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Faure E. Gnassingbé : « C’est un réel plaisir de recevoir le président de la FIFA »

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Le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé s’est réjoui d’accueillir ce mercredi à Lomé l’actuel président de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) Gianni Infantino.

« C’est un réel plaisir de recevoir ce jour le président de la FIFA M. Gianni Infantino accompagné des responsables de la CAF », a indiqué le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé sur son compte tweeter

Pour le chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé, cette rencontre entre lui et le numéro un (1) de la géante institution chargée de Football dans le monde entier a été un bon moment d’échange.

« Nous avons échangé sur plusieurs sujets importants liés notamment au football en général et à l’avenir du sport togolais en particulier » a-t-il souligné dans son tweeter.

Cette visite de Gianni Infantino s’inscrit dans le cadre de renforcement de la pratique du sport. C’est également l’occasion de réfléchir sur comment donner au football une nouvelle dimension africaine et internationale en soutenant des nouveaux talents et en améliorant les installations et faire de la promotion du foot féminin.


Des vélos en bambou réalisés par une jeune femme

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L’écologie et durabilité en marche au Ghana. Elle crée un vélo fabriqué à base du bambou. Elle, c’est  Bernice Dapaah, une fille Ghanéenne qui innove en fabricant des vélos en bambou. Elle est titulaire d’un diplôme en gestion des ressources humaines et marketing de l’Institut de gestion commerciale du Royaume-Uni et de baccalauréat en administration des affaires du Christian Service University College à Kumasi (Ghana). Elle est également membre du Conseil mondial de l’Agenda économique mondial sur la biodiversité et le capital naturel. A travers ces actions elle a été nommée ambassadrice de l’Organisation Mondiale du Bambou et a été honorée avec le Prix Entrepreneur pour le Monde du Forum Mondial de l’Entrepreneuriat.

Lancée depuis 2009, elle veut, à travers son initiative « Ghana Bamboo Bikes », trouver une identité originale à son pays le Ghana et voir l’Afrique.  Une initiative qui trouve son objectif dans la lutte contre le changement climatique, la pauvreté et répondre aux besoins locaux.

Avec son entreprise « Ghana Bamboo Bikes », elle  forme les femmes et les jeunes dans la fabrication et l’assemblage de vélo à base de bambou ce qui a permis de changer le visage du transport au Ghana. Pour elle son action vient à point nommé pour aider les femmes au Ghana qui sont souvent confrontées à de nombreux défis tel que l’éducation et l’emploi.      

«Nous pensons que des opportunités d’affaires existent dans toutes les régions du Ghana et nous sommes résolus à améliorer le niveau de vie des femmes et des filles ghanéennes » a-t-elle précisé. Un projet  qui lui a permis de gagner de nombreux prix internationaux et de participer à plusieurs forums économiques mondiaux.

« Je vois l’entrepreneuriat comme un appel, pas comme un dernier recours pour ceux qui cherchent un emploi dans le secteur formel et ne le trouvent pas »

Une idée géniale qui permettra aux Ghanéens non seulement d’acheter leur vélo écologique localement pour éviter l’importation mais aussi réduire ainsi l’impact écologique et créer de l’activité locale.

Pour Bernice Dapaah des vélos en bambou ont beaucoup d’avantages par rapport aux vélos « classiques ».

« Il y a quelques années, je me suis rendue compte que les vélos qu’on utilisait au Ghana n’étaient pas forcément adaptés aux besoins de la population. Ils permettent de rouler uniquement sur des routes en bon état, alors que c’est rarement le cas à la campagne. En plus, comme ce sont des vélos qu’on importe, ça ne crée pas d’emplois et ça ne développe les compétences de personne. Par ailleurs, j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup de bambou sauvage au Ghana, et que c’était une ressource qu’on pouvait utiliser pour fabriquer des vélos » a déclaré la fondatrice de Ghana Bamboo Bikes tout en expliquant que « Ces vélos n’ont pas besoin d’être remplacés tout le temps. Et s’il faut les réparer, les matériaux, les outils et les compétences sont sur place».  

