# Le marché de Bè klikamé, une référence à Lomé !

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- Published: 2023-05-18T15:36:41+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Situé au centre de la ville de Lomé, le nouveau marché de Bè klikamé a tous les 
potentiels pour être une référence dans la capitale togolaise, Lomé. Disposant d’une
équipe dynamique et rompue à la tâche, le marché s’anime et accueille plusieurs 
clients de tous les coins de Lomé. Ce marché de Bè klikamé essentiellement réputé
pour accueillir les produits maraîchers et surtout les revendeuses d’Atikpodji, 
dispose des hangars pour accueillir les grossistes ainsi que les détaillants.

 

Le nouveau  marché de Bè Klikamé est le lieu privilégié pour le commerce et surtout
pour les femmes revendeuses qui n’ont pas encore rejoint Bè Klikamé. C’est un endroit
qui facilite l’entré des voitures et des camions dans le marché pour l’achat ou 
autres commandes des revendeuses.

 

Après la décision des autorités en charge de la gestion de l’Etablissement Public
Autonome pour l’Exploitation des Marchés (EPAM) d’opérer cette délocalisation répondait
avant tout au besoin de permettre aux femmes revendeuses d’exercer leurs activités
dans des conditions optimales de gain, d’hygiène et de sécurité, plusieurs femmes
revendeuses d’Atikpodji tardent à rejoindre le nouveau site. 

 

Ainsi, la construction de ce marché de Bè Klikamé par l’EPAM (opérationnel depuis
le 15 octobre 2022) répond dès lors aux préoccupations d’ordre logistique, infrastructurel
et environnemental que posait le site d’Atikpodji. Les femmes de ce marché de Bè
klikamé se sont constituées en association dénommée UNI. CO. LE. MA. K, Union des
Commerçants Leaders du Grand Marché de Bè klikamé . Le bureau est composé de 21 
membres dirigé par madame Ablavi Adjiwanou. 

![](https://i0.wp.com/elitedafrique.com/wp-content/uploads/2023/05/IMG-20230518-
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En effet pour comprendre le fonctionnement et l’évolution des activités au sein 
de ce marché nous avons discuté avec madame Pierrette Kossi, secrétaire général 
de Unicolemak (Union des Commerçantes Leader du grand Marché de Bè klikamé).

 

**Comment fonctionne le marché de Bè klikamé ?**

 

Le marché de Bè klikamé actuellement je  dirais qu’il fonctionne à 50% des données
où des expériences que nous avions prévu mais tout va bien.   Actuellement nous 
avons un bureau, un bureau qui permet en fait de faire la liaison entre l’EPAM et
les marchands, les commerçants sur le lieu du marché. S’il faut dire comment ça 
fonctionne, habituellement tous les marchés fonctionnent de la même manière du lundi
jusqu’à dimanche. Le marché est ouvert mais nous avons deux jours spécialement qui
ont été choisis comme étant des jours d’affluence de ce marché. Ils sont le lundi
et le vendredi. Donc à ces jours là vous allez voir une certaine affluence, beaucoup
de femmes viennent et les vendredis. S’il faut dire comment ça marche je ne dirais
que ça.

 

**Aujourd’hui quels sont les avantages que ce marché offre à la population de Lomé
vu que le marché est au centre pratiquement de la ville de Lomé ?**

 

