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Congo : La théorie de l’empoisonnement au sommet de l’Etat

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72 morts liés à la pandémie de coronavirus, dont une bonne dizaine dans les cercles de la présidence et du gouvernement congolais, telle se présente la situation en République démocratique du Congo (RDC). Des morts en série dans l’entourage du président, qui attise des rumeurs d’empoisonnements au sommet de l’Etat à Kinshasa.

La maladie a d’abord touché fin mars la ministre de l’Economie Acacia Bandubola, qui a perdu une soeur et son frère, membre de son cabinet.

Depuis, plusieurs décès ont été signalés à la
présidence: Jacques Ilunga, l’un des principaux négociateurs de l’accord de coalition avec le précédent président Joseph Kabila; l’oncle du président, Mgr Gérard Mulumba, responsable de la “Maison civile” (les affaires privées); Charles Kilosho, directeur adjoint de la communication présidentielle, rapporte “africanews”.

Le rapport d’autopsie attendu

Deux jours avant sa mort, visiblement en pleine forme, le magistrat âgé d’une cinquantaine d’année présidait avec professionnalisme et fermeté le procès de Vital Kamerhe et de deux autres accusés, jugés pour le détournement de quelque 50 millions de dollars de fonds publics. Le juge est décédé moins de 48 heures plus tard,d’une crise cardiaque, d’après la police.

Le Parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête et demandé une autopsie pour déterminer les “causes ou moyens” du décès. L’autopsie a été pratiquée vendredi, selon certains médias congolais. “Aucun résultat n’est sorti”, a déclaré mardi à l’AFP Lambert Ombalakonde, porte-parole de la famille du défunt.

Le parti de Vital Kamerhe, l’Union pour la Nation congolaise (UNC), a regretté les “attaques distillées sur les réseaux sociaux tendant à lui attribuer” les morts en série à la présidence. L’UNC a dénoncé un acte de “cybercriminalité”.

“Le parti dénonce également des critiques tendancieuses dirigées contre son président national (Vital Kamerhe) et ses avocats à la suite de la mort inopinée du juge Raphaël Yanyi”.

L’UNC a demandé d‘éclaircir “les morts inquiétantes à la présidence de la République et le décès inattendu du juge”, demandant pour celui-ci “l’implication d’un médecin légiste indépendant et international”.

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