Le Festival International Chant des Lingères est annoncé à Lomé. La première édition de ce festival se déroule du 26 au 28 mars 2026. L’événement a été officiellement lancé à travers une conférence de presse tenue ce jeudi 26 mars, en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, Issac Tchiakpé, aux côtés de représentants du système des Nations Unies, d’acteurs culturels, de partenaires et de professionnels des médias.
À l’initiative de Coumba Gawlo, cette rencontre culturelle se veut bien plus qu’un simple festival artistique. Elle repose sur l’idée que la musique constitue un levier puissant de sensibilisation et de transformation sociale.
L’ambition est de réunir autour d’une même plateforme artistes, experts, leaders d’opinion, jeunes et acteurs communautaires afin de débattre et d’agir sur des enjeux majeurs qui touchent les sociétés africaines.

Pour cette première édition au Togo, des chanteuses venues de plusieurs pays africains, notamment du Togo, du Burkina Faso, du Bénin, du Cameroun et de la Mauritanie, sont attendues. Elles mettront leur voix et leur notoriété au service de messages forts, dans une dynamique à la fois artistique et engagée.
Le festival mettra en lumière des thématiques cruciales telles que la paix, la sécurité et la cohésion sociale, considérées comme des piliers du développement. À ces priorités s’ajoutent d’autres enjeux importants, notamment le dividende démographique, l’autonomisation des femmes au Sahel, l’entrepreneuriat féminin, le leadership des femmes, la scolarisation des filles et leur maintien à l’école, ainsi que la lutte contre les mariages précoces, les mutilations génitales féminines et les défis liés à la santé maternelle et infantile.
Le programme s’articule autour de plusieurs activités majeures, dont un forum prévu à l’Université de Lomé pour favoriser les échanges avec la jeunesse, une exposition, un concert populaire gratuit au marché de Cacaveli, ainsi qu’un dîner de gala.
Ce dernier moment servira non seulement à récompenser des femmes leaders pour leur engagement, mais également à mobiliser des ressources destinées à soutenir des initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes.
Selon l’initiatrice, l’objectif principal de cette rencontre est de renforcer la prise de conscience collective sur la nécessité de promouvoir la paix, la sécurité et la cohésion sociale, tout en garantissant le respect des droits des femmes et des enfants. Elle insiste également sur le rôle fondamental que doivent jouer les artistes dans la société, estimant que leur mission dépasse le simple divertissement pour devenir un véritable outil de sensibilisation et de changement.

Créé en 2018, le Festival Chant des Lingères s’inscrit dans une dynamique panafricaine déjà amorcée avec des éditions organisées dans plusieurs pays, dont le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Guinée-Bissau et le Burkina Faso. Au Mali, il est même inscrit dans l’agenda culturel national, preuve de son impact et de sa reconnaissance.
À travers cette initiative, Coumba Gawlo entend également corriger une réalité persistante : la faible visibilité des femmes malgré leur contribution essentielle au développement. Le festival ambitionne ainsi de mettre en lumière ces figures féminines, de valoriser leurs actions et d’encourager le leadership féminin à l’échelle du continent.

En s’imposant comme une plateforme panafricaine mêlant culture, plaidoyer et action sociale, le Festival International Chant des Lingères entend contribuer à la transformation des mentalités et au renforcement de la cohésion sociale en Afrique.

