80 à 100 milliards de manque à gagner pour le pays

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Des manifestations à Lomé

La crise politique que traverse le Togo depuis plus de cinq mois, aurait déjà créé un manque à gagner estimé « entre 80 et 100 milliards de F.CFA » à l’économie nationale, selon les estimations d’un média local généralement bien renseigné.

« Entre 80 et 100 milliards, c’est l’estimation basse et haute de ce qu’aurait déjà coûté à l’économie togolaise, les six mois de crise. Trop importante pour un pays en pleine relance de ses activités, qui renaissait de plusieurs années de tensions et d’une décennie de mise au ban de la communauté internationale, avec son corollaire de sanctions économiques », écrit l’éditorialiste de ce journal.

« Insupportables aussi pour les plus grosses entreprises qui ne peuvent se permettre un trop long ralentissement de leurs activités et une baisse de leurs commandes.

Que ce soit le Fonds Monétaire International (FMI) ou la Banque Africaine de Développement (BAD), l’avertissement est clair et inquiétant : la persistance de la crise risque de plomber durablement les performances économiques du pays et de porter préjudice à son image », poursuit-il, dans un éditorial intitulé : « Après la crise, sauver le secteur privé ».

Les acteurs politiques, souligne-t-il, « devront trouver le compromis nécessaire pour arrêter l’hémorragie ».

Pour l’instant, aucune source officielle n’a confirmé ces chiffres publiés par le journal.

Rappelons que le Togo est fortement plongé dans une nouvelle crise depuis plus de cinq mois, avec des manifestations répétées de la coalition de l’opposition. Ce regroupement de 14 partis politiques de l’opposition exige notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger. Certains leaders de cette coalition demandent également le départ du président Faure Gnassingbé.

La communauté internationale a appelé à plusieurs reprises, les protagonistes de la crise à des discussions, afin de trouver une solution durable à cette crise. Le dialogue annoncé depuis plus de deux mois par le gouvernement peine à démarrer.

Mardi dernier, quatre centrales syndicales étaient montées au créneau, invitant les protagonistes à s’engager « très rapidement dans un dialogue franc, sincère et honnête »

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