Catégorie : OPINIONS

  • Dr. Paulin Basinga : « Le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique »

    Dr. Paulin Basinga : « Le triomphe historique du Niger sur la cécité des rivières est une lueur d’espoir pour l’Afrique »

    Dr. Paulin Basinga appelle à augmenter les investissements et à accorder davantage de financement aux projets/programmes et actions de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). C’est l’un des messages clés, d’une tribune publiée par Dr. Paulin Basinga, directeur de la santé pour l’Afrique à la Fondation Bill & Melinda Gates à l’occasion de l’annonce par l’OMS de l’éradication de l’onchocercose par le la République du Niger.


    Elite d’Afrique vous propose en lecture sa tribune.

    Dans un petit village de la région de Tahoua, au Niger, un homme du haut de ses 80 ans est assis à l’ombre, ses yeux voilés par une cécité irréversible. Sa femme, septuagénaire, est assise à proximité, son corps couvert de cicatrices sous ses vêtements. Ils font partie des dernières personnes au Niger que le Dr Salissou Adamou a traitées pour la cécité des rivières (également connue sous le nom d’onchocercose), une maladie cruelle qui prive les gens de leur vue, de leur santé et de leur dignité.
    Environ 70 % des membres de cette communauté ont souffert de la cécité des rivières, l’une des 21 maladies tropicales négligées (MTN) qui, à elles seules, touchent plus d’un milliard de personnes dans le monde. Cette maladie a fait des ravages dans les écoles et les exploitations agricoles locales, plongeant les familles dans la pauvreté. Un grand nombre de leurs voisins ont fui en cherchant une solution, à la fois pour échapper à la maladie et pour fuir la peur.


    En moins d’une génération, le contexte s’est remarquablement amélioré. Cela est dû en grande partie grâce à M. Salissou, qui coordonne le programme national de lutte contre la cécité des rivières au Niger avec le soutien du Comité pour l’élimination de l’onchocercose, un réseau mondial d’ONG et d’experts de la maladie, ainsi que des sociétés pharmaceutiques et des donateurs. Plus tôt dans la journée, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a certifié que le Niger avait éliminé la cécité des rivières en tant que problème de santé publique, ce qui signifie qu’aucun enfant né au Niger aujourd’hui ne craindra d’être aveugle de façon permanente à cause de cette maladie évitable.


    Cette avancée extraordinaire, qui s’est faite en 45 ans, n’est pas seulement un triomphe en matière de santé publique. C’est la preuve de ce qui est possible lorsque les pays touchés et les donateurs mondiaux s’unissent derrière un objectif commun.
    Et ce ne sera pas la dernière, car chaque jour, des champions locaux comme le Dr Salissou font tomber les barrières pour éliminer les MTN et s’assurer qu’elles ne reviennent pas. Certains font office d’historiens, passant au peigne fin de vieilles cartes et de vieux dossiers pour identifier tous les villages qui ont signalé un cas. D’autres se portent volontaires pour servir d’appât humain, s’asseyant pendant des heures sur le lit des rivières – la peau exposée – pour attirer et attraper de minuscules mouches avant qu’elles ne piquent, une tâche dangereuse mais nécessaire qui permet aux scientifiques de suivre la propagation de la maladie.


    Leurs efforts inlassables méritent à la fois une large reconnaissance et le soutien total des bailleurs de fonds et des décideurs politiques.


    Les programmes visant à éliminer les MTN telles que la cécité des rivières font bien plus que restaurer la santé. Ils permettent aux enfants de rester à l’école, aux adultes d’aller travailler et aux familles d’échapper à la pauvreté. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières ajoutera 2,3 milliards de dollars à l’économie du pays en permettant à un plus grand nombre de personnes de mener une vie productive. Le rapport coût-efficacité est frappant : de nombreuses personnes peuvent être atteintes et traitées pour moins de 50 cents de dollars par personne.


    À l’échelle mondiale, 55 pays ont désormais éliminé au moins une MTN, ce qui représente plus de la moitié du chemin à parcourir pour atteindre l’objectif de 100 pays d’ici à 2030 fixé par l’OMS.

    Plus de 20 de ces pays se trouvent en Afrique, ce qui constitue un exploit remarquable compte tenu de la charge de morbidité disproportionnée de ce continent. Pourtant, plus d’un milliard de personnes dans le monde restent exposées au risque. Pour honorer les efforts des champions locaux et accélérer les progrès, les programmes de lutte contre les MTN ont besoin de ressources plus importantes et de meilleure qualité.
    Tout d’abord, les gestionnaires de programmes ont besoin de données fiables pour comprendre les lieux de propagation des maladies afin que les personnes reçoivent un traitement en temps voulu.

    Des technologies telles que l’intelligence artificielle et la cartographie géospatiale, qui combinent des données sur les conditions météorologiques, les populations et d’autres éléments de manière visuelle, permettent de localiser plus précisément les habitats changeants des insectes vecteurs de maladies, afin que les équipes sachent dans quelles zones allouer des ressources. Les investissements dans le développement de ces outils permettront de s’assurer que les programmes les exploitent au maximum.


    Le dépistage des maladies n’est qu’une partie du défi. Les équipes chargées des programmes ont besoin de médicaments efficaces pour prévenir ou traiter rapidement les maladies. Bien qu’il existe de nombreux traitements éprouvés, des schémas thérapeutiques plus courts permettraient aux agents de santé de traiter les malades en moins de consultations et sur des périodes plus courtes, ce qui accélérerait les délais d’élimination. En 2023, moins de 10 % des fonds consacrés à la recherche et au développement pour la plupart des maladies infectieuses ont été affectés aux MTN, ce qui ne représente qu’une petite fraction de ce qui est nécessaire pour s’attaquer pleinement aux MTN.
    Même avec des données et des médicaments, les pays ont besoin d’un financement flexible pour s’adapter à l’évolution de la situation et pour orienter la planification. C’est précisément ce que fait le fonds « Reaching the Last Mile » (Atteindre le dernier kilomètre) (RLMF), une plateforme de financement collaborative et diversifiée, en réunissant des autorités locales, des bailleurs de fonds internationaux, des entreprises et des ONG pour soutenir les gestionnaires de programmes dans leurs priorités essentielles, qu’il s’agisse de renforcer les capacités des laboratoires locaux ou de donner aux travailleurs de la santé les moyens d’atteindre les populations vulnérables.


