# La collection d’art est important pour une nation et permet d’avoir une trace de son histoire et de sa culture

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- Published: 2020-11-09T09:24:34+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

L’[atelier Ati ](https://elitedafrique.com/economie/atelier-de-formation-des-acteurs-des-marches-publics-de-la-commune-agoe-nyive1/)
se déroule du 2 au 15 novembre au musée [Paul Ahyi](https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Ahyi).
Initié par des anciens de l’atelier bois des Beaux-arts de Paris, il confronte la
pratique d’artistes œuvrant en France à celle d’artistes locaux à travers la résidence
de création Art Messiamé́.

Ce vendredi 6 novembre, tous les artistes, étudiants et amoureux de l’art ont répondu
à l’atelier du collectionneur Marty de Montereau, venu spécialement de France, sur
le thème « le rôle du collectionneur dans le monde de l’art ». Il a parlé de son
engagement pour l’art contemporain, le rôle et l’importance de la collection.« Il
y a vraiment de l’importance de faire de la collection. Ce qui est important c’est
les collections nationales parce-que ça permet à un peuple, une nation d’avoir une
trace de son histoire, d’avoir une trace de son passé et sa culture. Un collectionneur
privé peut avoir plusieurs centres d’intérêt. Il peut s’intéresser au bouchon de
champagne, des portes clé, des poupées etc » a signifié Marty de Montereau.

Il relève que les contemporains sont à une dynamique intellectuelle puisqu’ils sont
confrontés à un «art du moment souvent émergent pas très vieux, pas toujours reconnu
par l’institution. C’est-à-dire que si vous voulez acheter des œuvres pas trop chère
l’artiste n’est pas trop connu si vous avez les moyens vous pouvez acheter des œuvres
plus chère des artistes plus connu, mais c’est déjà un challenge différent. Un collectionneur
comme moi, je préfère acheter des œuvres des jeunes artistes de façon de les soutenir»

![Le public à l'Atelier Ati au musée Paul AHYI](https://i0.wp.com/elitedafrique.
com/wp-content/uploads/2020/11/Le-public-a-lAtelier-Ati-au-musee-Paul-AHYI.jpg?resize
=800%2C533&ssl=1)

Le public à l’Atelier Ati au musée Paul AHYI

Un domaine qui fait face à la méconnaissance et à la non-considération pousse plusieurs
artistes collectionneurs à abandonner leur métier ou à changer de style d’œuvre 
au risque de tout perdre. Il pense que pour que les artistes puissent demeurer et
vivre de leur passion et de leur travail, il faut qu’ils soient soutenus.

Il a par contre toucher du doigt la pauvreté et le manque d’argent qui font que
dans plusieurs familles, la priorité aujourd’hui, « c’est de nourrir tout le monde,
on n’a pas l’idée aujourd’hui d’acheter du superflu notamment une peinture ou un
dessin de quelqu’un qui selon lui n’a pas d’importance.

L’atelier continu et se donne rendez-vous à l’Institut Français ce lundi 9 novembre
pour une table ronde avec la critique d’art Armelle Malvoisin et les artistes Eric
Wonanu et Kokou Ferdinand Makouvia pour parler de « vivre de l’art en Afrique et
dans le Monde ».
