Amnistiée Simone Gbagbo pourra gouverner la Côte d’Ivoire

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Simone Ehivet Gbagbo l'Ex première dame de la côte d'Ivoire

Arrêtée et condamnée en 2015 pour une peine de 20 ans de prison lors de la crise post-électorale, Simone Gbagbo vient d’être libérée à la suite d’une amnistie d’Alassane Ouattara.

Qui est Simone Ehivet Gbagbo ?     

L’ex première dame ivoirienne Simone Ehivet Gbagbo est née le 20 juin 1949 à Moossou dans la commune de Grand-Bassam en côte d’ivoire. Issue d’une famille nombreuse de 18 enfants, Simone est fille de Jean EHIVET gendarme de profession. Elle fait partie des femmes qui occupent plus vite les postes de responsabilité familiale car déjà très tôt elle a été tutrice de ces cadets. Elle a fait ses études primaires à Moossou, Bouaké, et Bouani.

Ayant pour l’objectif de faire de son avenir une écrivaine littéraire Simone Gbagbo a fait ses études secondaire du 2ème cycle en option lettres modernes à Abidjan où elle a obtenu son  baccalauréat en 1970 au Lycée classique d’Abidjan. Au cours de ses études supérieures, elle a décroché une licence en lettres à l’université d’Abidjan. Elle a également étudié à l’école normale supérieure de Côte d’Ivoire. Ambitieuse des grands diplômes Simone EHIVET a rejoint plus tôt en 1976 l’université de Paris-XIII où elle a obtenu une maîtrise en lettre moderne option littérature orale. A Dakar, elle  a obtenu un DEA en 1981 et  un doctorat sur  le langage tambouriné.

Simone EHIVET est mère de sept enfants dont quatre du président Laurent Gbagbo. Simone a rencontré Laurent Gbagbo pour la première fois en 1972 à l’Université au moment où elle était membre de la Jeunesse Estudiantine Catholique (JEC). C’est le début début d’une aventure entre les deux qui marqueront l’histoire de toute une Nation.

Son engagement politique

Si Simone Gbagbo a aujourd’hui une carrière politique bien fouillée malgré tout ce qu’on lui reproche, elle vient de loin.

Très tôt, cette « dame de fer » même en étant sur les bancs a rejoint les groupes syndicaux de contestation où elle a largement milité. Conséquence, elle a été députée dans les années 1990 et 2000. La vie a des hauts et des bas. Pour cette dame qui a échoué aux élections législatives de 1990 dans la circonscription d’Abobo ne perd jamais de l’espoir et fut élue députée en 1995 dans la même circonscription.

En  février 1992, elle collabore avec Laurent Gbagbo et les ténors de leur parti à une manifestation contre la violence du « nettoyage » de la résidence universitaire d’Abidjan. L’événement dégénère, Simone Gbagbo est emmenée au camp Gallieni, où elle est rouée de coup et maltraitée par des soldats et des gradés. Son mari, lui, est humilié devant ses propres militants. Elle reste dix-huit jours à l’hôpital de Yopougon. Son passé en dit quelques choses.    

Simone Gbagbo est très engagée en politique. Même sa plume en témoigne dans son bouquin  « Paroles d’honneur » où dans  le 3è et dernier paragraphe de la page 21, elle enseigne ceci, « en politique, on essuie des coups, toutes sortes de coups, surtout lorsque celui qui vous fait face n’a qu’un seul objectif : vous détruire, vous abattre ».

Son avenir Politique     

Aujourd’hui libérée, Simone Gbagbo a rejoint sa famille politique avec une joie immense. Après avoir remercié sa famille politique dont Aboudramane Sangaré, elle n’a pas hésité à remercier Dieu.

« Mon dernier remerciement s’adresse à l’Eternel des armées. Je l’ai mis en dernier, parce qu’il est le plus grand, parce qu’il est le plus fort » a-t-elle conclu.

A deux ans des élections présidentielles, cette dame de fer aurait-elle une chance d’être élue à la tête de la côte d’Ivoire comme présidente de la république ? Ça peut être possible du moment où Alassane Ouattara, disait en juillet dernier qu’il faut léguer le pouvoir à la nouvelle génération et aux femmes. A cet effet pour parler d’une dame politique susceptible pour diriger un pays, elle fait partie des rares femmes que compte la côte d’Ivoire même si elle est dans les soixantaines.

C’est vrai qu’on pouvait soupçonner Henri Konan Bédier comme un dauphin de Ouattara.  Or, les relations ne vont plus de bon train entre les deux hommes politiques. En conséquence Henri Kona vient de jeter l’éponge et rompre avec la coalition du parti  présidentiel.

Cette division pourrait être une chance pour Simone Gbagbo de s’imposer sur la scène politique avec le parti de son mari FPI.

 

 

 

 

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