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Togo-Tunisie : Lomé et Tunis misent sur la ZLECAf pour dynamiser leurs échanges économiques

Le Togo et la Tunisie souhaitent insuffler une nouvelle dynamique à leur coopération bilatérale. En visite officielle à Tunis, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a signé le 15 juin 2026 avec son homologue tunisien, Mohamed Ali Nafti, un mémorandum d’entente instituant des consultations régulières entre les deux départements ministériels.

Cet accord vise à renforcer le cadre de concertation entre Lomé et Tunis et à favoriser une coopération plus étroite dans plusieurs domaines stratégiques.
Au cœur des discussions figure la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), considérée par les deux pays comme un levier essentiel pour stimuler le commerce intra-africain.

Les deux ministres ont souligné la nécessité de mieux exploiter les opportunités offertes par cet espace économique afin d’intensifier les échanges de produits dans lesquels chacun dispose d’avantages comparatifs.

Dans cette perspective, les discussions ont notamment porté sur la promotion des dattes et de l’huile d’olive tunisiennes, ainsi que du cacao togolais. Une orientation qui s’inscrit dans la volonté croissante des États africains de diversifier leurs marchés et de réduire leur dépendance vis-à-vis des partenaires extérieurs.


Au-delà des échanges commerciaux, le Togo et la Tunisie entendent élargir leur partenariat à d’autres secteurs porteurs. Les deux parties ont ainsi élaboré un programme de travail couvrant la période 2026-2027.


Ce cadre de coopération accorde une place particulière à la santé numérique, à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, des domaines jugés stratégiques dans le contexte actuel de transformation numérique et de développement du capital humain sur le continent.

Pour le Togo, cette démarche s’inscrit dans une stratégie de diversification des partenariats économiques et de consolidation de son intégration régionale, une orientation poursuivie ces dernières années par les autorités togolaises.

Pya : AGRO KONIS renforce les capacités des éleveurs pour dynamiser la filière

Les engagements pris lors du forum des jeunes natifs de Pya, organisé le 20 décembre 2025, commencent à prendre forme sur le terrain.

Dans cette dynamique, l’entreprise AGRO KONIS a animé, lundi 16 juin 2026, un atelier consacré aux techniques modernes d’élevage à l’hôtel KAMAKA, dans la commune de Kozah 2. La rencontre a réuni des éleveurs, des techniciens et des étudiants venus de plusieurs localités de la région de la Kara.

Cette initiative vise à concrétiser les ambitions de développement local et de promotion de l’entrepreneuriat exprimées lors du forum. À travers cette formation, AGRO KONIS entend doter les acteurs du secteur des connaissances nécessaires pour améliorer leurs pratiques et accroître les performances de leurs exploitations.


Au cours des travaux, une attention particulière a été accordée à l’alimentation animale. Les participants ont été formés sur les besoins nutritionnels essentiels des animaux, notamment en énergie, protéines et minéraux, ainsi que sur les méthodes de formulation de rations adaptées aux différentes espèces. Les formateurs ont également insisté sur l’importance de la qualité des intrants dans l’amélioration de la productivité.


Les échanges ont aussi porté sur le rôle du Complexe Minéral Vitaminé (CMV) et sur la qualité de l’eau destinée à l’abreuvement. Les spécialistes ont souligné la nécessité de contrôler le pH de l’eau et recommandé l’utilisation d’équipements permettant un suivi en temps réel afin d’optimiser les performances des élevages.


Profitant de cette occasion, AGRO KONIS a présenté sa gamme de solutions destinées aux producteurs. Celles-ci comprennent notamment des aliments pré-formulés pour volailles, des compléments minéraux vitaminés, des programmes d’amélioration génétique pour les filières avicole, bovine et porcine, ainsi que des dispositifs de biosécurité destinés à prévenir les épizooties.


Pour le directeur général de l’entreprise, Edem Kouete, cette démarche répond à la nécessité de rapprocher les intrants des producteurs de la région de la Kara et de réduire les coûts liés à leur transport depuis Lomé. Selon lui, cette stratégie permettra d’améliorer la rentabilité des exploitations et de limiter la dépendance du pays aux importations de produits carnés.


AGRO KONIS entend poursuivre cette dynamique à travers l’organisation régulière de formations et de visites de terrain. L’entreprise mise particulièrement sur le potentiel de la filière avicole, considérée comme un important levier de création d’emplois pour les jeunes.


Créée officiellement en février 2025, AGRO KONIS s’appuie sur une expertise développée depuis 2017 dans la production d’aliments destinés au bétail et à la volaille.

