# Le festival les AmArou, une initiative pour promouvoir le spectacle vivant jeune public

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- Published: 2021-06-03T11:20:42+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Le festival les AmArou, une initiative de l’association les AmArou qui veulent à
travers le chant, la danse, le sketch et le théâtre promouvoir le spectacle vivant
jeune public à Lomé et à l’intérieur du pays. Il se veut être un réseau d’artistes,
de centre culturels, d’écoles, de bibliothèques et de maison de jeunes qui promeut
la culture à travers le spectacle vivant dont le conte, le chant, la danse, la musique,
la marionnette, et le cirque.

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L’objectif est de redonner vie à l’enfant à travers des histoires qui lui permettront
de se reconstruire et surtout de montrer la place du jeu dans l’apprentissage de
l’enfant.

Ce vendredi 28 mai, le complexe scolaire Christ-roi de Kodjoviakopé a accueilli 
le lancement pour cette année, de ce festival avec la présentation d’une pièce de
théâtre dénommée « Marin d’eau douce » écrite par Joël Jouanneau, un auteur basé
en France.

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Pour le promoteur de ce festival, Stan Ayisitou, le cadre de ces histoires, c’est
la construction de l’enfant, la place du jeu dans l’apprentissage. C’est ce qui 
a motivé le choix de cette pièce et a été monté en collaboration avec l’Institut
français du Togo. Cela a pris un mois sur sa préparation en ce qui concerne sa création.
Nous sommes heureux de venir dans le complexe scolaire Christ-roi de kodjoviakope
grâce à notre partenaire qui est ‘’tcha tcha’’, une villa artistique basée à kodjoviakope.

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La villa artistique tcha tcha séduite par le projet, a vite décidé de le préfinancés
et c’est après ce préfinancement qu’elle a décidé de l’offrir à une école en achetant
le spectacle. Après plusieurs tentatives dans les écoles du quartier, celle de Christ-
roi a été retenue.

« Nous venons de recevoir le festival des AmArou. Ils se sont produits. D’abord,
je tiens à remercier le centre Tcha tcha par l’intermédiaire de leur fondatrice 
qui a mis les moyens pour que le groupe vienne produire chez nous. Nous avons suivi
la pièce. C’est très intéressant et cela nous a vraiment plu et cela se fait remarquer
par l’enthousiasme des élèves » s’est félicité le directeur de l’EPC Christ-roi 
de kodjoviakope, Ayanou Amavi.

 Une première dans cet établissement, le directeur est impacté et se dit « qu’il
serait bon à ce que dans les années à venir, nous instituons un budget culturel 
pour ces genres d’activité, puisque cela fait partie de l’éducation. Donc nous souhaiterions
que le groupe revienne » a-t-il souhaité. Promouvoir au sein de son établissement
ce genre de spectacle, c’est le vœu le plus cher du directeur ainsi, ils pensent
instaurer avec le concours de ses collègues des clubs de théâtres au secondaire 
comme au primaire.

Et pour Koudakpo koffi Apelete, enseignant à l’EPC Christ-roi de kodjoviakope « 
c’est le comble. Nous venons d’assister à un théâtre du festival les AmArou. Ils
ont présenté leur scène, les enfants ont vraiment suivi et j’ai constaté à la fin
que les enfants étaient vraiment intéressés puisqu’ils étaient très égaillés et 
applaudissaient. Cela montre qu’ils sont intéressés. Le théâtre fait partie intégrante
des disciplines que nous dispensons à l’école. Donc c’est une bonne chose d’initier
des théâtres au sein des établissements scolaires.

« Je suis en joie après avoir suivi le théâtre. J’ai vu un pirate, un roi et le 
roi a dominé les pirates », « les pirates veulent tuer le roi, mais le roi est plus
fort qu’eux. Je suis très content de suivre ce théâtre et je veux qu’ils viennent
encore dans notre établissement pour encore le présenter » se réjouissent les enfants.

« Ce qui est intéressant, c’est l’enthousiasme des enfants, l’accueil. Cela montre
qu’il y a besoin de produire ces genres d’événements, de proposer ces genres d’action
à l’endroit du jeune public. Ce qui nous intéresse, c’est d’amener le spectacle 
vivant dans les écoles mettre au Centre du débat la question liée de la place de
l’art dans le parcours scolaire des enfants. Ce sont les enfants de cp1 malgré qu’ils
ne comprenaient pas le français étaient enthousiasmé et après échanges, ils ont 
retenu l’histoire.
 Cela prouve qu’il y a du rendez-vous, ce qui prouve que le message
est passé. C’est de faire comprendre la place du jeu dans l’apprentissage, la construction
de l’enfant » se réjouit le promoteur du festival, Stan Ayisitou.

L’histoire de ce théâtre se passe dans une ferme dans un château, où l’enfant avait
tout, il vivait comme un roi, mais il lui manquait quelque chose. (Le besoin ontologique
de l’humain d’avoir accès à la culture, au divertissement). Donc l’enfant s’ennuyait
malgré qu’il avait tout, il est fatigué des mêmes personnages qui sont toujours 
autour de lui, la routine. Donc, face à la routine, l’enfant a décidé d’aller voir
ailleurs.
 Une histoire qui selon Stan Ayisitou montre quel enfant nous avons été
et quel est son impact sur notre enfance et sur l’adulte qu’on est devenu aujourd’hui.
Le festival des AmArou a pour ambition de promouvoir le spectacle vivant jeune public
à travers le conte, le chant, la musique, la danse et voir toutes les autres disciplines.
Aussi, il se nourrit l’ambition de créer un cadre de rencontre de différents domaines,
de différentes initiatives qui sont proposées aux jeunes publics, créer des cadres
de réflexion, de croisement de compétences et complémentarité de réflexion qui vont
les amener à développer le domaine du spectacle vivant jeune public dans le pays.

À travers ce festival, les promoteurs veulent promouvoir l’éducation, la concrétisation
des rêves des jeunes par lesquels les jeunes pourront développer le Togo, l’Afrique,
l’humanité. C’est le plus grand rêve que veulent réaliser les AmArou.
 Au festival
les AmArou, c’est le partage des valeurs de l’amour, du bien-être, de la tolérance,
de la bienveillance. « Des valeurs qu’on veut véhiculer à travers notre festival,
nos prestations ». À partir de cette première édition, les promoteurs se projettent
donc à l’avenir et préparent activement la prochaine édition, qui se tiendra probablement
dans un autre établissement du pays.
