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Les lauréats du Togo Digital Awards récompensé par le PNUD

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a remis ce mercredi 9 juin à Lomé des prix aux 21 lauréats de la première édition de Togo Digital Awards. Ces prix sont composés d’ordinateurs, d’iPad et de montres intelligentes récemment sortis de l’usine.

L’événement est intervenu à l’occasion de l’apothéose de l’acte 1 du concours Togo Digital Awards qui célèbre les acteurs du numérique au Togo.

La compétition déroulée dans plusieurs catégories a permis de récompenser les trois meilleurs sur plusieurs critères définis par les organisateurs et le jury. Et pour le PNUD, soutenir une telle initiative vise à aider ces acteurs à faire plus et à s’inscrire dans la vision du gouvernement, qui place la transformation digitale au cœur de ses actions.

« Le PNUD accompagne globalement le gouvernement togolais dans sa vision et politique de développement et cette initiative de Togo Digital Awards s’inscrit dans la nouvelle vision du gouvernement de faire du Togo, un peuple digital, et c’est la raison pour laquelle nous avons apporté notre contribution », a déclaré le représentant résident adjoint du PNUD, Mactar Fall, qui a félicité les lauréats, tout en les encourageant à faire plus et davantage.

Les personnes primées évoluent dans plusieurs domaines, comme la santé, la culture, l’éducation ou encore l’information. Et les prix représentent un encouragement pour les lauréats.

« Pour nous c’est une édition de l’audace, en dehors de ce que nous avons pu faire cette année, nous envisageons offrir des prix qui vont récompenser l’apport des femmes dans l’environnement ou dans l’écosystème digital », a déclaré le président du comité d’organisation de Togo Digital Awards, Guillaume Djondo.

L’événement qui sera annuel promeut à la fois les meilleurs dispositifs digitaux et les personnes dont sans le savoir-faire, il n’y aurait pas eu de startups, pas eu de transition digitale, pas eu de belles campagnes, pas eu de réussites internationales.

Journée mondiale du donneur de sang : une collecte spéciale de sang prévue par le CNTS du 14 au 19 juin

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Le Centre national de transfusion sanguine (CNTS) organise du 14 au 19 juin 2021, sur son site de Lomé et des autres postes de collectes et de distributions (Afagnan, Atakpamé, Kpalimé), une collecte de sang spéciale de 7h30 à 16h.

Cette collecte spéciale entre dans le cadre des activités commémorant la Journée mondiale du donneur de sang célébrée chaque 14 juin. La journée a été officiellement lancée ce jeudi 10 juin 2021 par le CNTS. Le thème retenu pour cette année est : « Donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde ».

Les transfusions de sang contribuent à sauver des millions de vies chaque année. La journée mondiale du donneur de sang permet donc de remercier les donneurs de sang volontaires, bénévoles, du geste salvateur qu’ils font en donnant leur sang.

Elle permet aussi de sensibiliser l’opinion à la nécessité de dons de sang réguliers pour assurer la qualité, la sécurité et la disponibilité de sang et de produits sanguins pour les patients qui en ont besoin.

En effet, les transfusions sanguines peuvent aider à prolonger la vie de patients souffrant de maladies mortelles et à améliorer leur qualité de vie, et sont utilisées lors d’actes médicaux et chirurgicaux complexes. Elles jouent aussi un rôle essentiel et vital dans les soins de la mère et de l’enfant, et lors des interventions d’urgence.

Le prix des produits pétroliers à la pompe revu à la hausse

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Le prix des produits pétroliers à la pompe ont suivi une augmentation. c’est ce qu’informe le ministre du commerce de l’industrie et de la consommation locale, son collègue de l’économie et celui en charge de l’énergie et des mines dans une arrêté interministériel portant fixation des prix à la pompe des produits pétroliers.

Cette décision est intervenue, selon ces ministres, suite aux fluctuations des cours mondiaux des produits pétroliers. Et cela intervient suite à la proposition du comité de suivi des fluctuations des prix des produits pétroliers.

