Catégorie : SOCIETE

  • Kévé-Edzi : l’AFSL mise sur l’autonomisation des femmes et la santé pour transformer la communauté

    Kévé-Edzi : l’AFSL mise sur l’autonomisation des femmes et la santé pour transformer la communauté


    L’Association Amour, Foi, Succès, Liberté (AFSL) renforce son action sociale en faveur des populations vulnérables.

    À Kévé-Edzi, dans la préfecture de Kévé, l’organisation présidée par Stéphanie AVOCEVOU a officiellement lancé, lundi 3 août 2026, le Programme KAFUI, une initiative destinée à favoriser l’autonomie financière des femmes. L’association a également engagé la réhabilitation du Centre de Santé d’Edzi.


    Cette double intervention vise à répondre à deux préoccupations majeures de la communauté : les difficultés économiques auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes et les conditions d’accès aux soins de santé.

    Le Programme KAFUI repose notamment sur un système de financement rotatif. Un premier groupe de dix femmes bénéficie d’un capital destiné à créer ou renforcer des activités génératrices de revenus dans plusieurs domaines, notamment le commerce, l’agriculture, le petit élevage et la transformation des produits.


    Le dispositif prévoit que les bénéficiaires conservent les bénéfices issus de leurs activités, tandis que le capital initial est progressivement transmis à d’autres groupes. L’objectif est de permettre à un nombre croissant de femmes d’accéder à des ressources financières et de créer une dynamique économique durable au sein de la communauté.


    Pour faciliter le déplacement des marchandises et des productions agricoles, deux tricycles ont également été remis aux bénéficiaires. Cette dotation devrait contribuer à réduire les difficultés liées au transport et à améliorer la rentabilité de certaines activités.


    L’AFSL accompagne par ailleurs les femmes bénéficiaires dans leur adhésion à l’Assurance Maladie Universelle pour les Travailleurs Non Salariés (AMU-TNS) de la CNSS, afin de renforcer leur couverture sanitaire.


    Le Centre de Santé d’Edzi sera réhabilité
    L’intervention de l’association ne se limite pas au volet économique. Face à l’état de dégradation avancée du Centre de Santé d’Edzi, l’AFSL a entrepris sa réhabilitation.


    Les travaux doivent permettre d’améliorer les conditions d’accueil et de prise en charge des patients et de donner aux habitants un cadre plus approprié pour bénéficier des soins de santé de base.


    Pour l’association, l’accès à la santé constitue un élément essentiel de l’autonomisation des femmes. Une meilleure prise en charge sanitaire doit notamment permettre aux femmes de préserver leur capacité à travailler, à entreprendre et à prendre soin de leurs familles.


    Au nom des cinquante femmes bénéficiaires du Programme KAFUI, AKOTA Aku Kekeli a exprimé sa reconnaissance à la présidente de l’AFSL pour le financement et les différentes mesures d’accompagnement.


    Elle a souligné que cet appui leur offre la possibilité de démarrer ou de relancer leurs activités économiques, tout en saluant les travaux engagés au Centre de Santé d’Edzi et l’accompagnement en matière de couverture maladie.


    Les bénéficiaires se sont engagées à gérer les ressources mises à leur disposition avec sérieux afin de contribuer à la pérennisation du programme.


    La communauté de Kévé-Edzi a également marqué sa reconnaissance à Stéphanie AVOCEVOU. Au nom des habitants, Togbui AHIATROGA, chef du village, l’a élevée au rang de Reine-Mère d’Edzi, en hommage à ses différentes actions en faveur de la localité.


    Un programme pensé pour les femmes rurales
    Pour Stéphanie AVOCEVOU, le Programme KAFUI ambitionne d’apporter une réponse aux difficultés particulières rencontrées par les femmes à faibles revenus, notamment celles vivant en milieu rural et qui restent souvent éloignées des mécanismes classiques de financement.


    « Le Programme KAFUI est bien plus qu’un soutien financier : c’est une main tendue vers l’indépendance, la dignité et l’espoir », a-t-elle déclaré.


