# Enseignant Supérieur: pourquoi l’application des textes doit-elle créer des mécontents ?

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- Published: 2023-04-26T21:49:25+00:00
- Author: Jeremy AHOSSOU

Les réformes au sein de l’enseignement supérieur continue toujours par faire des
mécontents. C’est le cas du secrétaire général du syndicat des enseignants du Supérieurs
du Togo, Hounsi Ayi Djifa puisque c’est de lui il s’agit. Dans ce papier, ce dernier
mélange et confond tout. Dans sa parution de ce lundi 24 avril 2023, le journal 
Liberté titre à la page 3, « Prof Majesté Ihou Wateba a le glaive vengeur : le ministre
a relevé le SG du SEST Hounsi Ayi Djifa du corps des enseignants chercheurs », l’idée
de l’article est de porter du discrédit, tenir des affirmations mensongères, des
montages grotesques vis-à-vis du ministre de l’enseignement supérieur qui est entrain
de moderniser et apporter des grandes réformes au sein de nos universités publiques
comme privées.

 

Après étude, sondage et analyse au sein des universités publiques du Togo, le constat
est amère, plusieurs enseignants du supérieur ne remplissent pas leurs heures statutaires
d’enseignement. Faut-il le rappeler un professeur doit 150 heures statutaires d’enseignement
à l’université par an, alors qu’un maître assistant comme le sieur Hounsi doit 240
heures statutaires d’enseignement par an, selon les textes du CAMES. Mais force 
est de constater que malgré les salaires gracieux dont beneficient ces enseignants,
nombre d’en eux à l’instar du sieur Hounsi ne font même pas la moitié de leurs obligations
statutaires. Face à cette situation c’est l’État togolais qui perd parce que ces
enseignants sont positionnés sur le budget de l’État, payés par le contribuable 
togolais.

Anisi, lorsque le besoin en enseignants s’est posé du côté de l’école normale supérieure
d’Atakpame, il a été décidé de vider l’université des enseignants indelicats pour
les contraindre à faire le travail pour lequel ils sont payés. En effet le sieur
Hounsi serait le premier d’une listes de quelques enseignants qui devront dans les
jours à venir devoir donner des comptes sur leurs obligations vis à vis de l’Etat.
C’est donc malsain, que quelqu’un qui passe sa vie a reclamer et à critiquer l’Etat,
soit de ceux là mêmes qui profitent allègrement de nos deniers publics sans jamais
se rassasier. Cette décision relative à son affectation n’est nullement punitive
contre sa personne même s’il cherche à utiliser la voix syndicale pour faire chanter
le ministre à travers une note.

 

Tous les enseignants du supérieur peuvent être affectés dans tous les établissements
du supérieur et l’ENS en fait partie. Une fois affecté, ils conservent leurs droits
acquis de l’université mais devront désormais s’adresser au ministère de la fonction
publique pour faire leurs formalités et être alignés sur le salaire offert par rapport
à leur categorie. Il ne s’agit pas d’une retrogradation mais d’un retour à une situation
normale que connaissent les enseignants du même grade de Maître assistant qui, abondent
à l’ENS.

 

Avec la note que le sieur Hounsi Ayi Djifa a envoyée au ministre, on peut prétendre
qu’il voulait mettre le feu et soulever ces collègues contre le ministre en utilisant
la question de la valorisation de la grille indiciaire. Notons qu’une lettre d’explication
a été bien adressée à au sieur Hounsi qui n’a pas donné une reponse satisfaisante
face à ses manquements sur ses obligations statutaires.

Et donc on peut conclure que la motivation de la tentative de soulèvement organisé
par le sieur Hounsi Ayi Djifa était purement et simplement politique, son appel 
à la révolte peut être qualifié comme un trouble à l’ordre public.