Bernice et son équipe, pour créer des vélos durables et abordables, rassemblent le bambou des fermes ghanéennes locales, démontent et construisent des cadres de bicyclettes maintenus ensemble par des tubes en acier, des anneaux et des roues traditionnelles pour créer un vélo léger et stable. Pour chaque usine de bambou Ghana Bamboo Bikes utilise, ils plantent dix plus.

En plus de former et d’employer des dizaines de femmes et de jeunes, Bernice est également en mission pour aider les jeunes filles à aller à l’école. «Beaucoup de filles parcourent des kilomètres de chez elles à l’école. Ils sont toujours en retard et fatigués pour la classe. L’utilisation d’un vélo en bambou comme alternative au transport les aide vraiment beaucoup. “


Aujourd’hui, Ghana Bamboo Bikes produit plus de 100 vélos par mois et continue à se développer et à créer des opportunités d’emploi à travers le Ghana et au-delà.

La Base à l’heure du bilan

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Le ministère du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes a tenu ce jeudi 10 janvier sa traditionnelle revue annuelle dont le but est de faire le bilan de la mise en œuvre de ses actions au cours de l’année 2018 et de préparer les actions au titre de l’année 2019.

Présidée par Mme Victoire Tomégah-Dogbé, ministre du développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, cette rencontre a pour objectif de procéder à l’analyse et à la validation des résultats obtenus de la mise en œuvre des politiques et stratégies du ministère en 2018 et à l’élaboration des Plans de travail et de budget annuel (PTBA) de l’année 2019.

Le ministère, dans sa vision à l’horizon 2030, s’est donné pour vision, d’assurer durablement un accès universel de toutes les communautés et organisations à la base du Togo au « minimum vital commun » en favorisant l’accès aux services financiers et sociaux de base, en rendant le secteur de l’artisanat plus viable et compétitif sur le plan national et international, en assurant l’épanouissement de la jeunesse à travers la citoyenneté et l’accès à l’emploi décent et durable.

Une vision qui se concrétise à travers des différentes politiques et stratégies mises en œuvres à travers des plans d’actions opérationnels, des programmes et des projets. Ces différents projets et programmes sont déclinés en activités inscrites dans un plan d’actions annuel qui est mis en œuvre et évalué.

Pour le compte de l’année 2018, le taux moyen d’exécution de la lettre de mission du ministère est de 94 %. Sur le plan financier le taux moyen d’engagement est de 72,16%.

Un atelier qui a permis au ministère de faire le bilan sur les principaux résultats enregistrés qui sont entre autres : 40 Infrastructures socio économiques ont été réalisées au profit des communautés, correspondant à 312 unités d’infrastructures ; 91394 élèves du préscolaire et du primaire ont bénéficié des cantines scolaires ; 16 002 emplois durables créés au profit des jeunes ; 57 365 emplois temporaires créés pour les jeunes et les femmes.

Une rencontre qui a vu la participation des cadres provenant du ministère concerné, de la présidence, de la primature, des ministères partenaires, des bénéficiaires, des autorités administratives, coutumières et des institutions partenaires.

CAN Egypte 2019, le choix des privilèges

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L’Egypte est le pays hôte de la fête continentale qui se tiendra du 15 Juin au 13 Juillet 2019. Choisi à coté de Maroc, l’Egypte regorge des atouts qui lui donnent une certaine réputation aux yeux des décideurs d’abriter cette gigantesque fête sportive.

Déjà la fédération Egyptienne s’empile sept étoiles sur son logo, ce qui représente les sept trophées gagnés de la Coupe d’Afrique des Nations(CAN) par cette équipe très influente sur le continent africain et lui fait confirmer sa suprématie.

En effet, l’Egypte où se trouve le siège de la confédération Africaine de Football(CAF), compte beaucoup de grands stades, des aéroports de qualités internationales, un très vaste parc hôtelier. Des atouts dont l’on a besoin pour rendre belle cette compétition continentale, l’un des plus grands événements du continent.