    En 2023, le Fonds « Reaching the Last Mile » a audacieusement élargi son objectif afin d’atteindre tous les pays d’Afrique où la cécité des rivières et la filariose lymphatique sont endémiques d’ici 2030, soit cinq fois plus que l’objectif initial. La Fondation Gates est fière de s’associer à d’autres partenaires désireux de soutenir cette vision, mais l’augmentation des objectifs du fonds s’est accompagnée d’une augmentation de ses besoins de financement. Des investissements accrus de la part des bailleurs de fonds et des pays endémiques aideraient les pays du continent à mettre en place des programmes de traitement dans un plus grand nombre de communautés et à veiller à ce que les progrès durement acquis soient préservés même après l’arrêt du traitement – reproduisant ainsi le succès du Niger à grande échelle.


    Dans le contexte actuel, nous devons donner la priorité aux investissements qui ont un effet transformateur. S’il existe de nombreuses opportunités intéressantes dans le domaine de la santé publique, les programmes de lutte contre les MTN représentent une opportunité inégalée. Rien qu’au Niger, on estime que l’élimination de la cécité des rivières a ajouté 2,3 milliards de dollars USD à l’économie du pays entre 1976 et 2019 – lorsque la plupart des programmes étaient actifs – permettant ainsi à davantage de personnes de mener une vie saine et productive.


    Les bailleurs de fonds internationaux et les pays endémiques sont redevables à ceux qui sont en première ligne de la lutte et doivent faire plus en mettant tout leur soutien financier et politique au service des programmes de lutte contre les MTN. Ensemble, nous pouvons faire de la réussite historique du Niger le catalyseur d’un mouvement mondial, en permettant à des millions de personnes d’échapper à la négligence et en donnant de l’espoir à ceux qui souffrent encore.


    Au Niger, cela fait des années déjà que l’équipe de Salissou a traité les derniers patients atteints de cécité des rivières et qu’elle a entamé le long chemin vers la certification de l’élimination de la maladie. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes n’ont jamais entendu parler de la maladie, ce qui représente un profond symbole de progrès, que nous pouvons continuer à reproduire, j’en suis persuadé.

  • Sur le continent africain, imaginer le cyberespace de demain

    Sur le continent africain, imaginer le cyberespace de demain

    Les pays africains sont plus que jamais face à des choix décisifs pour la construction d’un cyberespace respectueux des libertés et répondant aux besoins de leurs citoyens. C’est un chantier majeur qui attend le continent.

    Les premières connexions à Internet sur le continent africain sont arrivées dès la fin des années 1990 grâce à des satellites géostationnaires. Durant la même décennie, des projets de constellations satellitaires ont aussi vu le jour. C’est dans un second temps que des câbles sous-marins ont été mis en place autour du continent ainsi que des dorsales terrestres. Les premiers câbles reliant l’Europe, l’Afrique et l’Asie ont été mis en activité en 2002. Plus récemment encore, des projets de drones et de ballons ont été testés et de nombreux câbles sous-marins ont été posés.

     

    25 % d’internautes en Afrique subsaharienne

    Ces infrastructures ont eu pour effet d’améliorer significativement l’accès à Internet et la qualité de service sur le continent. Les satellites ont ainsi permis une couverture large de réseau. Étant très onéreux, leur usage a cependant longtemps été réservé aux représentations diplomatiques, aux multinationales et aux bailleurs. Ce sont les câbles sous-marins et les premières dorsales terrestres qui ont permis d’offrir une connexion à un coût plus réduit et plus accessible.

    Aujourd’hui, la Banque mondiale évoque une moyenne de 25 % d’internautes en Afrique subsaharienne, contre 60 % en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, pour une moyenne mondiale de 50,8 % (contre 82,4 % en Europe et 87,6 % en Amérique du Nord). Le Tchad n’a que 6,5 % d’internautes au sein de sa population alors que l’Afrique du Sud a passé la barre des 57 % en 2019. Les internautes africains vivent majoritairement en zone urbaine et l’accès à Internet reste très disparate selon les pays. En effet, environ 45 % des Africains vivent à plus de 10 kilomètres d’une infrastructure réseau à fibre optique.

    Une lutte pour le contrôle des infrastructures numériques

    Le contrôle des infrastructures numériques est devenu un enjeu central, autant pour les géants du numérique que pour les États. La filiale de Google Csquared installe ainsi des infrastructures numériques sur le continent africain pouvant avantager les services de Google. De la même manière, Free Basics favorise l’accès des plus démunis aux services de Facebook. De nouvelles constellations satellitaires sont prévues et deux nouveaux projets de câbles, portés par Google et Facebook, sont à l’étude. De son côté, Orange travaille sur le premier réseau panafricain de l’Ouest et a déjà permis à de nombreux usagers d’accéder à l’Internet mobile dans les zones les plus peuplées. Les besoins en souveraineté et en régulations se font de plus en plus sentir.

    Par Olivier Alais
    Responsable équipe projet numérique à l’AFD
    Avec ideas4development.org/

  • La marche irréversible vers le progrès du Togo

    La marche irréversible vers le progrès du Togo

    Complètement à genoux du fait de la rupture de la coopération avec l’Union Européenne (UE) consécutivement aux troubles socio-politiques des années 90, le Togo s’est progressivement relevé à partir de 2005, avec l’avènement d’un nouveau régime incarné par Faure Gnassingbé. Grâce à une politique courageuse, ambitieuse et inclusive, débouchant sur des actions à forts impacts socio-économiques, le pays et ses habitants voient le bout du tunnel. Bien plus, avec l’élection présidentielle de 2020, de meilleures perspectives s’ouvrent aux Togolais pour les cinq prochaines années avec les promesses réalistes de Faure Gnassingbé plébiscité pour un nouveau mandat.

