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Le CACIT invite les partis politiques  à  s’engager pour une solution à la crise

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Dans un rapport sur la situation des droits de l’Homme publié par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) le 30 juillet dernier relatif à la violation des droits de l’homme au Togo, le Collectif des Associations contre l’Impunité au Togo (CACIT) ce mardi revient sur ce rapport et formule plusieurs recommandations à l’intention de divers acteurs pour le renforcement de la sécurité publique et le retour d’un climat de paix dans le pays.

Le CACIT à travers son rapport d’un an de crise qu’a connu le Togo couvrant la période du 19 août 2017 au 19 août 2018 19 personnes dont 02 militaires et 4 mineurs ont perdu leur vie. Sur les 19 personnes décédées, 6 sont mortes par balles, 5 des suites de torture et de mauvais traitements, 2 par noyades et 350 cas de civils blessés en lien avec les manifestations publiques.

Pour Spéro Mahoule, le Président de l’organisation, ce rapport ce rapport est issu d’un instrument de témoignage, d’information et d’analyse sur les différentes violations enregistrées durant les un an de crise qu’a connu le pays.

Le document précise que les forces de l’ordre et les militaires blessés datent d’après les manifestations du 19 août 2017. Or selon le bilan du ministre en charge de la sécurité 60 agents des forces de sécurité et militaires ont été blessés.

Les premiers responsables de CACIT affirment avoir dénombré 560 personnes arrêtées et détenues. Aujourd’hui la plupart ont recouvré leur liberté sauf les 53 personnes encore en détention.

Aussi certains des chiffres se confirment avec celui  publié par la LTDH. Cette organisation de défense des droits de l’homme dans son rapport en relation avec la crise sociopolitique actuelle donne 22 morts, 941 blessés dont 202 par balle, 472 arrestations, 255 personnes libérées et 53 toujours en détention.

Le CACIT, faces à ces atrocités et atteintes aux droits de l’homme, recommande au gouvernement togolais, de mener dans les meilleurs délais des enquêtes indépendantes pour identifier les acteurs des violences commises lors des manifestations et aux partis politiques de s’engager résolument et de bonne foi dans la recherche d’une solution à la crise.

Le CACIT se réjouit et informe par ailleurs, qu’il dispose d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil Economique et Social de l’ONU depuis le 03 août dernier.

 

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