semaine a indiqué qu’il s’en prendrait à ceux-ci, les accusant de menteurs, d’hypocrites et de tyrans. « Avec certitude, nous vous combattrons, par la grâce d’Allah, jusqu’à ce que nous ayons instauré la loi d’Allah partout sur terre. » a déclaré Abubakar Shekau.

La lutte contre le groupe terroriste doit aller au-delà des déclarations fantaisistes et annonces en grande pompe. Malheureusement, face à Boko Haram, les dirigeants africains ont choisi la traditionnelle voix du show médiatique.

Une inconséquence dont le lourd tribut revient aux populations les plus vulnérables, face des islamistes de plus en plus impitoyables.

Contre Boko Haram, l’heure est à l’action et à la discrétion, seul gage d’efficacité.

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