# Quelle paix pour l’Afrique, le jeune Gadje Koudjovi répond

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- Published: 2020-10-08T14:42:37+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Comment comprendre la paix en Afrique, c’est un sujet qui intéresse le [jeune GADJE M. Koudjovi,](https://elitedafrique.com/societe/la-nuit-des-entrepreneurs-africains-lancee-pour-sa-valorisation/)
Analyste, Ambassadeur de la paix, Directeur exécutif d’[ACDIEF](http://acdief.simplesite.com/).
Dans un entretien, le jeune ambassadeur de la paix nous livre ses impressions.

Pour lui, la paix pour s’en tenir à sa définition sous plusieurs angles, constitue
et demeure un idéal recherché par tous les individus, toutes les nations. Pour certains,
elle est l’absence de guerre, et pour d’autre c’est carrément différent de l’absence
de guerre : elle est individuelle et relève d’un état de quiétude et de cohésion
sociale, de vivre ensemble ou encore l’harmonie dans la gestion des relations interpersonnelles.

Même si d’après Antonios Goutiress, Sécrétaire Général des Nations Unies, dans son
discours lors de la célébration de la journée internationale de la paix le 2020 _«
la paix n’est pas l’absence de guerre, ce sont des sociétés résilientes et stables
où chacune  et chacun jouit des libertés fondamentales et s’épanouit au lieu de 
devoir lutter pour satisfaire ses besoins élémentaires_ » la grande question que
l’on puisse se poser demeure «  **quelle paix pour l’Afrique ?** » où « **peut-on
parler de la paix en Afrique ?** »

L’Afrique est l’un des continents du monde qui a pendant longtemps été la cible 
des autres continents, une proie à dévorer et un gâteau à partager avec la complicité
de ses hauts dignitaires. Le droit des Etats de disposer d’eux- même est presque
bafoué. La majorité des pays africains ne sont pas dirigés par leurs dirigeants !
Ceux-ci reçoivent des directives des « anciennes métropoles » et donc ne font que
réaliser la vision ces dernières.  Conduire le peuple pour satisfaire les besoins
de sa métropole et s’éterniser au pouvoir, telle est la vision de plusieurs hautes
autorités du sommet des Etats africains.

Depuis l’époque coloniale jusqu’à la période de prétendues indépendances, «  car
en réalité les pays africains ne sont indépendants » le continent est resté sous
le joug des plusieurs maux notamment : la mauvaise gouvernance avec son corolaire
de corruption, de l’impunité liée aux actes de violences et de violations flagrantes
des Droits de l’Homme, même les plus élémentaires, la famine, la domination d’une
majorité des populations par une minorité, la dictature modernisée, la pauvreté 
grandissante, l’inégale répartition des biens, la friture de la cohésion sociale
dû à des manipulations politiques, les conflits ethniques, le chômage, la pauvreté,
le manque des infrastructures sociaux, éducatifs adéquats, la question de l’extrémisme
violent, le militantisme violent, le problème d’accès à l’eau potable, à l’électricité,
les problèmes fonciers, les violences basées sur le genre, etc…  ces maux quoi qu’on
dise constituent un obstacle à un état de quiétude, à la consolidation de la cohésion
sociale, le vivre ensemble, bref, à la promotion des valeurs de paix.

Même s’il faut faire taire les armes, il est impérieux de résoudre un problème plus
profond. Le fait que les armes retentissent résulte d’un fait palpable qui gangrène
ceux qui, à force de subir sont fatigués et n’ont aucune porte de sortie que l’utilisation
des armes.  Ce problème à résoudre est la répartition équitable des biens qui passe
par une bonne gouvernance, une  lutte efficace contre la corruption, contre l’impunité,
l’accompagnement efficace des jeunes à sortir de la pauvreté et donc à avoir de 
l’emploi, une couverture sociale appropriée à toutes les couches sociales notamment
les jeunes en fin de cycles et les personnes âgées, le respect des Droits Humains
les plus élémentaires, l’accès à toutes et à tous à une éducation de base adéquate
et équitable, une véritable refondation du système judiciaire ou les justiciables
auront une confiance aux juges et avocats, et donc établir des sociétés où la loi
du plus fort ne prévaudrait plus.

Tous ces éléments mis en semble pourront permettre à l’Afrique ou du mois aux populations
d’être ouvertes aux valeurs citoyennes et de paix et donc devenir des agents de 
promotion de la paix tout en agissant dans une parfaite harmonie, dans le vivre 
ensemble et de ce fait consolider la cohésion sociale.

Il sera toujours difficile voir inapproprié de parler de la paix à une population
qui n’est pas réconciliée avec les différentes composantes de sa société notamment:
l’armée, la justice, les institutions déconcentrées de l’Etat.

Dans beaucoup d’Etats africains, l’armée est considérée comme un bâton de pèlerin
utilisé  par les dirigeants pour opprimer les populations et la justice quant à 
elle, un instrument au service de plus fort. Dans ces circonstances, la population
sera toujours déchirée, aigrie, préoccupée par  la recherche des moyens de défense
que par les questions de paix.

Il est alors imminent que les Etats africains construisent la paix autrement par
la résolution des problèmes auxquels sont confrontées les populations le seul moyen
de prédisposer les populations à l’acceptation et à l’intériorisation des valeurs
de base de la paix, que de rester à l’étape de grands discours et du développement
des théories superficielles de promotion de la paix. Construisons autrement la paix
en Afrique. 

Merci à Elite d‘Afrique…