Cette décision selon l’arrêté prend effet à compter de ce vendredi 11 juin 2021.
Les prix de vente sont désormais fixés comme suit sur le territoire national: Le Super sans plomb est à 505 fcfa, le pétrole lampant est à 400 fcfa, le Gas-oil est à 520 fcfa, mélange 2 temps est à 606 fcfa, Gaz butane 12,5 kg est à 6500 kg, le Gaz butane 6kg est à 3120 fcfa.

Le Gouvernement veut mettre fin à la flambée des prix des denrées alimentaires

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Les prix des denrées alimentaires deviennent de plus en plus inaccessibles. Le bol de maïs est passé à 1000 FCFA (contre 650 FCFA), celui de haricot à 1500 voire 2000 FCFA selon le type, et le sorgho a doublé et se vend à 1000 FCFA la mesure contre 500 ou 400 FCFA auparavant.

Plus remarquable, le bol de farine de manioc (gari) est désormais passé à 1200 FCFA en l’espace de quelques jours.

Pour diminuer cette flambée des prix, une équipe de la Direction régionale maritime du ministère du commerce était aux marchés de Tovégan et Badja ce mardi 8 juin 2021. L’équipe était accompagnée par le Préfet de l’Avé.

Cette sortie a permis à la délégation de sensibiliser les populations de ces localités sur l’ouverture des réserves du stock de sécurité nationale par le Gouvernement à travers l’ANSAT afin de couvrir les éventuels besoins des populations et desserrer l’étau spéculatif entretenu par certains commerçants.

Cette descente dans les marchés se déroulera dans les différentes régions du pays afin de maintenir accessible l’accès aux aliments de base et éviter les prix abusifs.

M. Goakun Rossan Noël TOE, président du comité interparlementaire de l’UEMOA a échangé avec Yawa Djigbodi Tsègan

La présidente de l’Assemblée nationale, Yawa Djigbodi Tsègan, a échangé ce jeudi 10 juin 2021, au siège de l’hémicycle à Lomé, avec une délégation du comité interparlementaire de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), conduite par son président M. Goakun Rossan Noël TOE.

Au centre de leur discussion, les sujets relatifs à l’éducation et aux directives prises par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA relatives à l’évolution de la situation sanitaire liée à la COVID-19 au sein de leur espace.

 

Pour M. Goakun Rossan Noël TOE: « Nous sommes en session au niveau de Cotonou. Le comité interparlementaire a sa réunion de l’intersession du sous-comité politique sectoriel de l’Union et du sous-comité affaires générales et institutionnelles. Il s’agit de réfléchir sur la directive concernant l’harmonisation du baccalauréat au niveau de l’espace UEMOA et la transposition des directives prises par la conférence des Chefs d’Etat. Nous avons fait l’état des lieux et nous avons des perspectives. Vous savez aussi que lors de la conférence des Chefs d’Etat le 23 mars sur l’état de l’évolution du coronavirus, il y a un certain nombre de décisions qui ont été prises en ce qui concerne l’harmonisation du prix au sein de l’espace UEMOA, la reconnaissance mutuelle des résultats par les pays membres, l’ouverture progressive des frontières et le tarif au niveau du trafic frontalier ».


Le Comité interparlementaire (CIP) est un Organe de contrôle démocratique dans le schéma de fonctionnement de l’UEMOA. Il a été créé par l’article 35 du Traité constitutif de l’Union.
Il constitue une véritable représentation des populations de l’UEMOA, dans leur diversité culturelle, intellectuelle et professionnelle en vue de leur meilleure implication à l’édifice de la gouvernance démocratique, économique et politique.
Le Togo est représenté dans le CIP-UEMOA par l’honorable Yobate Kolani BAKALI, Vice-présidente de cet organe.