    S’appuyant sur son expérience d’économiste et d’ancienne cadre bancaire, la présidente de l’AFSL estime que l’absence d’épargne et d’antécédents bancaires constitue un frein important à l’accès au crédit. Le mécanisme mis en place doit donc permettre aux bénéficiaires de développer progressivement une capacité financière pouvant, à terme, faciliter leur accès aux banques et aux institutions de microfinance.


    Elle a également exhorté les femmes bénéficiaires à faire preuve de rigueur, de détermination et de responsabilité dans la conduite de leurs activités.
    L’AFSL veut étendre le Programme KAFUI
    Créée et présidée par Stéphanie AVOCEVOU, l’AFSL est une organisation togolaise à but non lucratif qui intervient notamment dans l’autonomisation des femmes, la santé, les droits humains et l’éducation inclusive.


    Ses actions comprennent entre autres la sensibilisation sur l’autisme, des consultations spécialisées, l’accompagnement des familles vulnérables et la distribution de fournitures scolaires.


    Avec le lancement du Programme KAFUI à Kévé-Edzi et la réhabilitation du centre de santé, l’association entend renforcer son approche fondée sur le développement économique et le bien-être social.


    L’initiative devrait servir de modèle pour d’autres communautés. L’AFSL envisage ainsi d’étendre progressivement le Programme KAFUI à d’autres localités du Togo, avec l’ambition de contribuer davantage à l’autonomisation économique des femmes et à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales.

  • L’UCAO-UUT a célébré ses diplômés et lance le jubilé des 20 ans de l’institution

    L’UCAO-UUT a célébré ses diplômés et lance le jubilé des 20 ans de l’institution


    L’Université Catholique de l’Afrique de l’Ouest – Unité Universitaire au Togo (UCAO-UUT) a célébré, ce samedi 1er août 2026 à Lomé, la collation des grades de ses promotions tout en donnant le coup d’envoi officiel des festivités marquant son vingtième anniversaire.

    Une cérémonie solennelle qui a consacré les efforts des étudiants ayant achevé avec succès leur parcours universitaire et ouvert une année jubilaire placée sous le signe de l’excellence académique, de la réflexion scientifique et du rayonnement institutionnel.

    0-3840×1742-0-0-{}-0-24#


    Présidée par M. Tegnama Ewezima, représentant le ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, la cérémonie a réuni les autorités universitaires, des responsables administratifs et politiques, des partenaires de l’institution, des parents d’étudiants ainsi qu’un large public venu partager ce moment de consécration.


    Au total, plus de 105 étudiants, en Licence et en Master, ont reçu leur diplôme, récompensant plusieurs années de travail, de persévérance et d’engagement. Les meilleurs de chaque promotion ont également été distingués pour leurs performances académiques.


    Dans son allocution, le représentant du ministre a rappelé que l’enseignement supérieur constitue un pilier essentiel de la transformation économique et structurelle du Togo.


    « Il ne s’agit plus seulement de former, mais de transformer les personnes : former des diplômés compétents, des citoyens responsables, capables d’innover, de s’adapter aux mutations du monde et de contribuer activement au développement de notre pays », a-t-il déclaré.


    Il a souligné que le colloque scientifique international consacré au thème : « L’Afrique et les reconfigurations idéologiques dans le monde : normes, valeurs, politiques publiques et transformations socio-économiques », est une rencontre qui permettra à nourrir la réflexion sur les mutations qui traversent le continent africain et les réponses à y apporter.

    S’adressant aux nouveaux diplômés, il les a exhortés à poursuivre leur apprentissage tout au long de leur carrière afin de s’adapter aux évolutions permanentes du monde professionnel. Il a également félicité les parents, les enseignants et les partenaires de l’université pour leur contribution à la qualité de la formation dispensée, tout en saluant les liens développés avec les entreprises publiques et privées pour renforcer l’employabilité des diplômés.