Le pays des pharaons a déjà dans son palmarès eu la chance d’abriter quatre CAN et la dernière ne date que  de 2006.

L’Equipe Egyptienne avec des stars quelle regorge, à l’instar de Mohamed Salah, sacré meilleur joueur de l’année, est l’une des influentes de la CAN.

L’Egypte est un pays qui regorge beaucoup d’infrastructures dont une douzaine fait la fierté et est d’envergure internationale. Ceci pèse lourd et constitue un atout de taille pour l’organisation  de cette CAN2019 en Juin prochain.

Le pays historique qui fait toujours la fierté de toute l’Afrique de part son histoire, rafle les plus prestigieux stades du continent à l’instar d’El Arab stadium avec 86000 places assises, le Caire International stadium 75000 place assises, quatre grands enceintes au Caire et deux à Alexandrie permettra à l’Egypte d’organiser la compétition révolue à 24 équipes de la plus belle manière.

Peuple de football, les pharaons sont d’une Nation où la passion du foot est roi ce qui témoigne de leur présence au podium continental sept fois.

Vraiment ce pays a un envie à renaitre, un atout à vendre, celui de son tourisme qui depuis des années déjà peine à se décoller. Une occasion phare pour le pays de tout revendre et booster son climat économique un tout petit peu gangréné par des conflits et des guerres.

DJ Arafat : « j’ai besoin de vous la chine»

Même si à un moment donné DJ Arafat n’a plus de visibilité sur l’échiquier musical du Coupé-Décalé en Côte d’Ivoire, où on sent plus aujourd’hui le DJ Kérosène, il ambitionne arracher « le disque d’or » avec son album « renaissance ».

C’est ce que promet le commandant Zabra à ses fans qu’il a l’habitude d’appeler la « Chine populaire » tout en leur demandant à plus de téléchargement du nouvel album.      

«Je demande à mes fans de s’abonner massivement sur mes comptes. Je veux être le premier artiste Coupé-Décalé à ramener un Disque d’or et j’ai besoin de vous, la Chine ». a déclaré DJ Arafat.  

Pour Yorobor, il faut aller au sérieux et laisser tomber les inutilités.  «  Laissez les histoires de clash. Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans tout ça » a-t-il lancé à ses fans.

Il faut rappeler qu’avec ce nouvel album, le roi de la YoroGan, DJ Arafat est à la tête des sites de téléchargement. C’est déjà un succès pour ce chanteur, qui aspire damer le pion à ses concurrents et à ses détracteurs du Coupé-Décalé.    

Lomé dit non à l’insalubrité

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Collecte ordures sur le site d’une décharge intermédiaire

La Mairie de Lomé fait la chasse aux décharges sauvages. Des centres de collecte des ordures ménagères ont été installés un peu partout dans la capitale.

Un dispositif pour renforcer la protection de l’environnement et préserver l’hygiène.

Les déchets sont récupérés par des entreprises prestataires de la municipalité, puis sont acheminés au centre de stockage des déchets solides, situé à Guédémé-Kanyikopé (banlieue-Est de Lomé). 

Selon l’Agence nationale d’assainissement et de salubrité publique (ANASAP), la production individuelle de déchets au Togo se situe dans la norme des pays en voie de développement. Elle varie de 0,4 à 2kg par habitant et par jour.800 tonnes d’ordures ménagères sont collectées quotidiennement à Lomé. La plupart sont acheminées dans des centres de traitement.

source: RepublicofTogo

L’UEMOA célèbre 25 ans avec des défis très énormes

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L’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a 25 ans d’existence. Ce 25ème anniversaire de sa création sera célébré dans la capitale burkinabè, siège de l’institution ce jeudi 10 janvier 2019.