Le Haut Comité de la décennie des racines africaines et de la diaspora bientôt mise en place

Le Ministre des Affaires étrangères, de l’intégration régionale et des Togolais de l’extérieur, Prof. Robert DUSSEY, a présidé, ce jeudi 10 juin 2021, une réunion virtuelle de consultation, de concertation et d’échange en vue de préparer la mise en place du Haut Comité de la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la décision prise lors du 34ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine des 6 et 7 février 2021, sur proposition du Togo, décrétant: « 2021-2031 : Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine ».


Cette décision de l‘Union Africaine « demande au Togo, en collaboration avec la Commission, de mettre en place un Haut Comité chargé de l’Agenda 2021-2031, Décennie des racines africaines et de la Diaspora africaine et soumettre le projet de composition et de mandat du Comité pour approbation par les organes de décision ».
La réunion a permis aux illustres participants d’examiner et de valider les documents relatifs aux missions et à la composition du Haut Comité de la Décennie et de présenter de riches contributions en vue de concrétiser la mise en place et l’opérationnalisation du Haut Comité chargé de l’Agenda 2021-2031 de la Décennie des racines africaines et de la diaspora africaine.

Il faut noter que le « Cadre de Lomé » offre à la Commission de l’Union Africaine, ensemble avec les Etats, les organisations représentatives des diasporas et des populations de racines africaines, l’opportunité de mener des réflexions en vue de mettre en place une véritable politique et des stratégies pour mobiliser les diasporas et les communautés de racines africaines, d’une part, et un plan d’actions ambitieux devant permettre de concrétiser les retours et l’implication plus active des diasporas et des Afro descendants dans les processus de développement du continent, d’autre part.
Les participants, tout en adhérant à l’initiative de cette réunion importante, ont confirmé leur engagement à soutenir la mise en œuvre de l’Agenda de la Décennie.
Le Ministre DUSSEY, après avoir remercié l’ensemble des pays ayant participé à cette réunion, a proposé une prochaine rencontre du Haut Comité de la Décennie dans les trois mois à venir.
Il faut préciser que cette réunion a vu la participation de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Cameroun, de la Gambie, du Ghana, de la Guinée Equatoriale, du Maroc, de la Namibie, de la Tanzanie, de la Tunisie et du Togo.

Atténuation du réchauffement climatique en Afrique : les collectivités territoriales de de l’espace UEMOA cherchent des stratégies pour le renforcement de sa résilience

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Le Ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale de la Décentralisation et du développement des territoires, Payadowa Boukpessia a procédé au lancement ce jeudi 10 juin du forum régional UEMOA sur le climat. Axé autour du « Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique ».

Initié par la Convention des Maires pour l’Afrique subsaharienne (CoM SSA), cette rencontre de Lomé, qui prendra fin ce vendredi 11 juin, vise à examiner les conditions à remplir en vue de l’amplification de l’investissement climat au sein des collectivités territoriales de l’espace UEMOA et ambitionne outiller les collectivités territoriales sur les défis énergétiques et climatiques.
Organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en partenariat avec le gouvernement togolais, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la BOAD, le PNUD et expertise France, le rendez-vous fait concentrer la réflexion des participants sur les problèmes communs aux autorités en charge de la gestion des collectivités territoriales dans le domaine de l’action climatique. Ils vont par ailleurs explorer les voies et moyens et les mécanismes concrets permettant de faciliter l’accès desdits collectivités à la finance climatique dont le Fonds vert climat dans le cadre de la territorialisation des CDN en Afrique.


Au lancement des travaux, le ministre d’Etat, représentant le chef de l’Etat, s’est dit fier du choix porté sur le Togo pour la tenue de cette rencontre et la représentation du Togo par des chefs d’exécutifs locaux élues au même titre que leurs frères et sœurs des autres pays de la sous-région ouest africaine.
« Le thème du forum, Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales dans l’espace de l’UEMOA est à plus d’un titre capital dans un contexte d’actualité de défi à relever face aux dérèglements climatique qui n’épargne aucun pays. Le sujet mérite une grande attention dans un environnement doublé de la crise sanitaire mondiale liée à la pandémie de la covid-19, aggravant la question climatique et la crise économique. Ce qui appel à plus de réflexion en vue d’explorer les voies et moyens pour pouvoir s’ouvrir et entrer dans une ère nouvelle où les collectivités territoriales devront se situer en bonne place dans la relance économique compatible avec les enjeux climatiques et environnementaux », a-t-il souligné.


