# L’insécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest au cœur d’un débat à Paris   

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- Published: 2018-05-17T12:37:10+00:00
- Author: Dieudonné AMOUZOUVI

Ce mercredi 18 Avril, a pris fin à Paris au siège de l’organisation des coopérations
et de développement, une réunion du Réseau de Prévention des Crises Alimentaires(
RPCA).

Composé des Etats d’Afrique de l’Ouest, d’institutions régionales et des partenaires
du développent, ce réseau a pour l’objectif de garantir la sécurité alimentaire 
dans la sous région Ouest Africaine.

Pour atteindre l’objectif  il faut investir massivement dans l’agriculture et non
de faire face aux crises, quant aux crises, il faut les prévenir. Cela permettra
de bien agir face aux difficultés que rencontre l’agriculture.

« Nous avons les plans nationaux de réponse qui permettent de prévoir les zones 
à risque qu’il faut cibler. Nous avons, au niveau de la Cédéao, un stock régional
qui permet de faire face à ces situations. Mais la solution ce n’est pas de faire
face aux crises. Il faut prévenir les crises. Et c’est pour ça que nous avons discuté
sur comment investir dans l’agriculture »  a indiqué  Jonas Gbian, le commissaire
à l’agriculture de l’UEMOA.

L’Afrique de l’Ouest a aujourd’hui un  problème d’insécurité alimentaire, où près
de 8 millions de personnes en sont victimes. De surcroit, cette année, la sécheresse
et les pluies précoces font souffrir les activités agricoles. A cet effet, le Réseau
des organisations paysannes et des producteurs d’Afrique de l’Ouest compte notamment
apporter des solutions même si elles tarderont à venir.

« Malgré toute la disponibilité des informations, les réponses n’ont pas été actionnées
pour le moment » a déclaré Mamadou Cissokho, président du réseau des organisations
paysannes et des producteurs d’Afrique de l’Ouest.

Car selon lui, il y a plusieurs paramètres à agencer d’abord  « Le problème, c’est
que d’abord, il y a plusieurs acteurs. Il y a des acteurs nationaux – les gouvernements,
leurs services -, il y a les organisations de producteurs, des ONG et il y a des
acteurs internationaux comme le PAM, l’Unicef, et puis les partenaires au développement.
Donc, il faut une entente. Vous savez, les administrations ne sont pas rapides. »

 

 