    Le nouveau plan d’action quinquennal est né de la volonté de bâtir un Togo moderne, stable et prospère pour le bien-être des populations. Il prend appui sur cinq (05) axes : la préservation de la paix et de la sécurité ; la gouvernance concertée ; la création de richesses pour plus de prospérité partagée et des conditions de vie dignes et épanouissantes pour tous ; le renforcement du capital humain à travers l’éducation et la santé pour tous ; l’accès universel aux services sociaux de base.

    La paix, une condition sine qua non pour le développement

    Le Togo a toujours été une terre d’hospitalité où la sérénité règne en maître absolu. Cette quiétude doit être maintenue pour accélérer le développement. Entre autres idées mûries pour la préserver, il y a le renforcement des dispositifs pour faire face aux nouvelles menaces sécuritaires dans la sous-région ; l’accroissement des capacités et moyens d’actions des forces de défense et de sécurité ; la lutte contre la piraterie maritime ; le développement accru d’une vigilance citoyenne, des relations harmonieuses et de confiance entre les populations et les forces de l’ordre ; le renforcement de la sécurité de l’écosystème digital.

    Une meilleure gouvernance, c’est celle qui est concertée

    Justement, les citoyens seront davantage impliqués dans la gestion du pays en tant qu’acteurs de développement à la base. Les actions promises sont le parachèvement de l’architecture institutionnelle prévue par la Constitution avec l’élection et l’installation rapide des conseils régionaux et du Sénat ; l’instauration de mécanismes et de cadres de dialogue et de concertation sur les priorités et objectifs de développement ou des questions spécifiques d’intérêt national ; la mise en place d’un dispositif annuel et participatif d’évaluation de l’action publique à travers un forum national citoyen.

    La gouvernance partagée promise par le chef de l’Etat passera par un partenariat Etat-communes sur des projets à mettre en œuvre et budgétisés par le gouvernement. Chaque commune sera dotée d’un plan de développement qui sera exécuté par les jeunes et femmes entrepreneurs locaux. Viennent ensuite le renforcement de la participation et du contrôle citoyen de l’action publique ; la poursuite de la modernisation de l’administration publique autour des valeurs de redevabilité et d’efficacité avec un renforcement des effectifs de 25 000 agents supplémentaires sur les 05 années à venir, etc.

    La création de richesse, le partage de prospérité

    A elle seule, l’agriculture contribue à 40% à la formation du Produit intérieur brut (PIB). Elle est une opportunité de croissance économique, de développement et de progrès social. Pour la moderniser, Faure Gnassingbé a fait la promesse de développer les infrastructures rurales. Il est prévu l’extension du Mécanisme incitatif de financement agricole fondé sur le partage de risques (Mifa) à de nouvelles filières porteuses afin de réduire la pénibilité du secteur ; faciliter l’accès des acteurs aux financements, à l’assurance maladie et à la protection sociale ; la réduction des coûts et la disponibilité des engrais ; la réduction des taxes et droits fiscaux sur les matériels agricoles ; la création de 400 Zones d’aménagements agricoles planifiées (Zaap) comportant des retenues d’eau.

    Il y a en outre la poursuite du programme de construction d’une agropole par région ; l’aménagement de 10 000 ha d’irrigation goutte à goutte en faveur de 40 000 jeunes entrepreneurs agricoles et l’installation de 1 000 entreprises de mécanisation agricole ; l’accompagnement de la création d’au moins 2 000 entreprises agricoles par an et l’organisation de 50 000 femmes dans les opérations de transformation, conditionnement et commercialisation des produits ; la mise en place des installations frigorifiques adaptées à l’aéroport et au port de Lomé afin de faciliter la conservation, le transport et l’exportation des produits agricoles et halieutiques togolais.

    Un accès facile aux marchés et au commerce

    Une chose est de produire, une autre est d’écouler les produits. L’autoroute de l’unité (Lomé-Cinkassé) sera construite et la voie Avepozo-Aneho sera modernisée sans oublier la construction d’une plateforme multi-services à Adakpamé et d’un port sec à Cinkassé pour décongestionner le port de Lomé ; la poursuite de la construction des voies transversales pour faciliter l’accès des acteurs économiques aux marchés (Lomé-Vogan, Lomé-Kpalimé, Notsè-Agou, Aouda-Kara, Sarakawa-Kantè, le contournement de Sokodé) ; la construction et la réhabilitation des voiries urbaines (Tsévié, Kpalimé, Atakpamé, Sokodé, Bassar, Mango) ; la construction de 4 000 km de pistes rurales. Au moins, 1 000 milliards de francs CFA seront déboursés à ces fins.

    L’industrialisation, gage de croissance économique

    Le pays mise sur une stratégie industrielle et sectorielle structurée afin de multiplier les opportunités de création de richesse, d’emplois décents et durables pour les jeunes. Elle englobe le développement d’un programme de parcs industriels ; de l’agro-industrie au sein des agropoles ; la poursuite du développement de l’industrie minière ; la relance de l’industrie touristique d’affaires et de loisirs ; la promotion de 4 000 entreprises artisanales ; le développement d’une industrie du divertissement.

    Le secteur privé au cœur des privilèges

    Les acteurs du secteur privé illuminent l’économie nationale. Par conséquent, des mesures spécifiques seront prises pour répondre avec promptitude à leurs sollicitations. Il sera par exemple question d’opérationnaliser complètement l’Agence de promotion des investissements et de la zone franche (Api-ZF), de déployer le dispositif « E-justice » pour sécuriser les investissements ; de mettre en place le cadastre numérique ainsi qu’une politique de promotion de l’actionnariat local en réservant au moins 20% de participations dans tous les projets développés en partenariat public-privé ; optimiser l’initiative présidentielle de réservation de quota de 25% de marchés publics aux jeunes et femmes entrepreneurs ; revaloriser les pensions de retraite et des salaires des agents du secteur privé, etc.