    Le président de l’UCAO-UUT, le Révérend Père Anicet Tounwendsida Kaboré, a rappelé que cette cérémonie symbolise la mission première de l’institution, unique université privée catholique du Togo et membre du réseau sous-régional de l’UCAO, présent au Burkina Faso, au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali, au Sénégal et au Togo.
    Selon lui, l’université poursuit une ambition claire , celle de former des femmes et des hommes compétents tout en cultivant les valeurs humaines fondamentales telles que l’intégrité, l’humilité, le sens du service, la responsabilité et la générosité.
    « Voir nos diplômés lancer leurs toques en l’air est un moment de joie et de fierté. C’est la célébration d’un effort collectif impliquant les enseignants, le personnel administratif, les responsables de l’université ainsi que les parents qui nous ont accordé leur confiance », a-t-il souligné.


    Évoquant les vingt ans de l’institution, le président a indiqué que cette étape marque l’entrée de l’UCAO-UUT dans une nouvelle phase de son développement. L’année jubilaire sera rythmée par des colloques scientifiques, des concours académiques, des compétitions sportives, des activités culturelles, des actions de visibilité institutionnelle, des célébrations communautaires ainsi que des initiatives mettant en valeur la gastronomie africaine..


    Pour les diplômés, cette journée restera gravée comme l’aboutissement de plusieurs années d’efforts. Le récipiendaire, M. Yohanès Akoli, diplômé en Master Communication publique et politique, a salué le travail accompli et a insisté sur la nécessité de se former en permanence.


    Selon lui, les mutations rapides du journalisme, notamment avec l’émergence de l’intelligence artificielle, imposent une mise à jour constante des compétences ainsi qu’une réflexion approfondie sur les usages éthiques de ces nouveaux outils. Il a également exprimé son ambition de poursuivre ses recherches, convaincu que les domaines de la donnée et de l’intelligence artificielle offrent encore de vastes perspectives pour faire progresser la profession.


    Au-delà de la célébration, l’UCAO-UUT a profité de l’événement pour mettre en lumière l’évolution constante de son offre académique, adaptée aux exigences du marché de l’emploi et aux nouveaux besoins de la société.


    L’université propose des formations en Droit, Informatique, Ingénierie informatique, Sciences économiques et de gestion, avec des parcours spécialisés en cybersécurité, intelligence artificielle, big data, génie logiciel, communication et marketing digital, finance, gestion des ressources humaines, comptabilité, économie appliquée, droit maritime, propriété intellectuelle et fiscalité de l’entreprise.


    Les responsables universitaires invitent les nouveaux bacheliers ainsi que les étudiants désireux de poursuivre ou de réorienter leurs études à rejoindre l’établissement, qui met également l’accent sur le développement du leadership, de l’engagement citoyen, des compétences pratiques et de l’épanouissement personnel à travers une riche vie associative.

    Après vingt années d’existence, l’UCAO-UUT affiche ainsi son ambition de consolider son rôle d’université de référence en Afrique de l’Ouest, en rapprochant davantage la recherche scientifique, la formation académique et les réalités du monde socio-économique afin de former une nouvelle génération de diplômés capables de relever les défis du continent.

  • FESMA 2026 : une rencontre de préparation pour aider les exposants à optimiser leur participation

    FESMA 2026 : une rencontre de préparation pour aider les exposants à optimiser leur participation

    La cinquième édition du Festival La Marmite (FESMA) sera bientôt lancée du 12 au 16 août 2026 sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé. Le comité d’organisation dans le souci de bien faire renforce les préparatifs en conviant les exposants à une rencontre stratégique le 30 juillet prochain.


    Cette séance, programmée à partir de 9 heures à l’Hôtel Lébéné, permettra aux participants de prendre connaissance des principales dispositions liées au déroulement de l’événement. Les organisateurs y présenteront le programme officiel, les modalités d’accès, les mesures de sécurité, ainsi que les informations relatives à l’attribution des stands et à la distribution des badges.

    Au-delà des aspects logistiques, cette rencontre vise à renforcer les capacités des exposants afin qu’ils tirent pleinement profit de leur participation au festival. Des conseils pratiques seront partagés sur les techniques de vente, l’accueil des visiteurs et les stratégies permettant d’améliorer les performances commerciales durant les cinq jours de l’événement.


    Le comité mettra également l’accent sur le marketing numérique. Les exposants bénéficieront d’une initiation aux bonnes pratiques de communication digitale, notamment l’utilisation des réseaux sociaux pour accroître la visibilité de leurs produits, attirer davantage de visiteurs et fidéliser leur clientèle avant, pendant et après le festival.


