Me Tchassona Traoré : « Il appartient à l’ensemble des togolais de travailler pour l’avènement de l’alternance »

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Me Tchassona Traoré, Président du MCD

L’alternance ne viendra pas uniquement de Faure Gnassingbé, si c’est ainsi que penseraient certains togolais. Il faudrait que tous les togolais s’y engagent. En tout cas c’est que pense l’opposant Me Mouhamed Tchassona Traoré, président du parti Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD), invité ce dimanche sur une radio de la capitale Lomé en répondant à l’inquiétude d’un prétendu conseil du feu Gnassingbé Eyadema à l’endroit de son fils Faure Gnassingbé de « ne jamais laisser le pouvoir ».

« S’il ne tenait qu’au président de la République pour qu’advienne l’alternance, il n’est pas Dieu pour s’y opposer. Il appartient à l’ensemble des togolais de travailler pour que l’alternance vienne », a précisé Me Tchassona.

Revenant sur la question du dialogue annoncé, ce dernier dit croire que « le dialogue aura lieu » avant d’inviter tous les acteurs à œuvrer à la « tenue du dialogue afin de trouver des solutions pour le bien de toute la population ». C’est en cet optimiste que l’Avocat justifie l’exhortation de la coalition des 14 partis de l’opposition dont il est membre à l’endroit des médiateurs, de les accompagner afin que se tienne un dialogue franc.

Ce dialogue devrait permettre selon Tchassona Traoré de parvenir entre autres au déverrouillage des institutions de la république, aux réformes institutionnelles et constitutionnelles devant baliser la voie à l’alternance.

Si dans son analyse le leader du MCD reconnait que le dialogue ouvre la voie à l’alternance tant souhaité par tous les togolais il n’a pas manqué de relever que ce dialogue n’est pourtant pas l’unique moyen.

Ce dernier dévoile que les élections sont aussi un moyen pour parvenir à l’alternance, d’où il invite tous les togolais lambda à se défaire de tout pessimisme, de tous idées reçues et à s’engager résolument pour que l’alternance vienne en prenant part aux élections, en se faisant recenser et surtout en suivant de près le processus électorale.

Se référant au cas de la Gambie qui était jusque-là avec le Togo les seuls pays de la sous-région à ne pas connaître l’alternance, réitère que  l’alternance est possible par les urnes si les togolais s’en passe des idées préconçues et prennent leurs destins en main au moment de vote.

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