    Des services sociaux de base et de qualité pour tous

    En plus des programmes existants, des services publics intégrés (écoles, centres de santé, mairies, etc.) seront déployés dans chaque communauté pour permettre à la population d’avoir accès à l’eau, à l’électricité et à l’internet. L’objectif est d’atteindre un taux d’électrification de 75% en 2025 et 100% en 2030 en intégrant l’accès de 300 000 foyers à l’énergie via le programme Cizo ; l’installation de 120 000 lampadaires solaires dans les zones rurales, etc. Les programmes de construction de mini adductions d’eau potable et d’hydraulique villageoise seront poursuivis afin d’atteindre un taux de desserte moyen d’au moins 70% en milieu urbain ou rural. En matière d’assainissement, des latrines seront construites au sein des services publics intégrés. Le domaine du numérique ne sera pas en marge de cette évolution. Il est prévu l’extension du très haut débit en déployant la fibre optique dans les préfectures, lycées et centres de santé publics avec pour ambition de faire du Togo, un pays 100% fibre optique, à l’horizon 2025. Toutes les villes principales seront couvertes par la 4G.

    Plus aucun Togolais ne sera vulnérable

    En matière de réduction de la vulnérabilité des populations, les filets de protection sociale seront intensifiés en triplant la cible actuelle des transferts monétaires. Le nouvel agenda mentionne l’élargissement de la fourniture de repas communautaires en milieu scolaire avec la multiplication par 03 du nombre d’écoles dotées de cantines scolaires et le triplement du nombre d’apprenants bénéficiaires qui sera porté à 300 000 ; la pérennisation des initiatives d’engagement citoyen et d’opportunités pour les jeunes vulnérables en triplant le nombre de jeunes bénéficiaires pour le porter à 100 000 sur les 05 prochaines années ; l’extension des mécanismes de filets sociaux aux personnes du troisième âge, aux malades et aux handicapés, etc.

    La santé n’a pas de prix

    Les autorités ne rament pas contre-courant de cette réalité. L’assurance maladie sera étendue à tous les Togolais, permettant de réduire de plus de 80% la part du coût des soins de santé supportés par les ménages. Seront aussi effectifs le renforcement du dépistage et du traitement des maladies non transmissibles ; la modernisation des CHR avec la réhabilitation des infrastructures, l’acquisition et le déploiement de nouveaux équipements et matériels, y compris un scanner au sein de chaque structure ; la construction et l’équipement de 06 centres de santé mère-enfant sur l’étendue du territoire ; le doublement du nombre d’accoucheuses auxiliaires d’Etat ; la construction de 100 centres médicaux sociaux et la réhabilitation des centres de santé communautaires existants ; la poursuite et l’extension du programme de mise en place de cliniques mobiles ; la construction et l’équipement d’un centre de lutte contre le cancer ; l’introduction du vaccin contre l’hépatite B et du cancer de l’utérus dans le programme élargi de vaccination…

    L’éducation, socle de développement

    Les jeunes et femmes forment majoritairement le capital humain au Togo. Ils sont les principaux bénéficiaires des initiatives qui seront prises dans le secteur éducatif notamment la construction de 03 collèges universitaires dans les régions des Savanes, centrale et Plateaux ; la poursuite de la création des Instituts de formation en alternance pour le développement (Ifad) ; la mise en place des structures d’apprentissage et de formation pratique et professionnelle dans chaque préfecture avec un cursus ou des offres d’enseignement en lien avec les besoins du marché du travail ; la construction de plus de 25 000 salles de classes ; l’amélioration de l’attractivité du métier d’enseignant, de formateur et d’éducateur ; la réforme de l’enseignement supérieur par le développement des filières porteuses sur le marché du travail et le renforcement des filières à haute valeur ajoutée (logistique, ingénierie portuaire, environnement, technologie et informatique), etc.

    Se référant à toutes ces actions de grande envergure susmentionnées et dont la liste est non exhaustive, on peut conclure sans risque de se tromper que le Togo est promis à un bel avenir. Le programme, tel que présenté et mis en œuvre progressivement, ne souffre d’aucune faiblesse, encore moins de manquements. Il embrasse tous les domaines ou secteurs d’activités et représente à lui seul, la garantie d’un lendemain meilleur.

  • Arbitrage : La VAR a besoin d’une VAR

    Arbitrage : La VAR a besoin d’une VAR

    Après six mois d’arrêt dû à la Covid-19, la balle étoilée de la coupe aux grandes oreilles, a repris du service dans le rectangle vert, ce vendredi 07 août 2020, avec un fumant Manchester City vs Real Madrid et Juventus vs Olympique Lyonnais, comptant pour la manche retour des 8e de finale. L’assistance vidéo (VAR) qui évidemment a également été de la partie, a fait montre de décisions aussi saugrenues que baroques.

    Après une victoire face aux Bianconeri (1-0), le 26 février 2020 à domicile, les Gones de l’Olympique Lyonnais ont fait le déplacement de l’Allianz Stadium pour y affronter la Juventus du quintuple ballon d’or Cristiano Ronaldo.

    Pour officier ce match de Ligue européenne des champions, c’est l’Allemand Felix Zwayer qui avait été désigné. Il était accompagné de ses assistants Thorsten Schiffner et Marco Achmüller, tous chapeautés logiquement par la VAR.

    La première bévue arbitrale dont la VAR a été le dernier décideur, est intervenue à la 10ème minute lorsque l’arbitre a sifflé pénalty pour Lyon suite à une faute inexistante de Betancur sur Aouar. Le défenseur turinois a réalisé un tacle glissé, régulier et propre qui a bien enlevé la balle devant Aouar. Et pourtant ! Après consultation de la VAR, l’arbitre Zwayer confirmait sa décision de penalty : 1-0 pour l’OL sur un panenka de Memphis Depay.

    Quelques minutes plus tard, un penalty de compensation de la VAR. A la 42e minute, Memphis Depay, les bras collés au corps, déviait visiblement et légèrement le ballon suite à un coup franc de Pjanic. La VAR accorde un penalty fortuit à la Juventus. Un penalty qui ressemblait à une décision de la VAR pour se racheter du premier penalty « imaginaire » sifflé contre Juventus.
    : penalty transformé par CR7 sans sourciller (1-1).

