L’électrification solaire des écoles rurales par l’UNESCO

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La Commission Nationale Togolaise pour l’Unesco organise à partir de ce mardi, un forum sur les énergies renouvelables placé sous la thématique : les énergies renouvelables et le développement durable.

En prélude à cette rencontre, la Commission a convié les hommes de médias à une conférence de presse à Lomé ce lundi aux fins de leur faciliter la compréhension sur la portée et l’objectif du projet.

Les technologies de l’information et de la communication, alimentées par les services énergétiques,  ont révolutionné la vie dans toutes les dimensions. Elles ont permis d’accéder à des connaissances, d’échanger des connaissances et d’édifier « des sociétés du savoir ».  L’internet, pour sa part, a orienté les actions des Hommes vers la culture numérique.

L’accès aux services énergétiques est essentiel pour répondre aux besoins fondamentaux, réduire la pauvreté et assurer le développement social. En s’inscrivant dans la dynamique environnementale des Nations Unies pour la réalisation des Objectifs pour le Développement Durable, l’Unesco a mis en œuvre le projet d’électrification solaire de 15 écoles rurales au Togo (3 par région) avec le soutien de l’OFID et PANASONIC à travers le projet écoles solaires.

Le dispositif  installé dans les  établissements cibles est composé des panneaux solaires, de 2 convertisseurs, de 2 onduleurs avec une capacité de 900 A pour les batteries,  d’une connexion de 1Go/ mois pendant 1 an, d’une imprimante multifonctions, de 2 micro ordinateurs et l’électrification avec des ampoules LED.

Dans son mot introductif, le Pr Kossi NAPO coordonnateur national de la Chaire Unesco sur les Energies Renouvelables a martelé qu’en initiant cet ambitieux projet, l’Unesco et ses partenaires, comptent domestiquer l’énergie solaire pour en faire une source d’alimentation des matériels installés. Cette domestication de l’énergie permettra aux bénéficiaires d’améliorer la qualité de leur éducation à partir de  l’utilisation des TIC.

Michel AGBOH, Secrétaire Général de la Commission Nationale Togolaise pour l’Unesco dans son intervention, a soulevé un autre aspect du projet qui prévoit le renforcement des capacités locales, notamment à travers la formation des utilisateurs finaux sur l’utilisation et la maintenance des équipements fournis.

Il est prévu au cours de ces 3 jours d’activités, des conférences, des formations, des tables rondes et un forum sur les énergies renouvelables  et surtout la réception officielle des écoles solaires le 12 février.

Rappelons que le Madagascar, le Bénin, le Niger, la Mauritanie et le Togo sont initiateurs de ce projet sur le continent noir.

 

Photo: les responsables de l’UNESCO à la conférence de presse.