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Mobilisation des ressources pour le financement de la stratégie nationale d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement: une table ronde planche sur le sujet à Lomé 

La cheffe du gouvernement togolais, victoire Tomégah-Dogbé a officiellement lancé les travaux de la  table ronde sur le financement des projets du secteur de l’eau et de l’assainissement ce jeudi 1er décembre 2022 à Lomé.

Cette table ronde de deux jours qui se déroule dans la capitale togolaise, Lomé, financée par l’Agence française de développement (AFD), a réuni les partenaires techniques et financiers de plusieurs institutions. 

L’objectif est de permettre d’offrir un cadre de mobilisation des ressources pour le financement de la stratégie nationale d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Ainsi au cours des travaux, les échanges porteront sur la stratégie d’approvisionnement en eau potable et le Plan directeur du Grand Lomé.

 

Il sera développer dans le cadre de cette table ronde, le cadre macroéconomique, juridique et institutionnel du sous-secteur au Togo, l’exploitation du service public d’eau potable au Togo, la vision stratégique de l’AFD sur le secteur eau.

Pour madame le premier ministre, cette rencontre constitue une étape décisive pour accélérer l’atteinte de l’objectif de la feuille de route gouvernementale 2020-2025, visant à augmenter significativement l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en vue de parvenir à l’accès universel à l’horizon 2030. 

Elle se dit convaincue qu’au sortir de cette table ronde, le renforcement des partenariats pour le développement du secteur eau du Togo pour le bonheur des populations vulnérables.

 

La directrice générale de l’AFD,  Zolika Bouabdallah, a souligné que « L’objectif du gouvernement togolais est d’atteindre un taux de 100% de desserte en eau potable à l’horizon 2030. Pour atteindre cet objectif, le gouvernement a préparé plusieurs études stratégiques dont les conclusions qui seront présentées, sous forme de programmes au cours de cette table ronde. Ces programmes constituent le portefeuille de projets prioritaires que le gouvernement souhaite mettre en œuvre pour les années à venir, tant pour le volet approvisionnement en eau potable que pour le volet assainissement. C’est plus précisément pour financer le volet approvisionnement universel en eau potable que nous nous sommes réunis aujourd’hui ».

 

Le ministre l’eau et de l’hydraulique villageoise, Bolidja Tiem de son côté a relevé que le financement du secteur de l’eau et de l’assainissement permettra d’éradiquer des maux dont souffrent les sociétés.

« Financer le secteur de l’eau et de l’assainissement, c’est aussi financer l’inclusion, la cohésion sociale et la lutte contre l’extrémisme violent ; d’où les enjeux de la présente table ronde », a laissé entendre le ministre l’eau et de l’hydraulique villageoise, Bolidja Tiem, à l’ouverture de la rencontre.

Il révèle tout de même que l’organisation de cet évènement dénote de l’importance que le gouvernement porte à la question de l’accès à l’eau en général et l’eau potable et l’assainissement en particulier. Ce qui selon lui témoigne des objectifs assignés au ministère de l’eau et de l’hydraulique villageoise dans la feuille de route gouvernementale 2020-2025 qui vise à atteindre un taux d’accès de :  85% au plan national: 95% en milieu rural; 85% en milieu semi-urbain; 75% en milieu urbain hors Grand Lomé, et 80% dans le Grand Lomé.

 

Aussi ceci pour permettre de sécuriser l’approvisionnement en eau potable du Grand Lomé en faisant recours aux eaux de surface, appuyer l’agriculture dans la maitrise de l’eau afin d’améliorer les rendements agricoles via l’irrigation; et augmenter l’accès aux infrastructures d’assainissement à la fois en zones urbaines et rurales.

 

Pour y parvenir, le ministère de l’eau et de l’hydraulique villageoise, après un diagnostic sectoriel, a élaboré une stratégie d’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement et réalisé quelques études stratégiques, les schémas directeurs, pour le Grand Lomé et certaines grandes villes de l’intérieur. Ces études stratégiques viennent donner, pour les zones concernées, plus de précision sur les besoins identifiés dans la stratégie.

Selon le ministre de l’eau, qui très engagé, relève qu'”il est une évidence qu’aucune vie n’est possible sans eau. Les médecins affirment que sans nourriture l’homme peut survivre 60 jours, par contre sans eau il ne pourra tenir que 3 petites journées”. C’est pourquoi précise t-il “Mettre l’eau à la disposition de nos populations, c’est assurer le développement d’un certain nombre de secteurs fondamentaux tels que l’industrie, l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la pêche. Mettre l’eau à la disposition de nos populations, c’est promouvoir la santé en luttant contre diverses maladies hydriques. Le faisant, nous modifierons sensiblement le quotidien des populations et leurs rapports avec cette denrée précieuse qu’est l’eau”. Ceci en vue d’éloigner le spectre des dures journées auxquelles sont souvent soumises les femmes ainsi que les jeunes filles, arrachées de façon précoce à l’école, du fait des contraintes imposées par la rareté de cette ressource.

 

Ainsi financer le secteur de l’eau et de l’assainissement, c’est aussi financer l’inclusion, la cohésion sociale et la lutte contre l’extrémisme violant; d’où les enjeux de la présente table ronde a relevé le ministre en charge de l’eau au Togo.

La préparation des programmes, qui seront présentés lors de cette table ronde, résulte du projet PND EAU/AFD signé en 2020, pour un montant de 40 millions d’euros. Basé sur un dialogue sectoriel, constant et structurant. Ce projet va permettre de lancer, prochainement, des travaux d’adduction d’eau potable des villes de la région des Savanes (Dapaong, Cinkansé, Tandjouaré, Korbonou, Gando et Mandouri); et dans six centres semi-urbains (Gando & Soudou Tchalimdé, Kabou, Amou-Oblo, Wahala, Glei).

Au-delà de l’AFD, il faut relever que le Togo peut compter sur l’appui de partenaires solides qui ont aussi appuyé le développement du secteur au cours des dix dernières années dont notamment l’Union Européenne avec plus de 50 milliards de francs CFA à travers les projets PEAT et son projet PEA/OMD, de la Banque Islamique de Développement qui a engagé plus de 36 milliards en faveur de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement la Banque Mondiale, au travers de ses projets PURISE d’environ 32 milliards de francs CFA, de la Banque Ouest Développement qui Africaine financé de des programmes de mini AEP avec près de 21 milliards, le Fonds Kowetien avec 12 milliards engagés et le Fonds Saoudien pour le Développement et la BADEA avec chacun près de quatre milliards de CFA engagés pour des projets d’AEP en milieu urbain et rural, sans compter ceux qui interviennent bien sûr en lien avec les sujets d’irrigation dont la KFW et la Banque Africaine de Développement. 

 

Dans la pratique, le Togo se prépare à signaler ce vendredi 5 novembre 2022, la convention PASSCO 3, pour l’accès à l’eau potable dans les régions rurales de la Kara et des Savanes.

 

Au Togo, le taux de desserte en eau potable est passé de 34% en 2010 à 60% en 2020. 

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