    À la 78e, les Lyonnais ont réclamé de nouveau un pénalty après une main de Bonucci. Mais l’arbitre, après consultation de la VAR, n’a pas accordé de penalty. Idem dans la surface adverse à la 85e, quand les Bianconeri ont demandé une main de Cornet. Des décisions de la VAR qui ont rendu le match tendu, tant pour les arbitres que pour les deux clubs.

    Même si Juventus a réussi à planter un second but sur une frappe stratosphérique croisée du gauche par CR7 (2-1), la vielle dame a été punie par le but la loi du domicile-extérieur. Ils sont donc éjectés de cette Ligue européenne des champions.

    Ces décisions de la VAR, ont commencé à peine par faire couler encre et salive, que le lendemain (08 août 2020), la constipation s’est poursuivie dans le match retour entre Le FC Barcelone et le Napoli. A la 30e minute, la VAR refuse un but de Messi, estimant que le sextuple ballon d’or a touché la balle de la main après l’avoir contrôlé de la poitrine. Et pourtant ! Les images ne montrent pas clairement cette main, si ce n’est de mauvaises appréciations sous des angles et des cadrages qui ne sont que mirages.

    La VAR est-elle vraiment efficace comme elle le prétend ? La réponse est loin d’être unanime et à l’allure où vont les « bévues », la VAR a besoin d’être surveillée par une autre VAR. De manière simple, c’est un « risque » d’avoir conféré le pouvoir du dernier mot à la VAR. Les preuves sont là. Une solution idoine doit être trouvée à la VAR avant que cela ne dégénère.

  • Couronnement du prince héritier Farouk comme roi d’Égypte un 29 juillet 1937.

    Couronnement du prince héritier Farouk comme roi d’Égypte un 29 juillet 1937.

    Lorsqu’on évoque le nom Égypte, cela nous renvoie à l’histoire d’une vielle civilisation de trois millénaires avant Jésus-Christ (J.C).Quant bien même une civilisation était établie à la même époque en Mésopotamie (Irak actuel), l’on doit pouvoir reconnaître que la civilisation Égyptienne fut la plus anciennement organisée.

    Aujourd’hui le 29 juillet, nous allons vous conduire à revisiter les grandes lignes d’une histoire mouvementée de l’Égypte depuis la 1ere période dynastique des pharaons jusqu’au 21e siècle.
    Nous n’avons pas la prétention de présenter toute l’histoire de l’Égypte. Mais juste, nous allons présenter quelques grandes lignes des faits de cette grande civilisation, presque disparue de nos jours.

    Nous avons choisi cette date du 29 juillet en souvenir du couronnement de l’avant dernier roi égyptien Farouk Fouad de la dynastie de Mehemet Ali. Ce fut le 29 juillet 1937.

    De l’ancien empire jusqu’à la basse empire ( 3150 à 750 avant J.C), l’Égypte fut dirigé par 31 dynasties de pharaons. On dénombre plus de 320 pharaons. Cette belle succession dynastique a été bouleversée par plusieurs invasions.

    En effet, pendant cette période, des royaumes et des empires virent le jour dans la Grèce antique dont l’histoire n’est connue qu’au 8e siècle avec les poèmes d’Homère ( Iliade et Odyssée ). Il s’agit du royaume de la Macédoine ( fondé en 799 avant JC) et l’Empire perse ( créé vers 559 avant JC).

    La première invasion égyptienne fut celle des Perses à la 27e dynastie des pharaons où le roi Artaxerxès II détrôna Cambyse II ( pharaon Mésoutiré). Ce fut en 525 avant JC.

    La 27e dynastie fut la dynastie des rois perses qui avaient le contrôle de l’Egypte. Cette domination des Perses avait duré pendant 120ans.

    Ces invahisseurs perses furent chassés de l’Égypte par Amyrthée qui devint le pharaon Psammétique IV de la 28e dynastie.

    Soixante deux ans plus tard, les Perses revinrent à l’assaut de l’Égypte. Leur roi Artaxerxés III chassa le pharaon Nectanebo II de la 31e dynastie.
    Cette deuxième domination perse avait pris fin avec l’invasion de l’Égypte par le roi de la Macedoine, Alexandre le grand. Ce dernier avait mis fin au règne de Darius III, roi des perses, dernier pharaon de la 31e dynastie égyptienne.

    Alexandre le Grand mourut très tôt (32 ans) et fut remplacé par son fils Alexandre IV Aigos. Mais ce dernier fut très tôt détrôné par un général de son père, Ptolémée 1e. Ce fut alors la naissance de la dynastie des Ptolémées ou la dynastie des Lagides en Égypte qui avait duré pendant environs 275 ans.

    Cette dynastie prit fin avec une troisième invasion égyptienne par l’Empire Romain créé en l’an 27 avant JC par Octavien ( empereur sous le nom de Auguste), fils de Jules César.
    Auguste mit fin au règne de Ptolémée XV ( Cesarion). L’histoire souligne qu’ils étaient des demis frères. Jules César ( père de Auguste) aurait eu un enfant avec la Reine Cléopâtre VII ( mère de Ptolémée XV).

    À la période romaine, l’Égypte fut dirigé successivement par des Préfets romains. A l’avènement de Jésus-Christ jusqu’à la chute de l’Empire romain en 476, l’Empire Égyptien devint chrétien.

    A la fin de l’Empire romain d’Occident, l’Égypte passa aux mains de l’Empire romain d’Orient ( Empire Bysantin). Cette dernière domination prit fin avec l’invasion islamique en 639.

    L’Égypte connut de nouveau plusieurs dynastie arabes qui se succédèrent au trône des pharaons jusqu’en 1516 avec une nouvelle invasion des Ottomans sous la direction du Sultan Selim 1er.
    Ces derniers aussi avaient dirigé l’ Égypte jusqu’à la campagne du général Napoléon Bonaparte en 1798.

    Ce fut à la bataille des Pyramides que Bonaparte et son armée étaient venus à bout des Ottomans. Il prit alors possession de l’Égypte.

