L’opposition dit NON au sommet de Lomé

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L’échéance se rapproche à grand pas. Lomé accueille du 10 au 15 Octobre prochain, le sommet extraordinaire des chefs d’état et de gouvernement de l’union africaine sur la sécurité, la sureté maritime et le développement en Afrique. Le gouvernement et les organisateurs de ce sommet, en plus d’avoir raté le coche, en matière de communication, sont en train de perdre des alliés de taille pour une organisation efficiente de cette conférence sur la terre de nos aïeux ; les politiques de l’opposition togolaise. Car si leur présence n’est pas indispensable pour la bonne tenue des travaux, leur rôle dans le ralliement de l’opinion nationale à la cause du sommet n’est pas négligeable. Tour d’horizon.

 

Mérite

Pour l’opposant au régime de Faure Gnassingbé, Koffi Yamgnane le Togo ne mériterait pas l’organisation de ce sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté Maritime.  Koffi Yamgnane s’étonne que le Togo soit attributaire de l’organisation du sommet international sur la sécurité Maritime au Togo.

Dans une interview accordée à nos confrères du journal « La Symphonie », reprise abondamment par la presse en ligne, Koffi estime que le Togo est l’un des « états maritime les plus voyous ».

En effet, l’ancien maire d’une commune française, estime que beaucoup de citoyens ne se retrouvent pas dans le repère de ce sommet alors que l’état y investit des milliards. Déficit de communication ou véritable divergence en priorité des gouvernants et des administrés, l’homme politique, ancien secrétaire d’Etat aux affaires africaines en France ne le dit pas.

 

Fausse séduction

En convoquant les principaux partis d’opposition en début de semaine dernière pour leur demander de s’impliquer dans l’organisation du sommet, « le gouvernement tente une fausse séduction », estime de son coté la CDPA. Une fausse séduction qui ne saurait haranguer le parti à la couleur rose.

En effet, suite à la rencontre des responsables de la Convention démocratique pour les peuples africains (CDPA) avec le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités Locales, le parti a fait sortir un communiqué dans lequel elle explique sa position et affirme n’être pas participant du sommet.

Estimant tardive sa consultation, la CDPA estime n’être pas convaincu par les enjeux de l’organisation d’un tel sommet pour le Togo vu les priorités de l’heure notamment sur les questions sociales, de santé et d’éducation.

Le parti de Kafui Adjamagbo Johnson reproche au gouvernement le report de la rentrée scolaire en faveur de la tenue dudit sommet de même que son refus de mettre en place des reformes pour mettre le pays sur la voie d’une émergence en plus d’investir des milliards dans l’organisation dudit sommet.

S’étant convaincu que le sommet de Lomé ferait endetter le Togo avec la hausse en « cascade des taxes  et ne visant qu’à rehausser l’image de Faure Gnassingbé, la CDPA proclame son refus de soutenir la tenue de ce sommet au Togo.

 

Refus du CFOP

Comme on pouvait s’y attendre, le chef de file de l’opposition a été le premier à décliner l’invitation au sommet de Lomé.

Le président de l’Alliance Nationale du Changement (ANC) et ses lieutenants ont annoncé leur forfait à l’événement. Fabre estime ne trouver aucune raison d’intérêt à y prendre part à ce sommet, sommet qu’il qualifie de perte de temps.

Actuellement en tournée de sensibilisation à l’intérieur du pays, les premiers responsables du CAP 2015 jugent cette action prioritaire et essentielle à la population, contrairement au sommet.

Une occasion de plus, manquée par le chef de file qui avec son parti conduise une stratégie de négation  et de contestation constate des actions du gouvernement.

« Le sommet aurait pu être l’occasion pour Jean Pierre Fabre et son parti de proposer leurs perceptions des questions de sécurité maritime, mais également de nouer des contacts avec les participants de haut niveau, contacts qu’ils pourraient exploiter plus tard pour booster leur lutte », analyse un observateur.

D’autres partis comme le CAR(en pleine déliquescence actuellement) n’ont pas reçu l’invitation du ministre de l’administration territoriale. Néanmoins, un des cadres du parti n’a pu s’empêcher de commenter la question. « Ce sommet est un gaspillage de ressources financières de notre pays, ressources qu’on aurait pu utiliser pour faire quelque chose de sérieux. La sécurité maritime est d’abord et avant tout l’affaire des pays industrialisés qui inondent nos ports de leurs produits. S’ils ne le font pas, il manqueront cruellement de débouchés et ce sont leurs économie qui devront en pâtir ». Mais pas seulement.

Les 3000 personnalités dont des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine (UA) devront donc faire sans eux.

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