    Une séance d’échanges avec les organisateurs est également prévue afin de répondre aux préoccupations des participants et d’apporter les derniers ajustements nécessaires avant le lancement officiel du FESMA 2026.


    Le comité d’organisation souligne que cette réunion constitue une étape importante pour assurer une participation efficace des exposants et les invite à confirmer leur présence dans les délais impartis auprès du Commissariat général du festival.

    Au fil des éditions, le Festival La Marmite s’est imposé comme l’un des principaux rendez-vous gastronomiques d’Afrique de l’Ouest. Il met en valeur les richesses culinaires africaines, favorise la consommation des produits locaux et contribue à la promotion du tourisme, de l’entrepreneuriat et de l’innovation dans les secteurs de la restauration et de l’agroalimentaire.

  • Attiégou : l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI encourage l’excellence scolaire avec des bourses et des kits pédagogiques

    Attiégou : l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI encourage l’excellence scolaire avec des bourses et des kits pédagogiques

    L’excellence scolaire a été célébrée au Complexe scolaire Excellence Plus d’Attiégou, où les meilleurs élèves ont été honorés lors d’une cérémonie de remise de bourses d’études et de fournitures scolaires initiée par l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI.

    À travers cette action, l’élu réaffirme son engagement en faveur de l’éducation et de la promotion du mérite.


    Au total, douze élèves du cycle primaire ont reçu des bourses dont les montants varient entre 20 000 et 30 000 FCFA, selon leurs performances académiques. Les élèves arrivés en deuxième position dans leurs classes ont, quant à eux, bénéficié de fournitures scolaires destinées à les encourager à poursuivre leurs efforts.


    Cette initiative intervient alors que le Complexe scolaire Excellence Plus enregistre des résultats remarquables au Certificat d’études du premier degré (CEPD). L’établissement a réalisé un taux de réussite de 100 %, une performance unique parmi les cinq écoles primaires de son centre d’écrit. Quatre de ses élèves figurent également dans le top 10 des meilleurs candidats du centre.


    Dans un souci de promouvoir l’éducation des filles, l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI a accordé des bourses plus importantes aux meilleures élèves. Une mesure qui traduit sa volonté de soutenir davantage la scolarisation des jeunes filles et de favoriser leur réussite.


    La cérémonie a également été marquée par une annonce en faveur de la continuité des études : les élèves admis au CEPD bénéficieront d’une exonération des frais d’inscription au collège du Complexe scolaire Excellence Plus.


    Prenant la parole, l’Honorable Esso-Wavana Ahmed ADOYI a rappelé que l’avenir d’une nation se construit à travers une éducation de qualité. Il a invité les élèves à rester assidus, disciplinés et persévérants, tout en appelant les parents à jouer pleinement leur rôle d’accompagnement afin de favoriser la réussite de leurs enfants.


    Pour lui, cette remise de récompenses s’inscrit dans la dynamique de promotion de l’excellence prônée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, autour de la vision « Protéger, Rassembler, Transformer ». Il a souligné qu’investir dans l’éducation, notamment celle des jeunes filles, revient à investir durablement dans le développement du pays.


    L’administration du Complexe scolaire Excellence Plus a exprimé sa gratitude pour cette initiative, estimant qu’elle constitue une véritable source de motivation pour les élèves, les enseignants et les parents.


    Accueillant des apprenants du primaire à la Terminale, le Complexe scolaire Excellence Plus poursuit son ambition de former une jeunesse compétente, responsable et engagée. Les excellents résultats enregistrés cette année viennent confirmer la qualité de l’encadrement offert par l’établissement et renforcent sa réputation parmi les écoles de référence de la localité d’Attiégou.

  • Université de Kara : 13 futurs médecins soutiennent leurs thèses dans les nouvelles infrastructures de Pya

    Université de Kara : 13 futurs médecins soutiennent leurs thèses dans les nouvelles infrastructures de Pya

    La Faculté des Sciences de la Santé (FSS) de l’Université de Kara a lancé, le lundi 29 juin 2026, la première vague des soutenances groupées de thèses des étudiants candidats au grade de docteur en médecine.