Je vais peut-être piquer dans la question que vous avez posé. Premier avantage comme
vous le dites c’est pratiquement ce marché se trouve en fait au milieu du grand 
Lomé et non seulement ça nous avons quand même des infrastructures. Nous avons des
hangars qui ont été construits en fait pour protéger les bonnes dames des intempéries
notamment de la pluie, du soleil… Quand vous rentrez dans ce marché vous voyez quand-
même qu’il y a un bon vivre. C’est assez aéré, c’est le second avantage. Le troisième
je dirais que l’EPAM voyant peut-être la réticence et la souffrance des bonnes dames
a choisi en fait, au départ il n’y avait pas de payement sur les emplacements toutes
qui venaient avaient la possibilité de s’installer et de vendre sans payer un quelconque
ticket à l’EPAM. Mais à partir du moment où le besoin s’est fait sentir et qu’il
fallait payer des tickets, l’EPAM à travers sa directrice a décidé que ce soit fait
deux jours par semaine donc notamment le lundi et le vendredi. C’est spécialement
en fait pour nous montrer que le gouvernement a senti la douleur, la souffrance 
des femmes qui venaient les débuts. Qu’elles venaient par les difficultés qui avaient
que le marché a voulu alléger un tout petit peu cette souffrance là en ne faisant
payer que le lundi et le vendredi. S’il faut dire qu’il y a certaines avantages,
je dirais que ça. Et je dirais que la facilité que nous avons actuellement à pouvoir
discuter avec l’EPAM parce que l’EPAM est toujours à l’écoute des besoins que nous
avons sur le marché. Quand il s’agit en fait de demander que les rues soient électrifiées,
nous avons transmis le besoin, la directrice s’est sentie dans la besoin en fait
de nous rendre cette tâche facile et l’a fait et il n’y a pas eu de complications
quand il s’agissait aussi de créer une station de taxi pour aider les femmes qui
viennent pour acheter et repartir trouvaient qu’ils étaient difficiles de repartir.
Très facilement les moyens ont été mis en place le projet est actuellement en cours
de réalisation donc il y a beaucoup de facilité. Nous avons aussi des toilettes 
modernes, tout ce qu’il faut pour une bonne commodité dans ce marché. Nous avons
l’eau, nous avons l’électricité gratuitement que ‘ous ne payons pas. Les soirs tout
est clair. Déjà c’est beaucoup d’avantages et de beaucoup de pensé du gouvernement
envers les femmes commerçantes de ce marché.

 

**Y-a-t-il des réticences ou différends dans le marché ?**

 

Même dans une maison avec papa, maman et nos sœurs il y a toujours des différends.
mais est-ce qu’une fois chez nous on a vu des différends qui se posé en fait à la
maison et exposé dehors ? Jamais! A chaque fois papa et maman trouvent toujours 
le moyen de rassembler les enfants et de pouvoir leur dire calmez-vous vous êtes
des frères êtes sœurs. C’est la même chose que nous faisons parce que nous savons
que nous sommes des enfants d’un même père, nous sommes des enfants d’une même nation,
nous sommes un par le sang et uni par ce civisme la qu’on nous a donné depuis le
bas âge jusqu’à ce que nous sommes aujourd’hui. Donc par rapport à ça quand on parle
de différend il n’y a pas de différends qui ne puissent pas être réglés. Il suffit
qu’il y a une bonne communication, il suffit qu’il y a une bonne écoute et je crois
que la solution se trouve soit même. Souvent femmes partent en donnant soit même
tors ou soit même raison. On s’étonne des fois que certaines amènent des différends
et quand en l’écoutant qu’on finissent par dire qu’au final vous m’excusez je ne
savais même pas pourquoi j’ai fait ça. Donc ce marché c’est un marché avec beaucoup
d’espoir, un marché avec beaucoup d’amour, c’est le marché sur lequel Dieu lui même
a mis sa main ce qui fait que chaque jour que nous venons je ne dirai pas qu’il 
n’y a pas de différends mais ces différends se résolvent d’eux même.