Transport aérien : à Lomé, l’Afrique accélère la mise en œuvre de son marché unique

Ouverte officiellement ce 15 jusqu’au 19 juin 2026, Lomé accueille la première Convention et Exposition africaines du transport aérien.

Cette rencontre continentale vise à lever les obstacles réglementaires et fiscaux qui entravent encore le développement de l’aviation civile et l’intégration du ciel africain.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, également désigné « Champion » du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) par l’Union africaine.

Plusieurs personnalités de premier plan ont pris part à l’événement, notamment le président rwandais Paul Kagame, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, ainsi que des représentants de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), de l’Association du transport aérien international (IATA) et du Conseil international des aéroports (ACI Afrique).

Quatre priorités pour transformer le ciel africain
Devant les participants, Faure Gnassingbé a présenté quatre axes stratégiques destinés à faire du transport aérien un levier majeur de croissance et d’intégration économique du continent.


Le premier défi consiste à passer des engagements politiques aux réalisations concrètes. Pour le dirigeant togolais, les États doivent harmoniser leurs réglementations, faciliter les droits de trafic et ouvrir davantage les corridors aériens afin de favoriser une meilleure connectivité entre les différentes régions du continent.


La deuxième priorité concerne la réduction des coûts du transport aérien. Faure Gnassingbé a plaidé pour la mise en place d’un environnement plus compétitif à travers la modernisation des infrastructures aéroportuaires, le renforcement des compagnies africaines et la rationalisation des taxes qui pèsent sur le secteur. Une simplification des procédures administratives devrait également permettre de faciliter la mobilité des opérateurs économiques, des étudiants et des touristes.


Le Président du Conseil a également mis l’accent sur le développement du fret aérien, qu’il considère comme un outil stratégique pour accompagner la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). Selon lui, l’aviation cargo doit être intégrée à une chaîne logistique multimodale associant les réseaux routiers, ferroviaires et maritimes afin de soutenir les exportations agricoles et industrielles africaines.


Enfin, il a appelé à l’émergence d’une industrie aéronautique africaine plus souveraine et durable. L’objectif est de réduire la dépendance technologique du continent, de favoriser la création d’emplois qualifiés et de développer des centres de maintenance locaux, tout en prenant en compte les exigences liées à la transition écologique.


Les propositions du dirigeant togolais ont été saluées par les différents participants. Le président rwandais Paul Kagame a exhorté les pays africains à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires.


« Aucun pays ne peut réussir seul ni prospérer dans la fragmentation », a-t-il déclaré, invitant les États à passer des discours aux actions concrètes.
De son côté, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a salué les efforts déployés par le Togo dans la promotion du marché unique du transport aérien africain. En reconnaissance de son engagement, la Commission africaine de l’aviation civile et l’Union africaine ont décerné une distinction au Président du Conseil togolais.


À travers l’organisation de cette convention, le Togo entend renforcer son positionnement comme plateforme commerciale et logistique majeure en Afrique de l’Ouest. Une ambition qui, selon Faure Gnassingbé, ne peut se concrétiser qu’à travers une coopération renforcée et une meilleure interconnexion des économies africaines.


La rencontre de Lomé apparaît ainsi comme une nouvelle étape dans la construction d’un marché aérien africain intégré, plus compétitif et capable de soutenir les ambitions économiques du continent.

Université de Kara : une cellule de réflexion créée pour promouvoir l’éthique et l’intégrité dans l’enseignement supérieur

La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) poursuit ses efforts pour renforcer la culture de l’intégrité au Togo.

Dans cette dynamique, elle a signé, le 10 juin 2026, une décision portant création d’une cellule de réflexion chargée de définir une stratégie d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption et aux valeurs d’intégrité dans les programmes de formation de l’Université de Kara.


La cérémonie a été co-présidée par la présidente de l’Université de Kara, la professeure Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou. Cette initiative traduit la volonté des deux institutions de faire de l’éthique, de la responsabilité et de l’intégrité des valeurs essentielles dans la formation des futurs cadres du pays.


Selon le président de la HAPLUCIA, la mission de cette cellule sera d’identifier les méthodes et les approches pédagogiques les mieux adaptées pour intégrer les valeurs éthiques dans l’enseignement supérieur. Composée de 15 membres, elle dispose d’un délai de deux mois pour proposer une stratégie opérationnelle.


Aba Kimelabalou a souligné que cette démarche s’inscrit dans les priorités nationales en matière de bonne gouvernance et de prévention de la corruption. Il a également salué l’engagement de l’Université de Kara, qui accompagne activement ce projet depuis son lancement.