    Au total, treize impétrants de la quatrième promotion défendent leurs travaux de recherche au cours des journées des 29 et 30 juin, marquant une étape décisive dans leur parcours universitaire.

    La cérémonie d’ouverture a été présidée par la présidente de l’Université de Kara, la professeure Prénam Houzou-Mouzou. Cette session revêt une importance particulière puisqu’elle est la première organisée dans les nouvelles infrastructures de l’université, sur le site de Pya, symbole des avancées réalisées par l’institution en matière d’amélioration des conditions d’enseignement, de recherche et de formation.


    Prenant la parole à cette occasion, le doyen de la Faculté des Sciences de la Santé, le professeur Matchonna Kpatcha, a souligné la portée de cet événement, qui marque l’aboutissement de plusieurs années de formation exigeante. Il a rappelé que ces soutenances traduisent les efforts, les sacrifices et la persévérance des étudiants, tout en illustrant la montée en puissance de la faculté dans sa mission de former des médecins compétents, aptes à répondre aux défis du système de santé togolais.

    Selon lui, le choix du site de Pya pour accueillir cette première session témoigne également des progrès accomplis par l’Université de Kara dans le renforcement de ses capacités académiques.

    Au terme de leurs soutenances, les nouveaux diplômés ont exprimé leur satisfaction et leur reconnaissance. Désormais docteur en médecine, Sokpe Bona Etonam s’est réjoui de l’aboutissement de plusieurs années d’efforts, estimant que cette réussite s’accompagne d’une grande responsabilité.

    Il a affirmé que lui et ses collègues mettront désormais leurs compétences au service des populations avec professionnalisme, dévouement et humanisme.


    Même sentiment de fierté pour le docteur Essoh Koga, qui a salué l’accompagnement des enseignants, des encadreurs ainsi que le soutien constant de leurs familles tout au long de leur cursus.

    Il a assuré que cette nouvelle génération de médecins est déterminée à contribuer activement à l’amélioration de la qualité des soins et au renforcement du système de santé national.

    À l’issue de cette première vague de soutenances, les treize candidats intégreront officiellement le corps des docteurs en médecine, venant ainsi renforcer les ressources humaines qualifiées du secteur de la santé au Togo.

  • Université de Kara et Bluemind Foundation : un partenariat ambitieux pour faire progresser la santé mentale au Togo

    Université de Kara et Bluemind Foundation : un partenariat ambitieux pour faire progresser la santé mentale au Togo

    La santé mentale est aujourd’hui reconnue comme un enjeu majeur de santé publique et de développement durable.

    Pourtant, au Togo comme dans de nombreux pays africains, les troubles psychiques restent encore insuffisamment connus et continuent d’être entourés de stigmatisation et de préjugés. Face à cette réalité, l’Université de Kara et Bluemind Foundation ont décidé d’unir leurs expertises afin de promouvoir une meilleure prise en charge de la santé mentale à travers la recherche, la formation, la sensibilisation et l’engagement communautaire.


    Deuxième université publique du Togo, l’Université de Kara ambitionne, à travers sa Vision 2030, de s’imposer comme une institution de référence aux plans national, régional et international. Cette ambition repose sur le développement de la recherche scientifique, de l’innovation et de partenariats stratégiques capables d’apporter des réponses concrètes aux défis de société.

    De son côté, Bluemind Foundation est une organisation internationale à but non lucratif créée en juillet 2021 par Marie-Alix De Putter. Inspirée par le parcours personnel de sa fondatrice, confrontée au stress post-traumatique, à la dépression et à l’anxiété après l’assassinat de son époux, la fondation œuvre pour faire de la santé mentale une priorité sociale, culturelle et politique.

    Basée à Lomé, avec des représentations à Douala et à Paris, elle mène des actions visant à réduire la stigmatisation, à faciliter l’accès aux soins et à promouvoir des initiatives innovantes en faveur du bien-être mental.


    Cette collaboration entre les deux institutions s’est illustrée à travers deux événements majeurs organisés à quelques jours d’intervalle. Le premier a été le lancement, le 29 juin 2026 au Campus Nord de l’Université de Kara, de la sixième édition du programme Heal by Hair.

