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A la découverte des funérailles en pays kabyè

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Dans la quasi-totalité des familles togolaises et quelle que soit leur ethnie, le décès d’un membre est l’occasion de rites funéraires. Chez les Kabyès dans le nord du pays, les mois de février  et mars sont des périodes consacrées, à travers d’importantes cérémonies ; une manière pour les vivants, selon la tradition, d’accompagner et de rendre hommage aux défunts. Elles sont fonction du statut social et personnel de celui-ci, mais également des circonstances et des causes du décès.
La mort étant classée chez ce peuple selon des critères précis que sont le sexe, l’âge, le statut social, le type de maladie, la cause et les circonstances du décès, les rites funéraires dans la même logique se conforment à l’exigence du prestige social conféré au défunt et selon sa classe d’âge. Ainsi sont dignes de funérailles, les femmes âgées de 65 ans et les hommes de 70 ans minimum « A ces morts, il est réservé les rites funéraires appelés «Soo »et « Kigbèleng » qui sont des moments de réjouissances populaires » 
« La mort d’une personne âgée revêt une signification particulière. Pour le peuple kabyè, le défunt a fait son temps et il peut rejoindre le monde des ancêtres. Ainsi, les funérailles sont prévues pour fêter le retour éternel du défunt. Elles sont alors organisées de façon grandiose pour honorer la mémoire du disparu. Elles permettent d’accompagner les défunts dans leur voyage vers le monde des esprits et de faire d’eux des ancêtres. 

Si des funérailles ne sont pas célébrées, l’esprit du parent décédé va souffrir et errer dans la nature. Parfois, il peut, dans ces conditions, menacer les vivants. 

En revanche, ne sont pas dignes de funérailles, l’enfant, l’adolescent ou le jeune qui n’a pas encore fini sa mission sur terre avant de rejoindre les ancêtres. Au cours des cérémonies relatives au décès de cette catégorie de personnes, il est interdit de boire et de danser.
Ceux qui le feraient seront accusés d’avoir un lien avec cette mort. De même, les victimes d’accident ou de maladies « mauvaises » n’ont pas droit à de funérailles grandioses. Les funérailles sont l’occasion d’une sorte de challenge pour démontrer aussi bien à la belle-famille qu’à leur femme non seulement leur attachement, mais aussi les moyens financiers dont ils disposent.

Source: iciLome

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