    Grâce à cette campagne napoléonienne l’histoire de l’Egypte antique fut connue.
    Dans son expédition, on dénombra plusieurs savants et chercheurs dont Jean François Champollion qui réussit à déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.
    La campagne de Napoléon prit fin et il repartit en France en 1801.

    Le pouvoir devenant vacant en Égypte après le départ de Napoléon, Méhémet Ali s’en empara et institua une dynastie qui prit fin en 1953 (148 ans)

    Ce fut dans la dynastie de Mehemet Ali que Farouk Fouad fut couronné 10e souverain d’Égypte le 29 juillet 1937

    Rappelons que l’Égypte fut indépendant le 22 février 1922 sous le roi Fouad 1er. Il devint République Arabe d’Égypte le 18 juin 1953 avec comme premier président, le général Mohammed Naguib.

    Ce territoire riche des millénaires d’histoire est aujourd’hui le 3e pays le plus peuplé d’Afrique derrière le Nigeria et l’Éthiopie. Abdel Fattah al-Sissi est son président depuis 2014.

    Dr Jean ADIKOU Historien

  • 24 juillet 2012: Mort du président Ghanéen John Evans Fiifi Attah Mills

    24 juillet 2012: Mort du président Ghanéen John Evans Fiifi Attah Mills

    Il est de notoriété publique que le continent Africain regorge beaucoup de ressources . Les chercheurs s’accordent unanimement que ce continent est un scandale géologique. Il est également un réservoir de talents avérés. C’est un continent immense par sa superficie et sa population jeune.

    En effet en matière de ressources naturelles, le continent se taille la part du lion.
    Par exemple dans le Top 15 des pays producteurs mondiaux de phosphate , 6 pays africains y figurent ( Maroc 4e, Afrique du Sud 5e, Sénégal 10e, Togo 11e, 12e , et Algérie 13e). L’Afrique dispose d’ une immense réserve des ressources naturelles plus de 90% des réserves de la planète ( diamant 40%, or 35%, etc.). L’Afrique est plus vaste (30 415 875 km2 ) que l’Europe (10, 18 millions) les USA (9, 8 millions) et la Chine (9,6 millions) réunis.
    Elle dispose de plus de 60% de terre arable de la planète et une population très jeune, pour ne citer que ces aspects.

    Paradoxalement, ce continent est à la traine. La question fondamentale est de savoir où se situent les responsabilités.
    Évidemment, les responsabilités sont partagées. Mais la plus grande partie incombe aux décideurs, aux gouvernants africains. Ces derniers doivent se réveiller. Ils doivent avoir des ambitions macroéconomiques pour ce continent, qui en dépit de toute sa richesse est le réservoir de tous les maux de l’humanité.

    Néanmoins, l’on reconnaît que certains dirigeants ont essayé d’apporter leur touche dans leur pays respectifs. C’est ce qui explique la différence d’évolution constaté entre les pays africains.

    Aujourd’hui le 24 juillet, nous avons une pensée pieuse pour l’un d’un dirigeant africain qui avait marqué son temps et son pays le Ghana, un temps soit peu.

    John Evans Fiifi Attah Mills comme c’est de lui qu’il s’agit nacquit à Tarawa ( Gold Coast actuel Ghana) le 21 juillet 1944.
    Après ses études au Ghana couronnées d’un doctorat de droit à l’école des Études orientales et Africaines de l’Université de Londres, il fut recruté à l’Université Stanford à San Francisco ( USA) pour y enseigner le droit. Il exerça ce métier également à l’Université de Legon à Accra au Ghana créée depuis 1948.

    En 1988, il fut nommé commissaire de l’administration fiscale.
    Il fut membre fondateur aux côtés de J.J. Rawlings du Congrès Démocratique National NDC en 1992. Il fut nommé vice président de ce parti du 7 janvier 1997 au 7 janvier 2001.

    A la fin du mandat de Rawlings, il fut présenté aux élections présidentielles et fut battu 2 fois successifs par le diplômé de l’Université d’Oxford ( Angleterre), John Agyekum Kufuor du NPP( Nouveau Parti Patriotique).
    Il fut finalement élu président de la République du Ghana le 28 décembre 2008.

    Passionné du hockey (sport d’origine canadienne qui se joue en équipe sur une patinoire spécialement aménagée), le président Attah Mills se décrivait comme un social démocrate, inspiré par les idées d’aides sociales prônées par Kwame Nkrumah, le premier président du Ghana indépendant.

    Sous sa présidence, le taux de croissance au Ghana passe de 6 à 8 %. Le pays participa à la coupe du monde organisée en Afrique du Sud du 11 juin au 11 juillet 2010 jusqu’en quart de final, etc.

    Le 24 juillet 2012, le président John Attah Mills rendit l’âme, selon certaines sources d’une crise cardiaque et selon d’autres, d’un cancer à l’âge de 68 ans.

    L’Afrique venait de perdre l’un de ses dignes fils.
    Seize chefs d’États et de nombreux dignitaires dont la secrétaire d’État Hilary Clinton avaient honoré de leur présence la cérémonie funéraire.

    Le président John Evans Fiifi Attah Mills s’en est allé, mais les défis demeurent.

    Paix à son âme.

    Dr. Jean ADIKOU
    Historien

  • L’Afrique peut-elle se restructurer pour atteindre les ODD?

    L’Afrique peut-elle se restructurer pour atteindre les ODD?

    Je ne suis pas religieux et je ne veux pas apparaître comme un expert en théologie chrétienne. Mais la seule tâche que Dieu a donnée à l’humanité après la création était d’être le gardien de la planète Terre. Genèse 1:26 (LSG), « Et Dieu dit: faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance: et laissons-les dominer… sur la terre et sur tout ce qui rampe sur la terre. » Par conséquent, toute activité exercée par l’homme devrait être conforme à la durabilité de la planète Terre et à la protection des vies humaines.

    En septembre 2015, lors du Sommet des Nations Unies sur le développement durable à New York, un document final contenant 169 cibles et 17 objectifs a été adopté par les dirigeants mondiaux afin de servir de modèle pour réaliser un avenir meilleur et plus durable pour tous d’ici 2030. Ces 17 objectifs résument tous les problèmes auxquels l’humanité est confrontée dans le but d’y trouver des solutions éternelles.

