Trois nouveaux jours de manifestations dès mercredi

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Des manifestants de l'opposition à Lomé

L’opposition appelle encore les Togolais à descendre dans les rues de Lomé et des autres villes de l’intérieur du pays, les 31 janvier, 1er et 2 février prochains, pour protester  contre le régime e Faure.

Cette nouvelle manifestation fait suite à la grande  mobilisation des femmes de l’opposition, le samedi 20 janvier dernier.

Les revendications principales de l’opposition sont notamment  le retour à la Constitution de 1992, la révision du cadre électoral avec droit de vote à la diaspora, le déverrouillage des institutions de la République et la libération de tous les prisonniers politiques.

Par ailleurs, selon les informations, une note est envoyée au ministère de la Sécurité et de la Protection civile et les détails des points de départ et d’arrivée seront communiqués dans les prochains jours.

 

Mobilisations monstres

La mobilisation contre le régime de Faure Gnassingbé ne faiblit pas. Après les grandes manifestations d’août et de septembre, des milliers de femmes ont une nouvelle fois répondu à l’appel de la coalition de quatorze partis d’opposition, à Lomé et en province, pour exiger des réformes constitutionnelles.

Les détracteurs du chef de l’Etat entendaient notamment dénoncer « les répressions sauvages » des manifestations précédentes

Dans les rues de la capitale, les rassemblements ont débuté mercredi en fin de matinée sur trois itinéraires convergeant, où les leaders de l’opposition ot tenu un meeting. « Nous allons maintenir la pression », a déclaré durant la marche Jean-Pierre Fabre, le président du principal parti d’opposition, l’Alliance nationale pour le changement (ANC). « Nous exigeons le retour à la Constitution de 1992, avec les conséquences qui en découlent », a-t-il dit, faisant allusion au départ du président Gnassingbé.

Le retour à la Constitution de 1992, qui prévoit un maximum de deux mandats présidentiels, est l’une des principales revendications de l’opposition depuis plus de dix ans.

Début septembre, le gouvernement avait tenté un geste d’apaisement en soumettant au vote du Parlement un projet de réforme constitutionnelle prévoyant aussi la limitation à deux mandats présidentiels mais sans effet rétroactif, ouvrant la voie au président actuel à un nouveau mandat en 2020, voire en 2025. L’opposition a donc boycotté le vote à l’Assemblée et, faute d’avoir obtenu les quatre cinquièmes des suffrages des députés requis pour son adoption, la réforme devra faire l’objet d’un référendum « d’ici à la fin de l’année », selon une source proche de la présidence.

Le chef de l’Etat, qui effectue son troisième mandat, a succédé avec le soutien de l’armée à son père, le général Gnassingbé Eyadéma, décédé en 2005 après avoir dirigé le pays d’une main de fer durant trente-huit ans. Il a été réélu à deux reprises, en 2010 et en 2015, lors de scrutins très contestés par l’opposition.

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