# Burkina : le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba investi président

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- Published: 2022-02-18T22:36:58+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Le chef de la junte burkinabé, le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba,
a prêté serment en tant que président mercredi 16 février 2022. Il est investi président
moins d’un mois après que des soldats mutinés aient pris le contrôle du pays d’Afrique
de l’Ouest lors d’un coup d’État.

La cérémonie d’investiture à la Cour constitutionnelle a été diffusée à l’échelle
nationale. S’adressant à la nation sur la télévision d’État après avoir prêté serment,
M. Damiba a rendu hommage aux forces de sécurité et à la population du pays qui,
selon lui, ont dû faire face aux menaces de l’extrémisme pendant plus de six ans.

« Je jure devant le peuple burkinabè et sur mon honneur, de préserver et de respecter,
de faire respecter et de défendre la constitution, les actes fondamentaux et la 
loi, de tout faire pour garantir la justice à tous les habitants du Burkina Faso»,
a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Notre pays a toujours été fort pendant les tempêtes.
C’est pourquoi ces moments difficiles doivent être pour nous une opportunité pour
accéder à des horizons meilleurs. »

Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba a pris le pouvoir en promettant
de protéger le pays déchiré par la guerre contre la violence jihadiste croissante
liée à Al-Qaïda et au groupe État islamique.

Depuis qu’il a pris le pouvoir, M. Damiba a rencontré les forces de sécurité, la
société civile, des diplomates et des politiciens, mais il n’a pas fixé de calendrier
pour la transition vers des élections, ce qui, selon la communauté internationale,
doit se faire le plus rapidement possible.

« Compte tenu de la détérioration de la situation sécuritaire au Burkina Faso, le
nouveau gouvernement dirigé par les militaires fera probablement valoir que la situation
sécuritaire ne permettra pas la tenue d’un processus électoral complet, retardant
ainsi le retour à un régime civil », a ajouté Paul Henri Sandaogo Damiba.

Lorsque des régimes militaires prennent le pouvoir, le retour à un régime civil 
et démocratique peut être long et incertain, selon les experts en conflits.