    Les objectifs sont les suivants: pas de pauvreté; Faim Zero ; Bonne santé et bien-être ; Éducation de qualité ; Égalité des sexes; Eau potable et assainissement ; Énergie abordable et propre ; Travail décent et croissance économique ; Industrie, innovation et infrastructure ; Réduire les inégalités ; Villes et communautés durables; Consommation et production responsables ; Action pour le climat ; Vie sous l’eau ; Vie sur terre ; Paix, justice et institutions solides ; et Partenariat pour les objectifs.

    Les questions sont: est-il même possible pour l’Afrique de sortir de la pauvreté et d’autres défis de développement d’ici 2030? les Africains vont-ils apprendre des effets cataclysmiques de la pandémie de COVID-19 sur le commerce mondial et passer à l’industrialisation et à la production ? ; les Africains apprendront-ils après les manifestations de Black Lives Matter que tout comme les pauvres de nos communautés sont calomniés, de même que les citoyens qui prennent de mauvaises décisions pour détruire leur pays seraient calomniés ? ; Quelle est la voie à suivre pour l’Afrique et le monde dans la réalisation des ODD après tout ce chaos de 2020?

    L’Afrique, comme tout autre continent, a son fondement de développement reposant sur l’éducation de sa jeunesse. D’après les données mondiales, l’Afrique a la plus grande population de jeunes au monde, au moins 65% de la population africaine est jeune. L’Afrique peut-elle donc tirer parti de l’éducation de ses jeunes pour la transformation socio-économique du continent?

    Robert Kiyosaki, auteur de Rich Dad, Poor Dad, a déclaré: «il est plus facile de se changer que de changer quelqu’un : se plaindre de sa position actuelle dans la vie ne vaut rien. Ayez une colonne vertébrale et faites quelque chose à la place.  » Êtes-vous un jeune passionné qui souhaite voir une Afrique développée? Vous avez un projet ou une idée que vous ne savez pas comment mettre en œuvre? Êtes-vous d’accord avec moi que les Africains sont la solution pour l’Afrique?

    Il vaut mieux tard que jamais. Youth Advocates Ghana (YAG), sous la direction d’Emmanuel Ametepey, a créé la première plateforme continentale de la jeunesse pour mobiliser les jeunes vers les réalisations des ODD en Afrique en 2017 – le Sommet des jeunes africains sur les ODD. L’événement s’est répété en novembre 2018. Imaginez des jeunes leaders de moins de 35 ans accueillant plus de 1400 personnes à travers l’Afrique et le monde? Comment ont-ils réussi cet exploit?

    «Diriger les jeunes dans le développement durable: un manuel pour les jeunes leaders et défenseurs» est un manuel concis et pratique écrit par Emmanuel Clifford Gyetuah, qui est un jeune leader au YAG et a travaillé sur de nombreux projets liés aux ODD, pour autonomiser les jeunes, en particulier les jeunes africains sur l’approche systémique pour résoudre nos problèmes de développement après le chaos de 2020. De nombreux livres sont écrits en recherchant des données secondaires par les auteurs. Ce livre particulier a été écrit par un jeune leader travaillant sur le terrain. Il a décrit les différents défis dans la mise en œuvre de projets durables en Afrique et la meilleure approche pour surmonter ces défis. Ce livre devrait être une lecture incontournable pour les lycéens africains si nous voulons vraiment voir une Afrique transformée d’ici 2030 ou 2063.

    Personnellement, en dehors de la mauvaise conduite et du suivi en Afrique, j’attribue la plupart des problèmes de l’Afrique aux mauvais partenariats dans la mise en œuvre des projets et à l’incapacité de vendre nos idées à d’autres de manière appropriée. Les chapitres 2, 3 et 4 du livre discutent de l’approche pratique pour les jeunes africains pour surmonter ces défis. Le livre parle de moyens efficaces de choisir des partenaires; des moyens judicieux pour protéger le partage d’idées avec les partenaires; et des moyens diplomatiques pour éviter les conflits dans les partenariats. Andrew Carnegie, «Le travail d’équipe est la capacité de travailler ensemble vers une vision commune. La capacité de diriger les réalisations individuelles vers les objectifs organisationnels. C’est le carburant qui permet aux gens ordinaires d’obtenir des résultats inhabituels. » Nous devons maîtriser le partenariat en tant que jeunes leaders et défenseurs si nous voulons changer.

    Le regretté Secrétaire général de l’ONU, Bosumuru Kofi Annan, a déclaré: «La connaissance, c’est le pouvoir. L’information est libératrice. L’éducation est la prémisse du progrès, dans chaque société, dans chaque famille. » Si nous ne nous éduquons pas et ne nous autonomisons pas dans la gestion de projet durable à tous les niveaux, nous resterons toujours un continent pauvre. L’avenir de l’Afrique et du monde repose sur la capacité des dirigeants à diriger des initiatives durables. Alors, obtenez une copie de «Diriger les jeunes dans le développement durable: un manuel pour les jeunes leaders et défenseurs» et laissez transformer l’Afrique et le monde.

    Par Kwasi Boadu Ntiamoah
    Kboadu105@gmail.com

  • Incompatibilité entre Sarri et CR7 ? Un choix s’impose à la Juventus

    Incompatibilité entre Sarri et CR7 ? Un choix s’impose à la Juventus

    Reprise du football en Italie, et déjà une coupe perdue par la Juventus qui tombe face à Naples en finale de la Coupe d’Italie, le 17 juin dernier. Le tacticien Maurizio Sarri et le goléador Christiano Ronaldo sont tout de suite les premiers à être lorgnés.

    Les deux sont-ils compatibles, quelle décision sur leur avenir chez les Bianconeris ?

    Grosse incompatibilité de style entre Sarri et CR7

    La finale de la coupe d’Italie perdue par la JUV face aux Napolitains sera déterminante pour l’avenir des Bianconeris. Elle nous a notamment permis de voir face à face, l’ego de coach Maurizio Sarri contre le leadership de C. Ronaldo. Le jeu de la JUV fait état d’une grosse incompatibilité de style entre le coach et le goléador portugais.