    Présidée par la professeure Prénam Houzou-Mouzou, présidente de l’Université de Kara, en présence de Marie-Alix De Putter, présidente de Bluemind Foundation, cette cérémonie a réuni enseignants-chercheurs, partenaires et professionnelles de la coiffure autour d’une même ambition : faire des salons de coiffure des espaces de prévention et de promotion de la santé mentale.

    À travers le programme Heal by Hair, les coiffeuses sont formées à reconnaître les premiers signes de détresse psychologique, à offrir une écoute bienveillante, à sensibiliser leur clientèle et à orienter les personnes en difficulté vers les structures compétentes. Cette approche innovante transforme les salons de coiffure en véritables lieux d’écoute, de dialogue et d’accompagnement, où la proximité avec les clientes favorise la libération de la parole.


    Le second temps fort est intervenu le 1er juillet 2026 avec la signature d’un partenariat stratégique de cinq ans entre l’Université de Kara et Bluemind Foundation. Cet accord vise à renforcer les capacités en santé mentale, développer la recherche scientifique, mettre en place des formations professionnalisantes, encourager l’innovation sociale et valoriser les résultats de la recherche au bénéfice des communautés. Il s’inscrit pleinement dans la Vision 2030 de l’Université de Kara et traduit la volonté des deux partenaires de proposer des solutions adaptées aux réalités africaines.


    Au-delà du cadre universitaire, cette coopération ambitionne de rapprocher la santé mentale des populations, de combattre les idées reçues qui entourent les troubles psychiques et de faire de la recherche un véritable moteur du développement social.

    En associant savoir scientifique, innovation et engagement communautaire, l’Université de Kara et Bluemind Foundation posent les bases d’une collaboration durable qui pourrait contribuer à transformer durablement la perception et la prise en charge de la santé mentale au Togo et, à terme, dans toute la sous-région.


    Cette dynamique est portée par des résultats déjà significatifs : deux événements majeurs organisés en une semaine, le lancement de la sixième édition du programme Heal by Hair, la signature d’un partenariat stratégique de cinq ans, la mobilisation de dizaines de professionnelles de la coiffure ainsi que l’engagement des autorités universitaires, des enseignants-chercheurs et des partenaires autour d’une cause devenue plus que jamais une priorité.

  • Université de Kara : une cellule de réflexion créée pour promouvoir l’éthique et l’intégrité dans l’enseignement supérieur

    Université de Kara : une cellule de réflexion créée pour promouvoir l’éthique et l’intégrité dans l’enseignement supérieur

    La Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA) poursuit ses efforts pour renforcer la culture de l’intégrité au Togo.

    Dans cette dynamique, elle a signé, le 10 juin 2026, une décision portant création d’une cellule de réflexion chargée de définir une stratégie d’intégration de l’éducation à la lutte contre la corruption et aux valeurs d’intégrité dans les programmes de formation de l’Université de Kara.


    La cérémonie a été co-présidée par la présidente de l’Université de Kara, la professeure Prénam Houzou-Mouzou, et le président de la HAPLUCIA, Aba Kimelabalou. Cette initiative traduit la volonté des deux institutions de faire de l’éthique, de la responsabilité et de l’intégrité des valeurs essentielles dans la formation des futurs cadres du pays.


    Selon le président de la HAPLUCIA, la mission de cette cellule sera d’identifier les méthodes et les approches pédagogiques les mieux adaptées pour intégrer les valeurs éthiques dans l’enseignement supérieur. Composée de 15 membres, elle dispose d’un délai de deux mois pour proposer une stratégie opérationnelle.


    Aba Kimelabalou a souligné que cette démarche s’inscrit dans les priorités nationales en matière de bonne gouvernance et de prévention de la corruption. Il a également salué l’engagement de l’Université de Kara, qui accompagne activement ce projet depuis son lancement.


    De son côté, la présidente de l’Université de Kara a mis en avant l’importance de cette initiative pour la formation d’étudiants plus conscients des exigences de l’éthique et des enjeux liés à la corruption. Elle a réaffirmé la disponibilité de son institution à soutenir pleinement les travaux de la cellule.


