# Organisation interafricaine du café lance les activités marquants le 62e Assemblée de l’OIAC à Lomé

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- Published: 2022-11-18T06:07:49+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

En prélude aux 62èmes assemblées générales de l’Organisation interafricaine du café(
OIAC), une conférence de presse a été animée ce 12 novembre 2022 pour lancer les
activités à Lomé.

 

L’ambassadeur Salomon Sabiti Rutega, secrétaire général de l’OIAC a déploré que 
les pays africains producteurs de café reçoivent, par an, moins de 5% de la valeur
totale mondiale, c’est-à-dire environ $20 milliards. Aux vues de cette situation,
la question de la prospérité équitable pour toutes les parties prenantes du secteur
café et en particulier à ces millions de producteurs de café se pose, d’où la nécessité
de mener une réflexion approfondie sur cette dimension vitale.

 

L’Afrique est le berceau du café et le deuxième continent au monde pour la culture
du café. Malheureusement, bien qu’elle soit à l’origine du café, elle exporte encore
2/3 de sa production et en importe l’équivalent de 1/3 sous forme de produits finis(
café soluble et café moulu). C’est ici que s’explique la nécessité de promouvoir
la transformation et la consommation intérieures dans les pays Africains producteurs
pour créer de la valeur ajoutée à l’ensemble de la chaîne de valeur du café africain.

 

Le secrétaire général de l’OIAC a affirmé que, dans un effort pour relever ces défis
de transformation et de consommation locales du café en Afrique, son institution
s’est lancée dans une nouvelle initiative appelée “Drink African Coffee Build Africa”/“
Boire le Café Africain Construit l’Afrique”, qui vise à promouvoir la transformation
et la consommation intérieures du café en Afrique dans le cadre de la Zone de libre-
échange continentale africaine (ZLECAf).

 

Le café joue un rôle important dans l’économie de nombreux pays producteurs en fournissant
des moyens de subsistance à environ 25 millions de ménages ruraux.  En outre, le
continent africain compte actuellement la population la plus jeune du monde avec
environ 70% des 1,3 milliard d’habitants âgés de moins de 35 ans. Cependant, entre
20% et 30% des plantations de café sont exploitées par des femmes et jusqu’à 70%
de la main-d’œuvre dans la production de café est fournie par des femmes selon la
région, ce qui inclut les exploitantes agricoles indépendantes, les fournisseurs
de main-d’œuvre rémunérée et non rémunérée dans les fermes familiales et les travailleurs
agricoles.

 

Les statistiques montrent, en outre, que des variations significatives de la contribution
de la main-d’œuvre féminine dans la production de café atteignent des niveaux allant
jusqu’à 90% dans le travail des champs et jusqu’à 80% dans les activités de récolte.
Par conséquent, environ 5 millions des quelques 25 millions de producteurs de café
dans le monde sont des femmes. C’est un fait connu que les défis macroéconomiques
et structurels auxquels sont confrontées les parties prenantes de la chaîne de valeur
du café africain touchent tous les groupes démographiques, mais sont évidemment 
pires pour les femmes et les jeunes.

 

La combinaison de tous ces facteurs, associée au manque de coordination et de collaboration
avec les gouvernements et les décideurs aux niveaux national et régional, appelle
à la nécessité urgente de la mobilisation de tous les acteurs clés du café afin 
que des politiques appropriées soient formulées. Ainsi, l’OIAC a choisi : « Autonomisation
des jeunes et des femmes dans l’industrie africaine du café » comme thème général
des réunions annuelles de 2022.

 

Le café est le deuxième produit le plus échangé au monde après le pétrole. Selon
les derniers chiffres, le revenu annuel de l’industrie mondial du café est estimé
à $466 milliards.