Il s’agit aujourd’hui, pour M. Boukpessi, de travailler à faire en sorte que les collectivités territoriales deviennent des outils d’avant-garde pour la lutte et le renforcement de la résilience et l’augmentation de l’ambition climatique pour la cause commune.
Ainsi pour réussir ce pari, le ministre invite les élus locaux des collectivités territoriales de devoir murir, élaborer et mettre en œuvre des stratégies et plans nécessaires pour inverser la tendance inquiétante actuelle de la question climatique d’où la nécessité d’une coopération agissante et collective.
C’est une occasion qui permet de faire adhérer l’ensemble des collectivités territoriales du Togo à la COM SSA, de renforcer l’approche collaborative à travers le dialogue structuré entre le niveau national et le niveau local dans le cadre de la territorialisation des contributions déterminées au niveau national des pays de l’espace UEMOA.


Ce forum permet de définir un programme readdiness régional visant à renforcer les capacités des collectivités territoriales, élaborer des portefeuilles de projets climat énergie et à accéder à la finance climat dans l’espace UEMOA, de renforcer le plaidoyer pour la connexion entre l’agenda du climat, l’agenda de la biodiversité et l’agenda du développement et de définir une position commune des collectivités territoriales des pays de l’espace UEMOA.

Un forum de haut niveau s’ouvre à Lomé sur la participation des collectivités territoriales aux problématiques climatiques

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Un forum régional sur le climat dont le thème est le « Renforcement de la résilience et augmentation de l’ambition climatique des collectivités territoriales en Afrique » s’ouvre à Lomé du 10 au 11 juin. C’est un rendez-vous qui ambitionne d’outiller les collectivités territoriales comme l’ont expliqué les organisateurs ce 09 juin 2021, lors d’un point de presse.

Organisé par Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), en partenariat avec le gouvernement togolais, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), la BOAD, le PNUD et expertise France, ce forum se déroule dans le cadre des activités de la convention des Maires pour le climat et l’énergie en Afrique subsaharienne (CoM SSA). Il a pour objectif de faire adhérer l’ensemble des collectivités territoriales du Togo a la COM SSA, de renforcer l’approche collaborative à travers le dialogue structuré entre le niveau national et le niveau local dans le cadre de la territorialisation des contributions déterminées au niveau national des pays de l’espace UEMOA.

Ce forum auquel prendront part les 117 maires du Togo, permettra de définir un programme readdiness régional visant à renforcer les capacités des collectivités territoriales, élaborer des portefeuilles de projets climat énergie et à accéder à la finance climat dans l’espace UEMOA, de renforcer le plaidoyer pour la connexion entre l’agenda du climat, l’agenda de la biodiversité et l’agenda du développement et de définir une position commune des collectivités territoriales des pays de l’espace UEMOA, rassurent les organisateurs.

Le forum est initié suite aux efforts entrepris par la Convention des Maires pour l’Afrique Subsaharienne (CoM SS) en matière d’accompagnement des collectivités territoriales dans la mise en œuvre des plans climat énergie et se veut un prolongement de ces efforts en vue de l’élaboration d’un portefeuille de projets climatiques portés par les collectivités territoriales et de leur accès à la finance climat.

Ainsi pour les deux jours consacrés au forum, plusieurs acteurs climatiques dont des ministres, des institutions régionales, internationales, financières et partenaires au développement tels que des experts de l’UEMOA, de la BAD, de la BOAD, de la BIDC, de le PNUD, de l’Union européenne, du Fonds vert climat, de la CCNUCC, du OCDE et les associations nationales de collectivités territoriales d’Afrique de l’UEMOA.