De son côté, la présidente de l’Université de Kara a mis en avant l’importance de cette initiative pour la formation d’étudiants plus conscients des exigences de l’éthique et des enjeux liés à la corruption. Elle a réaffirmé la disponibilité de son institution à soutenir pleinement les travaux de la cellule.


À travers cette action, la HAPLUCIA et l’Université de Kara entendent contribuer à l’émergence d’une jeunesse universitaire engagée en faveur de l’intégrité et de la bonne gouvernance.

Le LaLD au cœur du débat sur le discours de haine et la promotion de la paix

À la suite de la cérémonie d’ouverture, les Journées d’études du Laboratoire Langue, Littératures et Développement (LaLD) ont donné lieu à d’intenses réflexions académiques à travers une table ronde et une conférence inaugurale consacrées aux enjeux du discours de haine et de la cohésion sociale.

Placée sous le thème « Paroles qui divisent, voix qui rassemblent : combattre le discours de la haine pour bâtir la paix », la table ronde a été animée par la Dre Delalom Agbessi (MA), enseignante-chercheure en Lettres modernes. Elle a réuni plusieurs spécialistes issus de divers horizons : le Dr Wiyao Pouwaka, enseignant-chercheur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques, M. Paring Bislaou, juriste au ministère de la Sécurité, le Dr Adji Tchakabera Chakbera, rédacteur en chef à la TVT et expert en sociologie de l’information et de la communication, ainsi que le Révérend Père Augustin Kagnouda, coordonnateur Justice et Paix du diocèse de Kara.


Les discussions ont permis d’examiner les différentes formes que peut prendre le discours de haine, ses conséquences sur le vivre-ensemble et les moyens de prévenir sa propagation. Les intervenants ont notamment insisté sur le rôle du droit, des médias, de l’éducation et des institutions sociales dans la préservation de la paix et du dialogue.


La conférence inaugurale a été assurée par le Professeur Atafei Pewissi, spécialiste de littérature anglophone africaine à l’Université de Lomé. Modérée par le Dr Gbandi Adouna (MC), enseignant-chercheur en linguistique africaine à l’Université de Kara, elle portait sur le thème « De la symbolique du cafard à la déconstruction du discours de haine en contexte africain ».

À travers une analyse approfondie des représentations symboliques et du langage, le conférencier a mis en évidence la manière dont certains discours contribuent à la stigmatisation et à l’exclusion, tout en soulignant l’importance de leur déconstruction pour favoriser la paix et le respect mutuel.


Par ces échanges scientifiques de haut niveau, le LaLD confirme sa volonté de contribuer à la réflexion sur les défis contemporains liés au langage, à la communication et à la consolidation de sociétés plus inclusives et pacifiques.

Le point sur les efforts de paix dans l’Est de la RDC et la région des Grands Lacs



La capitale togolaise a accueilli le 7 juin une réunion semestrielle consacrée à l’évaluation du processus de médiation mené dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.

Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le prolongement des travaux lancés en janvier dernier à Lomé sous l’égide du médiateur de l’Union africaine, Faure Essozimna Gnassingbé.

Pendant deux jours, les représentants des organisations régionales d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que plusieurs partenaires engagés dans les initiatives de paix examinent les avancées réalisées dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine.

Les discussions portent notamment sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état de mise en œuvre des différentes initiatives diplomatiques et les obstacles qui continuent de freiner le retour à une paix durable. Les participants évaluent également les mécanismes de coordination destinés à renforcer l’efficacité des actions menées sur le terrain.

Cette rencontre intervient alors que plusieurs zones de l’Est congolais restent confrontées à l’activisme de groupes armés, une situation qui entretient l’insécurité et accentue la crise humanitaire touchant des millions de personnes déplacées.

Pour le Togo, chargé de la médiation de l’Union africaine dans ce dossier, cette session constitue une étape importante pour maintenir la dynamique de dialogue et consolider les efforts de paix.

Représentant le Président du Conseil, le ministre de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Johnson, a souligné la nécessité d’une mobilisation collective afin de préserver les acquis du processus et de favoriser une stabilisation durable de la région.


À travers l’organisation de cette nouvelle rencontre, Lomé confirme son statut de carrefour diplomatique en Afrique et réaffirme son engagement en faveur du dialogue, de la paix et de la sécurité sur le continent.

Papa Madiaw Ndiaye fait le point des performances du groupe Ecobank à Faure Gnassingbé


Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu en audience à Lomé, le 3 juin dernier, Papa Madiaw Ndiaye, président du Conseil d’administration d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI).

Cette rencontre a permis de faire le point sur les résultats de l’Assemblée générale des actionnaires ainsi que sur les perspectives de croissance du groupe bancaire panafricain.


