Étiquette : la Zone de libre-échange continentale (Zlec)

  • La ZLEC voit le jour au Sommet de Niamey au Niger

    La ZLEC voit le jour au Sommet de Niamey au Niger

    La Zone de libre-échange continentale (ZLEC) a été officiellement lancée ce dimanche 07 juillet à Niamey au Niger où se tient le 12è Sommet extraordinaire de l’UA en présence de plus d’une trentaine de chefs d’Etat dont le Président Togolais Faure Gnassingbé.

    La ZLEC se présente comme une nouvelle entité qui devra permettre de multiplier les échanges intra-africains et ainsi accélérer le développement du continent. Ce projet permettra selon les informations, de créer un marché commun de 1,2 milliard d’habitants dont le Produit intérieur brut (PIB) cumulé va avoisiner 2.500 milliards de dollars US.

    Aux yeux de l’UA, la ZLEC va in fine permettre au continent d’accélérer son développement en multipliant des échanges intra régionaux jusque-là très faibles.

    Selon le Président de la Commission de l’Union africaine, c’est un « vieux rêve » qui se réalise. « La Zone de libre-échange continentale africaine que nous lançons aujourd’hui est l’un des projets les plus emblématiques de l’agenda africain », a indiqué Moussa Faki Mahamat.

    Pour le président nigérien Mahamadou Issoufou, l’opérationnalisation de ce projet est l’évènement le plus important dans la vie du continent africain, et ce, depuis la création de l’OUA et sa transformation en Union africaine.

    Les chefs d’Etat ont également procédé à la validation du choix d’Accra au Ghana comme siège du futur secrétariat permanent de la Zlec. Il a été par ailleurs confirmé que la zone n’entrera pleinement en vigueur que dans un an, soit le 1er juillet 2020.

    54 pays ont déjà signé cet accord de cette Zone. Seule l’Érythrée ne l’a pas encore fait. Le Nigeria et le Bénin eux l’ont finalement fait ce dimanche. 27 pays au total ont ratifié ce texte. Les chefs d’Etat vont au cours des travaux discuter d’une stratégie commune en vue de la réalisation de ce programme de développement économique et social du continent.

    D’autres sujets notamment les questions sécuritaires, le Marché unique de transport aérien en Afrique (MUTAA) et le passeport unique africain seront également abordés au cours de ce Sommet qui prendra fin ce lundi 08 juillet.

  • L’UA salue l’entrée en vigueur de la zone du libre-échange continentale

    L’UA salue l’entrée en vigueur de la zone du libre-échange continentale

    L’Union africaine(UA) a salué jeudi l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale (Zlec). Cinquante-deux pays sur les 55 que compte l’organisation continentale ont, paraphé depuis mars 2018 l’accord créant cette zone de libre-échange. 

    Elle a par ailleurs été ratifiée par 24 pays depuis le 29 avril permettant ainsi sa matérialisation conformément à ses statuts.

    Cette initiative vise l‘élimination progressive des droits de douane entre pays membre. But de la manœuvre, augmenter le commerce intra-africain de 60 %, à l’horizon 2022. Alors qu’actuellement, il n’est que de 16 %.

    Le lancement de sa phase opérationnelle est cependant attendu le 7 juillet lors du sommet de l’UA prévue à Niamey. 

    Il sera notamment question de finaliser ses mécanismes d’arbitrage, définir des règles d’origine des marchandises ainsi que des mécanismes permettant de lutter contre la corruption ou les mauvaises infrastructures.

    L’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya ou l’Ethiopie font partie des poids lourds du continent qui ont déjà adhéré à l’initiative. 

    Si elle venait à être signée par tous les pays membres de l’Union africaine, la Zone de libre-échange constituerait un marché de 1,2 milliard de personnes pour un PIB cumulé de 2. 500 milliards de dollars.

    Les députés togolais ont adopté début décembre 2018 le projet de loi autorisant la ratification de l’accord.

    Cette Zlec s’inscrit dans le cadre d’un processus devant mener d’ici 2028 à la création d’un marché commun, et d’une union économique et monétaire en Afrique.

    rwanda-trade-africa-summit
    rwanda-trade-africa-summit

    Avec des secteurs des services et de l’industrie sous-dimensionnés, les pays africains ont pendant des décennies indexé leurs performances économiques sur le prix des matières premières exportées, comme le pétrole, le cacao ou l’or.

    Ces dernières années, des pays comme l’Éthiopie ou le Ghana ont tenté de s’extirper de ce cycle néfaste en bâtissant des usines et de nouvelles infrastructures pour les industries locales, ce qui a enclenché une hausse rapide de leur croissance économique.

    L’Afrique du Sud, un ardent défenseur de l’accord, considère que les économies africaines sont trop petites pour pouvoir seules se diversifier et s’industrialiser.

    source: Republicoftogo.com