Au cours de ce forum, l’Expertise France et ses partenaires du ministère délégué en charge du Développement des territoires procéderont au lancement de la démarche nationale d’accompagnement des villes signataires de la CoM SSA.

Le Covid-19 en Afrique : les personnes plus instruites opèrent plus un déni de risque que celles peu ou pas instruites 

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Les recherches en sciences humaines et sociales ont montré que dans certaines situations, les personnes ont d’une part tendance à minimiser l’occurrence d’évènements négatifs à elles-mêmes comparées aux autres et d’autres part, à surévaluer l’occurrence d’évènements positifs à elles-mêmes plus qu’aux autres.

Ce phénomène encore appelé optimisme comparatif consisterait en un déni du risque dans des situations potentiellement nuisibles comme les accidents de la circulation, les maladies infectieuses etc. En d’autres termes, les personnes opérant un déni du risque face à la pandémie diraient « les autres sont plus susceptibles d’attraper la Covid que moi » ou encore « si je venais à attraper la Covid, je guérirais plus rapidement que les autres ».

Des équipes de recherche de l’Université Joseph Ki-Zerbo (dirigée par Dr. Abdoulaye Ouedraogo), de l’Université de Lomé (dirigée par le Professeur Paboussoum Pari) et de l’Université de Lausanne (dirigée par le Professeur Jérôme Rossier), réunies dans le cadre du projet Covid-Afrique financé par l’Agence Universitaire de la Francophonie et coordonné par M. Kokou Atitsogbe (Université de Lausanne), ont étudié comment la pandémie de la Covid-19 affecte les travailleurs en Afrique de l’Ouest.

L’étude a été menée auprès de 715 travailleurs adultes (315 au Burkina Faso et 399 au Togo) et a porté d’une part sur l’influence des variables sociodémographiques sur l’optimisme comparatif et la prise de risque au temps des premières restrictions (confinement) généralisées. Les résultats ont montré que parmi 10 variables sociodémographiques (l’âge, le sexe, le milieu de résidence, le niveau d’éducation atteint, le secteur d’activité, la situation maritale, le nombre d’enfants, le revenu mensuel, la situation d’emploi et le type de contrat), seuls le niveau d’éducation et le secteur d’activité influencent significativement l’optimisme comparatif tandis que le lieu de résidence détermine la prise de risques.

Plus précisément, plus les personnes sont instruites, plus elles manifestent un déni du risque lié à la Covid-19 tandis que les personnes peu ou pas instruites ont moins tendance à opérer un déni de risque.

Par ailleurs, le déni du risque a tendance à augmenter chez les travailleurs du secteur privé tandis qu’elle diminue chez les travailleurs des secteurs parapublic et public. Concernant la prise de risques, elle a tendance à augmenter chez les travailleurs des zones urbaines tandis qu’elle diminue chez ceux des zones périphériques et rurales.

 

Contrairement à ce à quoi l’on pouvait s’attendre, les personnes les plus instruites sont celles qui opèrent le plus un déni du risque de contracter le virus et surévaluent leur capacité à s’en remettre. Il serait utile que ce résultat puisse être largement relayé et que la sensibilisation des populations sur des pandémies comme la Covid-19 soit plus largement orientée vers les personnes instruites qu’on pourrait naïvement considérer comme les plus mesurées face à la pandémie. Cela éviterait d’avoir un effet domino négatif car en Afrique subsaharienne, la majorité des personnes analphabètes ou ayant un niveau d’éducation faible s’en remettent le plus souvent aux personnes les plus instruites pour savoir quelle attitude adopter.

 

 

Soutenance de thèse : le regard du désormais Dr Adolphe PAKAA à propos de la culture togolaise

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Le journaliste et présentateur de la télévision nationale TVT, Adolphe Mefeïnoyou PAKAA devient depuis ce samedi 05 juin 2021 docteur après avoir soutenir à l’IRES-RDEC à Lomé, sa thèse de doctorat unique en « Art, culture et patrimoine ». Une soutenance qui a reçu la mention « Très honorable » avec félicitation du jury qui a admis l’impétrant au grade de Docteur.