    La JUV a dans son ADN, un jeu direct basé sur la contre-attaque et une solidité défensive. Un style, qui est propre à CR7. Mais Maurizio Sarri est venu avec sa philosophie de possession de balle axée sur une construction possessive avec de petites passes, ce qui n’est pas un crime.

    Mais dans son effectif, un C. Ronaldo qui a été recruté pour faire gagner en plus l’équipe sur l’échiquier européen. Un Ronaldo dont les performances sont basées sur un style de jeu direct. Ce qui est contraire à la philosophie de son coach Sarri. Résultat ? Il y a une baisse en termes de rendement de CR7 qui « s’ennuie » souvent.

    Sarri doit mettre toute l’équipe au service du quintuple ballon d’or portugais

    Sarri doit comprendre que le style qui peut lui faire gagner des titres est contenu dans un homme : CR7. Et en les voyant jouer, on sent qu’il n’y a pas cette alchimie de vouloir se faire porter par CR7. Dybala pas au service de CR7 (une erreur). Ramsey et Pjanic qui jouent plus latéralement que dans le dos et l’axe de la défense adverse (erreur). Costa qui se fout de quand faire la passe au moment opportun (erreur). Alexandro et Danili qui sont moins centreurs sur instruction de Sarri (erreur). Voilà autant de points qui rendent piètres, les résultats de le JUV et cette finale perdue a été le flagrante.

    La JUV doit se séparer de Maurizio Sarri plutôt que de C. Ronaldo

    De cette analyse, c’est Maurizio Sarri qui risque d’en payer les frais. La JUV doit se séparer de Maurizio Sarri plutôt que de C. Rinaldo. Le portugais est une perle rare dont la JUV ne peut se permettre le luxe de perdre.

    Trouver des milieux de terrain plus inspirés et créatifs

    Si la JUV a fait venir CR7 pour gagner et non pour le marketing, alors elle besoin d’un coach dont le style est compatible à celui de Ronaldo. Aussi, trouver des milieux plus inspirés et créatifs.

  • Derrière les gestes barrières

    Derrière les gestes barrières

    De petits gestes au quotidien. Des gestes barrières. Des gestes qui vont nous sauver la vie. La vie, elle est précieuse. La nôtre et celle d’autrui. Préserver sa vie et celle de l’autre, sa famille, ses amis, ses enfants… tel doit être notre quotidien.

    Derrière ces gestes barrières nous trouvons notre réconfort. La terre, le monde entier est en guerre contre un virus, Covid-19. Pour une fois un ennemi commun. Un ennemi invisible mais puissant. Un virus qui sème la terreur et génère des crises pulmonaires. Le mot d’ordre, distanciation sociale, gestes barrières.

    Entre frères et confrères, sœurs et consœurs, mère et fille, père et fils, les gestes barrières, distanciation sociale, sont d’une valeur inestimable dans nos manières. Mesures de barrière ou mesures barrières, à chacun son vocabulaire. L’essentiel c’est d’adopter les gestes barrières.

    De toute façon on ne s’embrasse plus, on ne se serre plus les mains, mais on se serre les coudes pour lutter contre un ennemi commun, Covid. Ce n’est pas le moment de satisfaire son égo surdimensionné mais plutôt de satisfaire à ces barrières, si précieuse, telle une femme à son homme. Se laver les mains, porter un masque, une distanciation de 1 mètre minimum, ce n’est pas encore une entorse au vivre ensemble.

    De toute façon, derrière les gestes barrières se trouve notre survie. Notre survie, elle dépend de nous. Et nous, nous constituons le monde. Le monde doit prendre un élan de solidarité.

  • La promesse de jours meilleurs

    La promesse de jours meilleurs

    Le Togo comme 27 autres pays africains, cette année, célèbre le soixantième anniversaire de son accession à l’indépendance. Une belle promesse.

    Cet anniversaire important intervient dans un contexte particulier, celui où le monde entier doit faire face à la pandémie de la maladie à coronavirus. Et c’est peu de le dire, beaucoup de pays y sont très peu préparés, le Togo compris.

    Les Togolais n’auront donc droit cette année à aucune festivité majeure. Ni le défilé civil et militaire géant, ni les inaugurations pompeuses, ni encore les distinctions officielles n’ont été programmés cette année. En lieu et place, une sobre cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République.

    Et une promesse, celle que le Togo viendra à bout de cette pandémie.

    Cette promesse est d’autant importante que la crise à coronavirus risque de remettre en cause un certain nombre d’acquis économiques et sociaux obtenus à prix de moult sacrifices par les Togolais et Togolaises.

    Et le premier des Togolais semble être conscient de ce risque qui tel une épée de Damoclès, trône sur la tête de cette économie en pleine renaissance. «En ces moments difficiles qui ne permettent pas à nos concitoyens de célébrer et de rendre hommage à ce long parcours que nous avons connu, je voudrais en notre nom à tous, dire avec fierté que nous viendrons à bout de cette pandémie» a indiqué Faure Gnassingbé.

    Venir au bout de cette pandémie passe par trois axes majeurs. Le renforcement de la riposte sanitaire ; l’efficiente mise en œuvre des mesures barrières de restriction, le soutien à la relance économique, le tout, en privilégiant l’utilisation des ressources endogènes du pays.

    Sur le premier axe, le gouvernement devrait continuer les efforts déjà entrepris en prônant le dialogue social avec le personnel au front. Sur le second, user de la fermeté pour mettre en œuvre les mesures édictées sans pour autant endeuiller ou blesser d’autres Togolais.

    Sur le dernier axe, le plus important sans aucun doute, il faudra planifier la relance beaucoup plus et être prêt à soutenir la résilience des entreprises nationales. En lieu et place, une sobre cérémonie de prise d’armes à la présidence de la République.

    Il faudra aussi et surtout un élan de solidarité nationale.

    Pour des jours meilleurs. Pour tous.