# La conservation traditionnelle a la cote au Togo

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- Published: 2020-06-25T14:31:40+00:00
- Author: La Rédaction

Les [morgues traditionnelles](https://elitedafrique.com/buzz/faits-divers/togo-morgueca-craint-ou-sont-les-corps-des-defunts/)
continuent de se développer au Togo, quoique interdites par le code de la santé.
La conservation traditionnelle, méthode utilisée pour garder aussi longtemps le 
corps sans vie d’une personne est beaucoup plus prisée par certaines familles, dans
quelques localités du Togo.

Selon le média Sputnik, cette pratique se développe clandestinement aussi bien dans
le Nord que dans le Sud du Togo. L’exemple, à Kpondavé, un village situé à une soixantaine
de kilomètres de la capitale togolaise, les populations vantent l’efficacité de 
cette méthode.

Nyinè Nouléamessi, spécialiste, morguier traditionnel dévoile le secret de la réussite
de cette méthode, à nos confrères de Sputnik.

« Quand on nous sollicite pour la préparation des corps, nous utilisons une technique
simple et efficace que nos parents nous ont léguée. Dans un premier temps, nous 
administrons au corps sans vie, par voie orale, un mélange de produits à base d’huile
de ricin. Cette huile a le mérite d’empêcher la décomposition du corps à partir 
des déchets et tout ce qu’il peut y avoir dans le ventre de la personne décédée.
Ensuite, le corps est entièrement couvert par des feuilles de neem et de la boue»

Si la conservation d’un corps sans vie dans une morgue moderne revient plus ou moins
chère à la famille des défunts, l’avantage de la conservation traditionnelle est
considérable.

La pratique de cette méthode ne coûte que quelques bouteilles de sodabi et un billet
de 10 000FCFA aux familles. Contrairement aux frais de dépôt d’un corps à la morgue
traditionnelle, les frais d’entretien qui grimpent considérablement après la première
semaine, l’écart est énorme.

Même si c’est une activité lucrative pour les praticiens, la crainte de se faire
prendre un jour reste présente dans les cœurs. Ce constat est fait par le médecin
Adom Wiyao, directeur du CHU Sylvanus Olympio, au micro de Sputnik.

« C’est une activité lucrative pour certains, mais ceux qui sont dans cette pratique
savent qu’ils sont dans l’illégalité. »

Il est clair cette pratique n’est pas prête à connaître son épilogue, quoique fortement
combattue.