 

**Qu’est ce qui explique la réticence des autres à rejoindre ce nouveau marché ?**

 

Je ne pourrai pas m’aventurer sur ce terrain, parce que je dirai que la compréhension
que nous avons d’une chose dépend d’où nous nous positionnons. Donc de façon générale
moi je dirai que je les comprends mais de l’autre côté la première sensation que
mes frères et mes sœurs ont eu en voulant s’installer à l’abattoir c’est cette même
sensation qu’ils ont aujourd’hui. Mais cela ne les avait pas empêché de pouvoir 
tenter l’aventure. Aujourd’hui il y a certaines femmes qui se sont décidées de pouvoir
le faire et ils ont tenu bon jusqu’à aujourd’hui et si elles ont pu le faire c’est
parce que quelque part elles ont de l’espoir que ça ira quelques soit le temps que
ça prendra. Je vais leur dire en fait que il ne faudrait pas qu’ils aient peur parce
que c’est la peur en fait qui motive beaucoup de choses à la base. On a peur de 
ne pouvoir pas parvenir, on a peur de la sécurité, on a peur de si… On a peur de
ça…mais à partir du moment où moi je vous dis que l’EPAM a été à l’écoute de chaque
besoins que nous avons soulevé sur le marché je voudrais leur rassurer qu’il n’y
aura pas de souci, de besoin qui se fera sentir et que l’EPAM fera l’oreille sourde.
La première démarche voudrait qu’ils viennent d’abord s’installer et qu’on sente
que effectivement il y a un besoin d’espace, parceque quand je les entends la premier
argument qu’ils avancent c’est l’espace qui est insuffisant mais il faut en fait
qu’ils fassent le pas. Je sais que cette dame que nous avons à la tête de l’EPAM
c’est une dame que j’ai pris un petit peu de temps mais beaucoup à voir et à aimer
parce que au-delà de toute sa pragmatique devant un besoin elle prend juste un temps
pour analyser et quand elle finit d’analyser elle exécute et donc je voudrais dire
à mes sœurs et à mes frères et à mes parents qui sont toujours réticent que le gouvernement
n’est pas sourd parce que le gouvernement c’est nous même et on ne peut pas soit
même être dans les besoins et faire le sourd et le muet par rapport à la douleur
que nous ressentons. Alors s’ils ont des besoins qui sont là-bas je suis sûr que
le gouvernement à arrivé à faire une étude et par rapport à cette étude a eu trouver
une certaine solution. Qu’ils ne se disent pas qu’on veut aller vendre quelque part,
qu’ils ne se disent pas qu’ici qu’il aura de la mevente. Je voudrais les appeler
qu’ils viennent et qu’on faire de ce marché un grand marché parce que c’est un marché
prometteur, c’est un marché qui a de l’avenir, c’est un marché à qui beaucoup de
projets s’ouvriront et il ne faut pas qu’on joue à l’enfant capricieux excusez-moi
parce que ça pourra toucher quelqu’un. Il faut qu’on tente et tout ce que je pourrai
leur dire. Par rapport au bureau du comité qui existe actuellement dans ce marché,
j’ai l’habitude de le dire et je sais que c’est tout le monde qui le sens. Nous 
sommes là et nous avons les bras ouverts, nous avons les coeurs ouverts et ensemble
nous savons que nous pouvons les accueillir et nous allons travailler ensemble. 
Il n’y a rien qui pourra changer en fait cette phrase là et cette logique que je
tends chaque fois.

 

**Vous avez combien de hangar dans le marché ?**

 

Actuellement nous en avons 7 hangars ici et 3 dans le parc destiné aux revendeurs
d’oignons mais par contre nous avons d’autres hangars en cours de construction et
il y a d’autres emplacements qui ne sont pas encore occupé. S’il faut parler d’espace
je peux dire qu’il y a ce que nous voyons aujourd’hui, il y a des projets qui sont
toujours sur la table qui ne prendront pas le temps avant d’être exécuté. Actuellement
nous avons 10 hangars qui existent mais il y en a d’autres qui sont en construction.

 

**Le marché s’ouvre à quelle heure et ferme à quelle heure ?**

 

Actuellement nous ouvrons à partir de 6 heure mais cette heure ne dépend en fait
de l’affluence. Je le dis parce que à l’abattoir il n’y a pas d’heure tant que vous
venez même à 4 heure du matin on peut faire notre marché et si je commence à donner
une heure d’ouverture et de fermeture je vais mettre de la limite pour mes sœurs.

