# L’association Petite Sœur à Sœur déclare une guerre contre les grossesses précoces chez les adolescents

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- Published: 2021-07-28T19:23:02+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Au Togo, les jeunes sont confrontés à bon nombre de difficultés. Ces difficultés
sont entre autres l’ignorance des principes de base en matière santé sexuelle et
reproductive et de droit humain (SSRD) et les violences basées sur le genre. Ce 
faible taux de connaissances en matière de SSRD conjugué à la précocité des rapports
sexuels, expose les adolescents aux grossesses non désirées, aux avortement clandestins
et aux infections sexuellement transmissibles dont le VIH. L’éducation de la jeune
fille se retrouve ainsi souvent compromise en cas de grossesse précoce en milieu
scolaire ou d’apprentissage. A cela s’ajoute les cas de violences dont certaines
font l’objet ainsi que leur pairs ou d’autres personnes de leurs communautés. Elles
font souvent l’objet de mariages précoces et n’ont pas accès aux informations et
services de santé sexuelle et reproductive. Ces jeunes méconnaissent les textes 
et instruments juridiques qui les protège et se résignent dans leur situation.

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Face à ce constat amer, l’ Association Sœur à sœur, dans le cadre de son projet »
prévention de la violence sexuelle et basée sur le genre et renforcement de la santé
sexuelle et reproductive et des droits des enfants et des adolescents au Togo »,
avec l’appui d’action medeor et du BMZ, organise une table ronde à l’endroit des
acteurs étatique et de la société civile sur le thème _la contribution des acteurs
étatiques et de la société civile à la lutte contre les grossesses précoces au Togo_
ce mercredi 28 juillet 2021 à Lomé.

Le but de cette table ronde est de réfléchir sur les causes profondes des grossesses
précoces chez les adolescents dont la tranche d’âge se situe entre 10 et 24 ans,
amener les différents acteurs à identifier les causes du phénomène, ses conséquences
en vue de proposer des solutions pour éradiquer le phénomène.

« Comme vous le savez les grossesses précoces prennent de l’employeur dans notre
pays et récemment il y a une étude de la direction de la planification de l’éducation
au cours de l’année scolaire en cours ce qui a révélé 1222 cas entre septembre 2020
et mars 2021. Ces chiffres sont vraiment alarmant et nous interpelle et donc dans
le cadre du projet que nous sommes entrain de mener dans trois régions du pays notamment
la région de la Kara, des plateaux et de la maritime, nous avons prévu cette table
ronde pour réfléchir avec les différents acteurs qui sont intéressés ou impliqués
dans la prévention des grossesses précoces dans la promotion de la santé sexuelle
et reproductive des jeunes et adolescents en général pour voir dans quelle mesure
nous pouvons les amener à identifier d’autres approches de solutions qui peuvent
amener parents adolescents, enseignants, prestataires de services, acteurs sociaux,
acteurs étatiques, à prendre le phénomène à bras le corps et à lutter contre le 
phénomène » a précisé madame Ama Yawo-Akototse, Directrice Exécutive de l’association
Sœur à sœur.

 Selon elle, beaucoup d’actions ont été déjà entreprises par le gouvernement et
les acteurs de la société civile notamment la mise en œuvre d’un programme national
de lutte contre les grossesses et mariage chez les adolescents en milieu scolaire
et extra scolaire, l’intégration de l’éducation sexuelle complète dans les curculas
de formation, la formation sur les compétences de vie courante en milieu scolaire
et extra scolaire et récemment il y a eu une consultation nationale avec tous les
acteurs sous l’égide de l’UNFPA et des ministères, néanmoins le phénomène persiste
et au niveau de l’association beaucoup reste à faire pour  » voir dans quelle mesure
nous pouvons encore aller à d’autres solutions pour freiner le phénomène des grossesses
chez les adolescents au Togo ».

Plusieurs facteurs explique la recrudescence de ce phénomènes au Togo, et pour la
directrice exécutive « c’est le cas de la méconnaissance des informations sur la
santé sexuelle et de la reproduction et beaucoup d’adolescents et jeunes n’ont pas
les informations correctes sur la santé sexuelle et de la reproduction, la prévention
des grossesses. Il y a également un manque d’accès et ce manque est géographique
financière et d’autres ordres parce que parfois les les centre de santé sont éloignés
dans certaines localités et les jeunes n’ont pas les moyens pour aller payer ces
services et parfois ils n’ont même pas accès aux préservatifs dans leur localité.
C’est à partir de certains projets qu’ils arrivent à en avoir et ils sont aussi 
réticent à utiliser ces services surtout les préservatifs et au niveau des parents
on a constaté qu’il n’y a pas de communication entre les parents et leur enfants.
Les enfants sont laissés à eux-mêmes et pour avoir accès à ces informations ils 
font recours à leurs amis, à leurs camarades qui aussi n’ont pas les bonnes informations».

Les travaux de l’atelier ont été lancés par la représentante de madame Adjovi-Lolonyo
Apedo, ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation,
Essiomle Evedo.

Pour elle l’éducation de la jeune fille se retrouve souvent compromise en cas de
grossesse précoce en milieu scolaire ou d’apprentissage. Selon elle, sur la période
de septembre 2020 à mars 2021, le Togo a enregistré un total de 1222 cas de grossesse
précoce et non désirées en milieu scolaire.

Elle précise qu’au niveau du gouvernement, plusieurs actions ont été menées dont
le programme national de lutte contre les grossesses et le mariage précoce, l’intégration
de l’éducation sexuelle complète dans les programmes scolaires, l’enseignement des
compétences de vie courante dans les écoles primaires, l’organisation des consultations
nationales des parties prenantes de l’engagement de l’Afrique de l’ouest et du centre
pour des adolescents et jeunes éduqués, en bonne santé et épanouis.

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A la fin la représentante du ministre a invité les participants à s’impliquer d’avantage
dans cette lutte aux côtés de l’association Sœur à Sœur pour édifier les jeunes 
et adolescents sur les questions de santé sexuelle et reproductive et de droits 
humains.

Cette table ronde à vue la participation des différents acteurs venus des ministères
de l’enseignement primaire et secondaire, de l’action sociale, de la santé et les
organisations de la société civile.