C’est le Centre International de Conférences d’Ouaga 2000 qui accueillera la cérémonie officielle commémorative en présence du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Dramane Ouattara, président en exercice de la Conférence des Chefs d’ Etat et de gouvernement de l’UEMOA, et de Roch Marc Christian Kaboré, président de la république du Burkina Faso dont le pays abrite le siège de l’institution.

Placé sous le thème : « Ensemble pour relever le défi de la libre circulation des personnes et des biens » a pour objectif de redonner vie à l’intégration régionale, la libre circulation des personnes et des biens et relancer les différents défis qui attendent l’union.

Cette célébration des 25 ans de l’union devrait permettre de faire un état des lieux de la libre circulation des personnes et des biens, de relever les obstacles à l’effectivité de ce principe et d’envisager des perspectives heureuses pour l’union.

En marge de la cérémonie, les personnalités présentes devront inaugurer le nouveau complexe administratif de l’institution, situé au quartier Ouaga 2000.

Créer depuis 1994, l’UEMOA est la communauté ouest africaine de 8 pays ayant en partage le Franc CFA. Elle se compose du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo.

Législatives 2018 : Nana Akufo-Addo en courroux contre la C14

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Le président ghanéen, Nana Addo Akuffo n’en peut plus des positions alambiquées d’une certaine opposition togolaise représentée par la C14. Il l’a exprimé clairement au cours d’une rencontre à Accra samedi dernier avec les responsables de cette coalition avec  leur tête, Brigitte Kafui Adjamagbo.

Souvent considéré  par beaucoup comme l’un des derniers soutiens de la coalition des 14 partis dans la conduite des discussions pour une sortie de la crise qui secoue le pays depuis plus de 16 mois, le président ghanéen a reçu une délégation de la coalition sur la demande de cette dernière. Objectif de l’audience, demander une énième fois au président ghanéen un report du scrutin en cours de préparation au Togo.

Malgré son emploi du temps très chargé, Nana Akufo-Addo qui recevait dans la matinée même une délégation de religieux a ménagé son calendrier pour recevoir la délégation conduite par Brigitte Kafui Adjamagbo. Selon nos informations, quand la bande à Adjamagbo a dévoilé l’objet de sa visite, notamment le fait d’obtenir l’annulation du processus électoral en cours,  le locataire de la Flagstaff House n’a pas pu contenir sa colère.

Conscient de l’importance de la souveraineté des pays et des limites d’une intervention étrangère notamment celle de la CEDEAO dans ses pays membres, le président ghanéen a dû user de ses relations personnelles et de beaucoup de tact pour convaincre le réfractaire pouvoir de Lomé à organiser des séances de rattrapage des opérations de recensement qui ont couté près de 900 millions au contribuable et que la C14 a appellé à boycotter une nouvelle fois. Ce sont également les relations personnelles de Nana Akufo-Addo qui l’ont aidé à déterminer Gilchrist Olympio à retirer son membre à la CENI pour laisser la place à un représentant de la C14 qui finalement refusera d’aller prêter serment pour siéger.

Le président ghanéen n’a pas caché sentiment de lassitude envers cette coalition qui finalement ne sait pas où elle va. « They get tangled up and confuse everybody» (ils s’emmêlent et confondent tout le monde) a lâché le président ghanéen à la fin de l’entretien.

COP24 : Malgré ses faiblesses, un accord bon à prendre

La communauté internationale a doté samedi l’accord de Paris des outils qui lui donneront vie, mais sans s’engager à faire plus et plus vite contre le réchauffement climatique malgré l’urgence et les catastrophes qui se déchaînent à travers le monde.

Il y a quelques semaines, les scientifiques du Giec tiraient la sonnette d’alarme : dans un monde à +2°C, objectif minimal du pacte climatique de 2015, les impacts seraient bien plus importants que dans un monde à +1,5°C, limite idéale de l’accord.

