# Sommet RSE: il faut un cadre règlementaire encadré pour une démarche volontaire des entreprises

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- Published: 2021-07-08T15:13:20+00:00
- Author: Biscone ADZOYI

Le [ministère du développement à la base, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Madame Myriam Dossou-D’Almeida](https://devbase.gouv.tg/)
a représenté le Togo à ce sommet international sur la responsabilité sociétale des
entreprises qui se tient entre l’Europe et l’Afrique. Commencé depuis ce mercredi
07 juillet sur le thème « le temps de l’engagement (ODD, ISR ; ESS ONG & RSE) plus
le temps de l’inclusion (femmes, jeunesses, diaspora, éducations, travail informel)».

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[Ce grand rendez-vous intercontinental, organisé par Africa mutandi, Affectio mutandi et Business for Global Health,](https://elitedafrique.com/societe/sommet-de-lengagement-societal-des-entreprises-une-responsabilite-de-tous/)
prend fin ce jeudi 08 juillet 2021, avec la participation du Togo qui a animé un
panel au côté de la République Démocratique du Congo, du Burkina Faso, de la Côte
d’ivoire, du Gabon et du Sénégal.

Le panel du togo animé sur les plateaux de la télévision togolaise a vu la participation
de Messina GUIKOUME, Ambassadrice Women in africa, entrepreneuse sociale ; Edem 
D’ALMEIDA, Dirigeant, fondateur d’Africa Global Recycling (AGR), Joel Agbetosu, 
Responsable entrepreneuriat et partenariat du programme Miawodo d’Entrepreneur du
Monde; Emmanuella KPETIGO, Collaboratrice RSE chez Heidelberg Cement Togo, Laurence
KEKE, Directrice générale power corner Benin, Engie Energy Acces et modéré par Jean
Paul Agbo, éditorialiste, journaliste et directeur de Focus Info.

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Les panelistes ont tour à tour évoqué l’inclusion son apport dans le développement
économique, sa contribution pour sortir du secteur informel, la place du numérique
dans les dynamiques d’inclusion, la contribution du RSE et ESS au service d’une 
inclusion économique de la jeunesse et des femmes.

Au cœur de ce sommet les participants ont évoqué la question des Femmes, de jeunesse,
de la diaspora, de l’éducation, du travail informel, de l’inclusion, sont un passage
obligé pour relever les défis d’un développement durable.

L’enjeu de l’inclusion financière, comme le « mobile payment », couplé à celui de
l’inclusion numérique, illustre à lui seul le potentiel. En permettant la sortie
du secteur informel et la traçabilité des opérations financières, leur articulation
favorise aussi la collecte de l’impôt permettant de doter les services publics des
moyens nécessaires à leur action. Quant à l’inclusion économique, elle couvre un
champ essentiel en facilitant les initiatives entrepreneuriales ou permettant aux
initiatives de « local content » des grands acteurs économiques publics et privés
de créer des écosystèmes de PME avec les acteurs locaux et la sortie progressive
de l’informel.

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Pour madame Laurence KEKE, Directrice générale power corner Benin, Engie Energy 
Acces « Aujourd’hui l’entreprise que je représente, Engie Energy Acces, est présente
dans 9 pays en Afrique et nous participons au développement de l’électrification
rurale dans les pays en Afrique et le Bénin est l’un de ces 9 pays. Aujourd’hui,
nous nous inscrivons dans l’atteinte de l’ODD 7 qui vise à fournir une énergie propre,
fiable, abordable pour les populations des zones rurales. Et pour pouvoir réaliser
ces missions, nous appuyons sur la coopération entre différents acteurs que ce soit
des acteurs publics ou privés pour permettre le développement économique des zones
rurales, parce que l’électricité c’est une chose mais ce qui est le plus important
pour nous c’est vraiment de pouvoir promouvoir le développement économique » a-t-
elle relevé.

Elle continue en précisant que Engie Energy Acces grâce au développement économique
les populations de ces zones rurales vont pouvoir consommer l’électricité que « 
nous leur apportons et pour cela nous développons des partenariats avec des différents
acteurs dans des domaines qui n’ont rien à avoir avec notre cœur de métier ». Ainsi
elle donne comme exemple du développement de partenariat, n partenariat développé
en Zambie avec une entreprise qui développe des modes de cuisson propre avec des
autocuiseurs électriques. Avec cette technologie les femmes de ces zones gagnent
du temps le soir pour pouvoir interagir davantage avec leur famille, de pouvoir 
avoir une meilleure santé parce qu’elles vont éviter l’utilisation des feux de bois
et de pouvoir également accompagner leurs enfants dans l’accès à l’éducation.

« Ce qui est important pour nous c’est de pouvoir développer des activités productives
et ces activités productives, l’énergie n’est qu’un maillon, le cœur de tout est
l’énergie pour pouvoir canaliser l’ensemble mais ce qui est important c’est la coopération
de tous les acteurs et il y a plusieurs initiatives que nous développons de façon
très spécifique donc au cas par cas selon les localités et les pays dans lequel 
nous intervenons, nous regardons quel est le besoin des population, leur besoin 
principal pour que un village électrifié peut demain se transformer en une petite
ville » a-t-elle conclut.

Edem D’ALMEIDA, Dirigeant, fondateur d’Africa Global Recycling (AGR) quant à lui
précise que « la question de l’inclusion telle que développée par madame le ministre
démontre à suffisance que notre développement ne peut passer que d’abord par nous-
même. C’est de mobiliser toutes les ressources, tout le capital humain, toutes les
ressources dont nous avons besoin pour porter la question de l’inclusion comme levier
de développement de notre pays ».

Vu l’importance que revêt la RSE dans le développement des pays, Edem D’ALMEIDA 
va plus loin en proposant un cadre d’accompagner.

« Pour l’accompagnement de la réalisation et la matérialisation de cette ambition
de l’Etat togolais, il faut effectivement structurer un certain nombre de chose 
même si la responsabilité sociale reste une démarche volontaire des entreprises,
elles doivent nécessairement être encadrer. Mais la loi du travail, la loi sociale,
sont des viviers, des terreaux déjà fertiles pour un cadre réglementaire de RSE 
mais également les dérives de certains de nous, entreprises, que nous commettions
sont aussi des terreaux fertiles de ce cadre règlementaire ».

De Paris à Lomé en passant par 5 autres capitales africaines, cet événement s’articule
autour de 8 panels qui ont abordé de manière transversale différentes thématiques
autour des objectifs de développement durable.

Ainsi madame Laurence KEKE, Directrice générale power corner Benin, Engie Energy
Acces trouve que « l’intervention de madame le ministre était très intéressante,
très large puisqu’elle a couvert tous les aspects de l’inclusion du développement
durable en parlant notamment des apports qu’il faut faire pour l’environnement. 
Elle a parlé de toutes les couches de population qu’il faut pouvoir inclure dans
ce développement durable, les femmes, les populations défavorisées et les jeunes.
Elle a parlé de la coopération entre tous les acteurs qui est essentiel pour la 
réussite de l’atteinte des objectifs durable des Nations Unies ».