Au cours des échanges, le responsable d’ETI a présenté les performances financières réalisées par Ecobank au titre de l’exercice 2025 et exposé les principales orientations stratégiques retenues pour les années à venir. Il a souligné que cette démarche s’inscrit dans une logique de transparence vis-à-vis des autorités togolaises.

Selon Papa Madiaw Ndiaye, le statut particulier dont bénéficie Ecobank au Togo justifie cette tradition de concertation avec les plus hautes autorités du pays. Il a ainsi réaffirmé l’engagement du groupe à rendre compte régulièrement de ses activités et des décisions prises avec ses actionnaires.


Le président du Conseil d’administration d’ETI a également salué la vision du Président du Conseil en matière d’intégration africaine. D’après lui, cette politique contribue à renforcer le système financier continental et à favoriser une meilleure circulation des investissements et des échanges économiques en Afrique.


Basé à Lomé depuis sa création en 1985, Ecobank Transnational Incorporated figure parmi les principaux groupes bancaires panafricains. Présent dans plusieurs pays du continent, le groupe œuvre en faveur de l’inclusion financière, du développement économique et de l’intégration des marchés africains.

Journée nationale de l’arbre : l’Université de Kara renforce son engagement écologique par une vaste opération de reboisement

À l’instar des institutions publiques et privées mobilisées à travers le pays, l’Université de Kara a marqué la Journée nationale de l’arbre, célébrée le 1er juin 2026, par une importante activité de reboisement sur son campus.


La cérémonie s’est déroulée sur le site des nouvelles infrastructures du campus nord, en présence des autorités universitaires, des enseignants-chercheurs, du personnel administratif et technique ainsi que des étudiants. Ensemble, ils ont procédé à la mise en terre de plusieurs jeunes plants de différentes espèces, témoignant ainsi de leur engagement en faveur de la préservation de l’environnement.
Placée sous le slogan « Notre campus, notre environnement, notre responsabilité », cette initiative s’inscrit dans la vision nationale de restauration du couvert végétal et contribue à l’ambitieux programme gouvernemental visant la plantation d’un milliard d’arbres d’ici à 2030.
Présidant l’activité, la présidente de l’Université de Kara, la Professeure Prénam Houzou-Mouzou, a rappelé que la protection de l’environnement constitue un défi collectif qui nécessite l’implication de tous. Elle a souligné que chaque arbre planté représente un geste concret pour atténuer les effets du changement climatique et améliorer durablement le cadre de vie des populations.
La responsable de l’institution a également invité l’ensemble de la communauté universitaire à assurer le suivi et l’entretien des plants afin de garantir leur développement et leur survie dans le temps.
Cette opération a suscité une forte adhésion des étudiants, qui y voient une opportunité de contribuer activement à la protection de l’environnement. Pour plusieurs participants, ces actions renforcent la conscience écologique des jeunes et encouragent l’adoption de comportements responsables face aux enjeux environnementaux actuels.
À travers cette mobilisation, l’Université de Kara confirme sa volonté d’intégrer les principes du développement durable dans ses actions et de participer pleinement aux efforts nationaux de reboisement. Une démarche qui rappelle que la sauvegarde de l’environnement est l’affaire de tous et que chaque arbre planté constitue un pas supplémentaire vers un avenir plus vert et plus résilient pour le Togo.

1er juin 2026: Lancement de la campagne nationale de reboisement 2026

Le Togo poursuit son grand défi environnemental : restaurer et protéger ses forêts et lutter contre les effets du changement climatique.

Depuis mai 2021, le Gouvernement, sous l’impulsion du Président du Conseil, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBÉ, s’est engagé dans un programme ambitieux : planter un milliard d’arbres d’ici 2030.

Dans ce cadre, la journée nationale de l’arbre, célébrée chaque 1er juin depuis 1977, reste un moment fort. Cette année, c’est le centre d’enfouissement technique d’Aképé, dans la préfecture de l’Avé, qui accueillera le lancement officiel de la campagne nationale de reboisement 2026.


Une mobilisation citoyenne à travers tout le pays
En prélude à cette grande activité, le ministère de l’environnement, des ressources forestières, de la protection côtière et du changement climatique organise dès le 25 mai 2026 une vaste campagne de communication.

Radios locales et télévisions donneront la parole aux responsables régionaux et préfectoraux de l’environnement, ainsi qu’aux acteurs du bois et aux pépiniéristes.


Les échanges se feront dans les langues locales pour expliquer le bilan des cinq premières années du programme, pourquoi le reboisement est une priorité nationale et comment la campagne sera organisée dans chaque région et préfecture.