    À travers cette action, la HAPLUCIA et l’Université de Kara entendent contribuer à l’émergence d’une jeunesse universitaire engagée en faveur de l’intégrité et de la bonne gouvernance.

  • Le LaLD au cœur du débat sur le discours de haine et la promotion de la paix

    Le LaLD au cœur du débat sur le discours de haine et la promotion de la paix

    À la suite de la cérémonie d’ouverture, les Journées d’études du Laboratoire Langue, Littératures et Développement (LaLD) ont donné lieu à d’intenses réflexions académiques à travers une table ronde et une conférence inaugurale consacrées aux enjeux du discours de haine et de la cohésion sociale.

    Placée sous le thème « Paroles qui divisent, voix qui rassemblent : combattre le discours de la haine pour bâtir la paix », la table ronde a été animée par la Dre Delalom Agbessi (MA), enseignante-chercheure en Lettres modernes. Elle a réuni plusieurs spécialistes issus de divers horizons : le Dr Wiyao Pouwaka, enseignant-chercheur à la Faculté de Droit et des Sciences Politiques, M. Paring Bislaou, juriste au ministère de la Sécurité, le Dr Adji Tchakabera Chakbera, rédacteur en chef à la TVT et expert en sociologie de l’information et de la communication, ainsi que le Révérend Père Augustin Kagnouda, coordonnateur Justice et Paix du diocèse de Kara.


    Les discussions ont permis d’examiner les différentes formes que peut prendre le discours de haine, ses conséquences sur le vivre-ensemble et les moyens de prévenir sa propagation. Les intervenants ont notamment insisté sur le rôle du droit, des médias, de l’éducation et des institutions sociales dans la préservation de la paix et du dialogue.


    La conférence inaugurale a été assurée par le Professeur Atafei Pewissi, spécialiste de littérature anglophone africaine à l’Université de Lomé. Modérée par le Dr Gbandi Adouna (MC), enseignant-chercheur en linguistique africaine à l’Université de Kara, elle portait sur le thème « De la symbolique du cafard à la déconstruction du discours de haine en contexte africain ».

    À travers une analyse approfondie des représentations symboliques et du langage, le conférencier a mis en évidence la manière dont certains discours contribuent à la stigmatisation et à l’exclusion, tout en soulignant l’importance de leur déconstruction pour favoriser la paix et le respect mutuel.


    Par ces échanges scientifiques de haut niveau, le LaLD confirme sa volonté de contribuer à la réflexion sur les défis contemporains liés au langage, à la communication et à la consolidation de sociétés plus inclusives et pacifiques.

  • Un colloque sous-régional ouvert à Lomé sur les défis de la désinformation religieuse

    Un colloque sous-régional ouvert à Lomé sur les défis de la désinformation religieuse

    La 9ᵉ édition du Colloque sous-régional du Dialogue interreligieux, une rencontre consacrée cette année à la problématique de la désinformation liée au fait religieux s’est tenue à Lomé.

    L’événement est organisé par la Konrad Adenauer Stiftung, en partenariat avec le Centre de Recherche Politique d’Abidjan, l’ambassade d’Israël en Côte d’Ivoire et le Centre d’Observation de Promotion de l’Etat de Droit au Togo.

    Pendant deux jours, des leaders religieux, universitaires, spécialistes des médias et représentants de la société civile venus du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée échangent autour du thème : « Religion et Désinformation ».

    Dans un contexte marqué par la circulation massive de fausses informations sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques, les participants réfléchissent aux moyens de prévenir les manipulations et de promouvoir une communication responsable.

    Les travaux s’articulent autour de trois panels thématiques et de sessions de réflexion en groupe réunissant une quinzaine de participants.


    Lors du premier panel consacré à l’approche théologique du phénomène de la désinformation, le docteur Zoulkoufoulou Ouro-Gbélé a mis en avant la désinformation historique dont les religions endogènes africaines auraient longtemps été victimes.

    Selon lui, la transmission orale de ces croyances a favorisé des interprétations erronées, souvent héritées de la période coloniale.

