Etat des droits de l’homme au Togo vu par Amnesty

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La branche togolaise d’Amnesty international vient de  rendre public son rapport  2015 sur la situation des Droits de l’Homme au Togo.

Ce rapport fait la lumière sur des thématiques sensibles à l’instar  du recours excessif à la force, aux libertés de réunion, aux libertés d’expression, aux arrestations et détentions arbitraires et aux évolutions législatives, constitutionnelles ou institutionnelles.

Sur la question relative au recours excessif à la force, l’organisation d’Aimé Adi a rappelé les sept (07) personnes et un policier tués avec 117 autres blessées dans une manifestation à Mango. Le document fait cas également des balles réelles tirées par des gendarmes  sur des manifestations lors d’un rassemblement dans la ville de Gléi (160 km au Nord de Lomé) faisant 30 blessés dont une femme et un enfant.

Au chapitre de la liberté de réunion, le rapport a souligné la restriction de la liberté de réunion en l’appuyant par l’utilisation de gaz lacrymogènes puis l’arrestation  arbitraire de 3 organisateurs d’une manifestation pacifique suite à la cherté de la vie.
Autre préoccupation d’Amnesty dans notre pays est celle de la liberté d’expression où l’organisation a révélé la condamnation du Français Sébastien Alzerreca par le tribunal pénal de Lomé qui le culpabilise de troubler d’ordre public sans oublier les confrères Zeus Aziadouvo et Luc Abaki qui ont fait un reportage montrant les conditions misérables dans les milieux carcéraux pour le premier et sa diffusion sur la chaine LCF pour le second.

En ce qui concerne les arrestations et détentions arbitraires, le document renseigne sur les feuilletons  « Pascal Bodjona » et Kpatcha Gnassingbé ». Il a également fait cas de l’impunité qui était toujours la règle pour les auteurs de violation des droits humains.

Enfin le rapport sur l’état des évolutions législatives, constitutionnelles ou institutionnelles permet à l’organisation de constater l’adoption par l’Assemblée Nationale du nouveau code pénal qui prend en compte la criminalisation de la torture conformément aux normes internationales, la diffamation et la publication de fausses informations constituaient également des infractions pénales passibles de peines d’emprisonnement.

Amnesty  œuvre au Togo pour un accès équitable des populations à une justice. Elle forme et renforce également les capacités des protecteurs des droits de l’Homme.

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