Mais pour rester sous +1,5°C, il faudrait réduire les émissions de CO2 de près de 50% d’ici 2030 par rapport à 2010, alors que les engagements actuels des Etats annoncent un monde à +3°C avec son lot de tempêtes, sécheresses, inondations…

Face à ce coup de semonce, nombre de délégations, en particulier les vulnérables Etats insulaires, espéraient que pour cette 24e Conférence climat de l’ONU (COP24) les pays promettent de relever d’ici 2020 leurs engagements de réduction des gaz à effet de serre.

Mais dans un contexte géopolitique peu propice, les Etats se sont surtout appliqués à boucler les règles qui permettront d’appliquer l’accord, à la grande satisfaction des délégations qui ont accueilli leur adoption par une standing-ovation.

Opérationnel

Préparé pendant trois ans et finalisé ces 14 derniers jours – et quelques nuits – de négociations tendues, ce « mode d’emploi » d’une centaine de pages fixe notamment les modalités de suivi des actions nationales. Une flexibilité a été accordée aux pays en développement.

Ce manuel d’utilisation « est suffisamment clair pour opérationnaliser l’Accord de Paris et c’est une bonne nouvelle », a commenté la ministre espagnole de l’Environnement Teresa Ribera

Manque de compréhension

« Dans les circonstances actuelles, continuer à construire notre bâtiment est déjà une réussite », a-t-elle ajouté, même si elle aurait aimé des « messages beaucoup plus forts » sur l’ambition.

Les Etats « ont fait des progrès, mais ce que nous avons vu en Pologne c’est un manque fondamental de compréhension de la crise actuelle », estime Manuel Pulgar-Vidal, du WWF, rappelant que le Giec donne seulement 12 ans pour agir.

« Ce manque de réponse au rapport du Giec, c’est choquant », ajoute Jennifer Morgan, de Greenpeace: « Vous ne pouvez pas vous réunir après ça, et dire que vous ne pouvez pas faire plus! »

La décision finale de la COP se limite de fait à « répéter la demande de mise à jour » des engagements d’ici 2020, déjà formulée dans l’accord de Paris. Elle « insiste sur l’urgence d’une ambition accrue », sans calendrier.

Le cas américain

Une passe d’arme sur la reconnaissance ou non des conclusions du Giec avait déjà donné le ton en milieu de COP, Etats-Unis, Arabie Saoudite et Russie refusant la mention « accueille favorablement » dans la décision finale.

Sortants de l’accord de Paris mais pour l’instant toujours dedans, les Etats-Unis ont vivement défendu leurs positions traditionnelles, soulignent les observateurs, qui voient leur empreinte notamment sur les règles concernant les pays en développement.

« Le plus grand pollueur de l’histoire et le plus gros producteur actuel de pétrole dit aux pays en développement vous avez les mêmes responsabilités que nous, tout en bloquant les progrès sur les nécessaires transferts de technologie et le soutien financier! », a dénoncé Meena Raman, de l’ONG Third World Network.

Face au « vide » laissé par le futur départ américain, « la Chine est passée à la vitesse supérieure », a déclaré à l’AFP la ministre canadienne de l’Environnement Catherine McKenna, estimant que les Chinois avaient fait preuve de « flexibilité ».

Quant à la Pologne, dont le président a défendu bec et ongle son industrie du charbon pendant cette COP, elle n’a pas été épargnée. « Que ce soit la perversité de l’utilisation de cette réunion comme une foire commerciale pro-charbon (…) ou le manque d’intérêt pour des conclusions ambitieuses, on ne se souviendra pas d’eux avec tendresse », a résumé Mohamed Adow, de l’ONG Christian Aid.

Débats houleux

Le financement des politiques climatiques est l’autre préoccupation des pays pauvres, notamment la manière dont va s’organiser la montée des fonds promis par le Nord à partir de 2025.

Alors que les pays du Nord ont promis de passer leur aide climat à 100 milliards de dollars par an d’ici 2020, quelques pays comme l’Allemagne ont annoncé de nouvelles contributions, notamment au Fonds vert. Et la Banque mondiale a promis 200 milliards de dollars pour la période 2021-2025.