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Je dirai que le marché est ouvert tant qu’on voudra qu’il soit ouvert. 

A part la police qui protège le marché il y a des vigiles. Il y a un poste de police
qui a été construit. Il y a une certaine amitié entre les agents de sécurité et 
nous les femmes du marché, il n’y a jamais eu de problème et donc ces personnes 
qui sont devant nous ont toujours été là amicalement et sont à notre écoute et à
chaque fois qu’il y a un besoin et la plus part du temps ce n’était pas des besoins
mais c’est des inquiétudes parce que même quand il y a un cri et qu’on s’en rende
compte et qu’on s’avance on comprend en réalité qu’il n’y a rien. Donc depuis le
15 octobre jusqu’aujourd’hui je ne pourrai vous dire qu’il y a eu une seule fois
un souci d’insécurité dans ce marché. Quand vous regardez autour même au dehors 
il y a des étalages avec des marchandises qui sont là emballés juste comme ça, il
n’y a pas de Cardenas pas de caisse ni de conteneur, il n’y a rien du tout mais 
juste des marchandises qui sont là. Quand les bonnes dames finissent de vendre vers
18h 19h 20h elles emballent juste avec un plastique ou un bâche tranquillement et
on rendre dans la maison mais le matin quand elles reviennent toujours et toujours
leurs marchandises sont à leur place. Le poste de police et les agents de sécurité
sont là mais réellement dans ce marché actuellement il n’y a pas d’inquiétude d’insécurité
tout va bien.

 

**Pourrions-nous dire donc que ce marché c’est la référence à Lomé ?**

 

Je vais vous reposer la question. Pourriez vous dire vous même que ce marché n’est
pas la référence aux yeux de tout ce que je viens d’énumérer ( rire)?

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Vous savez il y a plein de marché sur tout le territoire togolais et je crois que
la perspective en fait de ce marché c’est de faire un marché unique, un marché qui
n’a pas limite, un marché avec des règles et une discipline qui n’a rien n’a en 
vouloir à tout ce qui a été fait par le passé et heureusement tous ceux ou toutes
celles qui sont rentrés dans ce marché même si ont pris le temps de rentrer dans
la troupe, de rentrer dans les rangs en disent long. Quand je reviens à votre question
ce n’est pas seulement dire que ce marché serait peut-être une référence. Ce marché
est réellement la référence et je vous dis on va se projeter peut-être dans un an
vous verrez que ce marché même sur la base de l’UEMOA sera une vraie référence sera
la seule sera l’unique parce qu’en fait la logique en fait qui sous-tend ce marché
c’est une logique qui est sans égal. 

 

**Votre mot de la fin !**

 

S’il faut dire un mot de fin, je ne pourrai pas finir sans dire un grand merci à
notre président de la République son excellence Monsieur Faure E. Gnassingbé qui
n’a pas cessé d’écouter les femmes qui a toujours été à l’écoute de chaque besoins
des femmes. Je dirais merci au ministre Payadowa Boukpessi au premier ministre madame
victoire Tomégah-Dogbé qui nous a jeté des fleurs il n’y a pas longtemps le 8 mars,
à tous les ministres qui ont été toujours à l’écoute des besoins de ce marché. Je
ne pourrai pas finir sans dire merci à notre directrice de l’EPAM. C’est une dame
forte, c’est une mère sans égal je ne dirai pas qu’elle n’a pas de faille elle est
humaine et comme humaine elle a des petites faille et n’est pas parfaite mais c’est
une dame de fer c’est une dame de coeur s’il faut la résumer je ne dirai que ça 
donc je lui dis merci et merci à ces femmes là qui malgré tout ont décidé d’être
là et c’est ce pour quoi quand on a choisi donné un nom à notre comité nous avons
dit Unicolemak Union des Commerçantes leader du Grand marché de Bè klikamé et à 
ces femmes et hommes qui sont là je leur dis qu’ils sont des leaders et je leur 
jette des fleurs le nouveau marché paix été amour et le progrès.

 