Le ministère insiste sur le rôle essentiel des collectivités locales, des femmes, des jeunes, de la société civile et des ONG… Au-delà de la mise en terre, l’entretien et le suivi des plants seront au cœur de cette dynamique. L’objectif est clair : rassembler toute la population autour d’un même projet de reboisement, afin de bâtir un avenir plus vert et durable pour le Togo.


Une responsabilité partagée pour l’avenir du Togo
Le reboisement est une question de survie nationale. Les forêts togolaises protègent les sols contre l’érosion, régulent l’eau, et offrent des ressources vitales aux communautés rurales.

Dans un contexte où le pays fait face à la pression démographique, à l’exploitation du bois et aux effets visibles du changement climatique, chaque arbre planté devient un acte de résistance et d’espoir.


Le Gouvernement appelle ainsi chaque citoyen, des villages aux grandes villes, à prendre part à cette mobilisation, car l’avenir du Togo dépend de la capacité collective à préserver son environnement.

Cette mobilisation doit s’incarner dans un tryptique clair et porteur : planter et entretenir les arbres tout au long de l’année afin d’assurer leur pérennité, restaurer durablement nos paysages forestiers pour renforcer la résilience écologique et sociale, et enfin transformer structurellement notre économie en faisant des ressources naturelles abondantes un véritable levier de prospérité.


Somme toute, l’Afrique doit désormais s’appuyer sur ses ressources naturelles pour impulser une transformation économique durable et inclusive, reliant ainsi l’action environnementale à la construction d’un avenir prospère par et pour tous.

Un colloque sous-régional ouvert à Lomé sur les défis de la désinformation religieuse

La 9ᵉ édition du Colloque sous-régional du Dialogue interreligieux, une rencontre consacrée cette année à la problématique de la désinformation liée au fait religieux s’est tenue à Lomé.

L’événement est organisé par la Konrad Adenauer Stiftung, en partenariat avec le Centre de Recherche Politique d’Abidjan, l’ambassade d’Israël en Côte d’Ivoire et le Centre d’Observation de Promotion de l’Etat de Droit au Togo.

Pendant deux jours, des leaders religieux, universitaires, spécialistes des médias et représentants de la société civile venus du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée échangent autour du thème : « Religion et Désinformation ».

Dans un contexte marqué par la circulation massive de fausses informations sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, les participants réfléchissent aux moyens de prévenir les manipulations et de promouvoir une communication responsable.

Les travaux s’articulent autour de trois panels thématiques et de sessions de réflexion en groupe réunissant une quinzaine de participants.


Lors du premier panel consacré à l’approche théologique du phénomène de la désinformation, le docteur Zoulkoufoulou Ouro-Gbélé a mis en avant la désinformation historique dont les religions endogènes africaines auraient longtemps été victimes.

Selon lui, la transmission orale de ces croyances a favorisé des interprétations erronées, souvent héritées de la période coloniale.

« Depuis l’époque coloniale, d’autres ont défini ce qu’était la religion endogène africaine, parfois en la présentant comme idolâtre ou polythéiste », a-t-il expliqué, estimant que cette perception déformée a contribué à nourrir des tensions sociales et religieuses.

L’universitaire a insisté sur le rôle essentiel de l’éducation dans la promotion de la tolérance et de la coexistence pacifique entre les différentes croyances.

Le deuxième panel, consacré à l’approche contemporaine du phénomène, a été marqué par l’intervention du père Dominique Rosario Agbalenyo. Le religieux catholique a dénoncé les dérives liées aux fake news et à l’usage abusif des technologies de l’information.

Pour lui, la désinformation constitue une forme de déshumanisation de la communication et représente un danger pour la cohésion sociale.

Il a rappelé que l’Église catholique encourage depuis plusieurs décennies une culture de vérité, de responsabilité et de discernement à travers ses réflexions sur la communication sociale.

Face aux défis du numérique, il a plaidé pour un renforcement de l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique afin de mieux préparer les populations à faire face aux manipulations de l’information.


Le troisième panel a permis d’explorer plusieurs pistes d’action pour renforcer le rôle des acteurs religieux dans la lutte contre la désinformation.

Les participants ont notamment évoqué la mise en place de réseaux interreligieux de veille, le développement d’outils de vérification adaptés aux réalités africaines ainsi que l’organisation de formations spécifiques à destination des communautés religieuses.

La deuxième journée du colloque est consacrée à des travaux de groupe visant à formuler des recommandations concrètes destinées aux institutions publiques et aux organisations religieuses de la sous-région.

À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de faire du dialogue interreligieux un outil de prévention des tensions et un levier pour promouvoir une information fiable et responsable dans l’espace africain.