« Mais il est clair qu’il faudra aller au-delà et faire davantage d’annonces concrètes pour convaincre les pays en développement qu’ils seront soutenus dans leurs efforts pour la transition bas carbone », souligne David Levaï, de l’Institut des relations internationales (Iddri).

Plus inattendu, les règles des mécanismes d’échange de quotas d’émissions carbone ont bloqué pendant des heures samedi la conclusion des travaux, le Brésil menant la contestation. Le coeur de ce sujet très technique mais qui doit empêcher que des réductions d’émissions soient comptées deux fois, a été retiré du texte adopté.

De quoi indigner vivement un observateur vétéran des négociations: « Cette conférence a été retardée par le Brésil alors qu’elle aurait dû l’être par les petites îles! C’est tragique ».

Mais comme le soulignait, fataliste, le Premier ministre fidjien Frank Bainimarama, président de la COP23, son île de moins d’un million d’habitants ne peut « pas menacer ou forcer qui que ce soit à faire ce que l’on veut ».

Edito : Artisans du Chaos

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EComment comprendre ces incursions sporadiques de la politique dans un journal qui pourtant avait promis être économique.

Il faut lire cette décision éditoriale à la lumière du contexte socio-politique actuel. Nous nous autorisons cette sortie de ligne pour porter notre voix et apporter notre contribution dans un contexte où beaucoup craignent de nouvelles tensions politiques. A un moment ou la démocratisation de l’information et les réseaux sociaux ont démocratisé la parole, très peu prennent le temps et le recul nécessaire pour une bonne analyse de la situation politique, les émotions ayant pris le dessus.

S’il faut reconnaitre que tout observateur avisé peut trouver beaucoup à redire sur le contexte politique actuel, il est avéré que les élections sont la seule forme d’expression politique légal autorisé par la démocratie. Force est de constater que ces derniers mois, par des argumentaires presque abracadabrants, plusieurs veulent y substituer la rue ou la pression politique.

Pour les plus modérés, il faudrait opter pour un report de ces élections. Si le report serait judicieux, à la lumière des interpellations des religieux dont la Conférence Episcopale du Togo, qu’est ce qui va réellement changer après un report de quelque mois ? Ne serait-ce pas seulement une prolongation inutile de mandats à des députés qui ont été autant improductifs ou encore des dépenses de trop pour un budget national déjà fragile ?

Il faut reconnaitre ce qui réellement se joue, c’est le dictat d’une minorité de responsables politiques, qui après avoir échoué à capitaliser des manifestations gigantesques offert par un peuple à l’agonie (qui a plus a dû payer un lourd tribut) se retrouve nez à nez avec une échéance électorale qu’ils n’ont pas préparé, tel la Cigale de Jean de la Fontaine.

Leur trouvaille, instrumentaliser une partie du peuple, qui ploie sous la misère (hélas à cause des gouvernants), pour assouvir leur dessein politique.

La CEDEAO a vu clair dans le jeu, en imposant dans sa feuille de route du 31 juillet dernier une date pour les élections. Loin de déférer à la recommandation de l’organisation sous régionale, ces hommes politiques aidés d’affidés que l’on surnomme activistes, prônent le chaos. Le 20 décembre, date des élections sera une date chaotique, un 2005 bis.

Ils veulent instiguer la violence, provoquer les forces de défense et de sécurité pour après présenter leur riposte aux yeux du monde entier comme des violations des droits humains.

Face à ces artisans du chaos, qui veulent instrumentaliser l’ignorance populaire et utiliser les réseaux sociaux pour faire revenir les violences politiques sur la Terre de nos aïeux et s’éviter ainsi une retraite précoce, nous nous devons de porter la voix. Celle de dire qu’on peut dire non sans violences et sans provocation.

Le 20 décembre est une date d’élection. Les togolais qui voudront en ce jour, choisir leurs députés sont priés de le faire en toute quiétude. Ceux qui voudront boycotter ces élections, en ont le droit. Le 20 décembre, qu’ils restent simplement chez eux. C’est là aussi l’expression de la démocratie.