Le thème de la thèse « Promotion de la culture togolaise à travers les médias audiovisuels : création d’une culture TV », a été soutenu publiquement devant un jury de quatre membres présidés par M. Hétchéli Kokou Folly Lolowou, professeur titulaire en sociologie politique à l’Université de Lomé.

Le thème pose la problématique de la domination culturelle imposée aux pays du Sud par les chaînes étrangères. Partout sur le continent, la télévision d’Etat est plus préoccupée par la propagande des dirigeants au pouvoir que de la promotion de la culture nationale. Les chaines de télévision privées locales limitées par les moyens, s’en tiennent à la diffusion de programmes culturels essentiellement étrangers. Au même moment, les chaines de télévision étrangères dominent la culture africaine par leurs bouquets aux contenus culturels exotiques. La population finit par n’apprécier que la culture étrangère au détriment de la culture nationale, de plus en plus méconnue. Or le développement de tout pays s’appuie toujours sur les valeurs culturelles nationales. Au regard de la faiblesse constatée dans la promotion du patrimoine et les savoir-faire endogènes, que faire pour promouvoir la culture togolaise en déliquescence, telles sont les pistes de réflexion menées par l’impétrant qui l’ont amené à proposer la création d’une chaîne dédiée uniquement à la culture et qui sera installée dans la ville aux sept collines : Atakpamé.

Séduit par la qualité du travail, le président du jury a déclaré que « le candidat a une très bonne connaissance de la littérature relative à la télévision et à la culture. Il a su mobiliser à la fois les éléments de connaissance de l’histoire télévisuelle de l’Afrique et du Togo, les concepts de patrimoine culturel et de stratégie de développement culturel, rapporte togoscoop.


Le projet est pertinent au regard du problème identifié », avant de l’élever au grade de docteur en « Art, Culture et Patrimoine », avec une mention très honorable.
Dans le document de 338 pages, l’auteur estime que la concurrence télévisuelle globale menace la culture togolaise. Et si aucune action spécifique n’est entreprise, en termes de promotion, sauvegarde audiovisuelle et diffusion télévisuelle, le patrimoine culturel du Togo risque de disparaître avec le temps.

Au regard de la faiblesse constatée dans les stratégies de promotion du patrimoine et les savoir-faire endogènes, le candidat se fixe comme objectif de mettre en place des stratégies de promotion des richesses culturelles togolaises au moyen de l’audiovisuel pour un développement socioculturel du pays. Ceci, à travers deux actions phares : déterminer les faiblesses des grilles des programmes de télévision inhérentes à la promotion de la culture togolaise et de proposer une stratégie résiliente d’une télévision dédiée à la culture togolaise pour sa promotion et sa valorisation.

Pour le récipiendaire Adolphe Mefeïnoyou PAKAA « Une prise en compte des émissions culturelles par les médias audiovisuels constitue la solution à la promotion et à la valorisation des richesses culturelles endogènes du Togo. Une télé culture avec une grille de programme entièrement dédiée à la culture togolaise peut contribuer efficacement à la dynamique culturelle au Togo. La production des émissions sur le patrimoine culturel togolais et leur diffusion contribuent à la sauvegarde et à la valorisation de la culture togolaise ».

Dr Adolphe Pakaa, est un journaliste de formation. Il a été d’août 2000 à mai 2019 journaliste, animateur d’émissions et présentateur à la télévision nationale (TVT). Il a reçu plusieurs distinctions en lien avec son professionnalisme dans le métier.
En 2016, il a été lauréat du 1er prix du Président, prix d’engagement pour la culture en Télévision. En 2018, 1er prix de la 1ère édition du concours national  »Lauriers du Journalisme d’Impact au Togo », toujours dans la catégorie Télévision. En mai 2019, il est nommé Directeur de la Communication du Premier ministre de la République Togolaise, poste qu’il occupe à ce jour.