    « Depuis l’époque coloniale, d’autres ont défini ce qu’était la religion endogène africaine, parfois en la présentant comme idolâtre ou polythéiste », a-t-il expliqué, estimant que cette perception déformée a contribué à nourrir des tensions sociales et religieuses.

    L’universitaire a insisté sur le rôle essentiel de l’éducation dans la promotion de la tolérance et de la coexistence pacifique entre les différentes croyances.

    Le deuxième panel, consacré à l’approche contemporaine du phénomène, a été marqué par l’intervention du père Dominique Rosario Agbalenyo. Le religieux catholique a dénoncé les dérives liées aux fake news et à l’usage abusif des technologies de l’information.

    Pour lui, la désinformation constitue une forme de déshumanisation de la communication et représente un danger pour la cohésion sociale.

    Il a rappelé que l’Église catholique encourage depuis plusieurs décennies une culture de vérité, de responsabilité et de discernement à travers ses réflexions sur la communication sociale.

    Face aux défis du numérique, il a plaidé pour un renforcement de l’éducation aux médias et à la citoyenneté numérique afin de mieux préparer les populations à faire face aux manipulations de l’information.


    Le troisième panel a permis d’explorer plusieurs pistes d’action pour renforcer le rôle des acteurs religieux dans la lutte contre la désinformation.

    Les participants ont notamment évoqué la mise en place de réseaux interreligieux de veille, le développement d’outils de vérification adaptés aux réalités africaines ainsi que l’organisation de formations spécifiques à destination des communautés religieuses.

    La deuxième journée du colloque est consacrée à des travaux de groupe visant à formuler des recommandations concrètes destinées aux institutions publiques et aux organisations religieuses de la sous-région.

    À travers cette rencontre, les organisateurs ambitionnent de faire du dialogue interreligieux un outil de prévention des tensions et un levier pour promouvoir une information fiable et responsable dans l’espace africain.

  • Togo : 1 500 jeunes filles ciblées par le programme gratuit « École de la Chance »

    Togo : 1 500 jeunes filles ciblées par le programme gratuit « École de la Chance »


    Au Togo, les jeunes filles vulnérables ou déscolarisées disposent jusqu’au 20 mai 2026 pour déposer leur candidature au programme « École de la Chance », une initiative de formation professionnelle gratuite destinée à 1 500 bénéficiaires du District autonome du Grand Lomé (DAGL).

    Mis en œuvre dans le cadre du projet régional SWEDD+ avec le soutien de la Banque mondiale, ce programme est piloté par le ministère de la Planification du développement, en collaboration avec le ministère délégué chargé de la Jeunesse et des Sports ainsi que l’Union des chambres régionales de métiers (UCRM).

    L’initiative s’adresse aux Togolaises âgées de 18 à 24 ans, sans emploi, en situation de reconversion professionnelle ou ayant interrompu leur cursus scolaire. Les inscriptions se déroulent dans plusieurs centres du Grand Lomé, avec également une possibilité de candidature en ligne via un QR code.

    Les bénéficiaires suivront des formations de courte durée, allant de trois à six mois, dans des secteurs générateurs de revenus. Les filières proposées concernent notamment la couture dame africaine, la mercerie, la broderie, la coiffure et les tresses, la fabrication de perruques, ainsi que l’esthétique et les soins de pédicure-manucure.

    À travers ce programme, les autorités ambitionnent de renforcer les compétences pratiques des jeunes filles afin de favoriser leur insertion professionnelle et leur accès à l’auto-emploi.

    Par ailleurs, un appel est également lancé aux centres et ateliers de formation professionnelle chargés d’assurer les cours. Les structures intéressées devront justifier d’au moins cinq années d’expérience, disposer d’équipements adéquats et garantir l’accessibilité de leurs infrastructures aux personnes vivant avec un handicap.

    Une première étape avant une extension nationale
    Cette phase pilote sera déployée dans le Grand Lomé avant une possible extension à d’autres régions du pays. Elle s’inscrit dans la dynamique du programme régional SWEDD+, consacré à l’autonomisation des femmes et à la promotion du dividende démographique en Afrique subsaharienne.

    À terme, les autorités prévoient d’impacter plus de 105 000 filles et jeunes femmes togolaises grâce au programme SWEDD+.