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Djimon Oré: ” les partis engagés dans le processus électoral ont déjà négocié auprès du pouvoir”

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Le président du Front des patriotes pour la démocratie (FPD) pense que ce qui se passe, ressemble à l’image de ‘poulets’ et ‘coqs’ (partis d’opposition) qui courent pour avoir quelques grains, derrière un ‘homme’ (le pouvoir) qui tient un épi de maïs.

Pour cet ancien ministre et ancien député, après avoir procédé à la nomination des députés à l’Assemblée nationale à l’issue des élections législatives du 20 décembre 2018, le régime en place s’apprête à organiser une ‘parodie’ d’élection et un ‘maquillage’ pour faire nommer de pseudo-conseillers municipaux qui ne serviront à rien.

« Tous les partis politiques engagés dans ce processus ont déjà négocié auprès du pouvoir. Pour les législatives, nous avons été abordés. Ceux qui y vont ont déjà trouvé un terrain d’entente en catimini avec le pouvoir. Sinon, sur la base du fichier électoral actuel, le régime peut proclamer comme conseiller municipal ou maire qui il veut », a-t-il déclaré mardi sur la radio Nana FM.

De son point de vue, le pouvoir de Lomé ‘clochardise’ des partis politiques de l’opposition en agitant la carotte. Et les conseillers municipaux qui sortiront de ces élections locales, soutient-il, seront sous l’autorité du préfet. Il n’y a pas de démocratie à la base qui tienne, fait-il savoir.

Après avoir qualifié cette attitude de ses amis de l’opposition qui participent aux élections locales prochaines d’‘inconsistance’, Djimon Oré persiste et signe qu’ils devraient avoir le ‘courage politique’ de dire ‘non’, quel que soit le prix à payer.

« L’opposition a fait le jeu du pouvoir pendant pratiquement 3 décennies et cela n’a rien donné. Il faut prendre du recul et demander à la population de se plier dans la résistance totale pour faire plier le régime », a-t-il indiqué, soulignant que la solution se trouve dans une remobilisation, pas pour les intérêts partisans de certains de l’opposition, mais pour imposer une assise nationale en vue de mettre en place les réformes à travers une constituante.

Selon lui, le chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a encore quelques mois pour présenter ses excuses et celles de son père (Gnassingbé Eyadéma) au peuple togolais avant 2020 et aller à une assise nationale.  

Accusé par certains auditeurs d’avoir lui aussi à un moment donné été ministre dans le gouvernement de Faure Gnassingbé, sur la base de l’accord politique historique que l’Union des forces de changement (UFC) avait signé avec le pouvoir en mai 2010, Djimon Oré a tenté de se défendre.

« Je ne suis pas allé au gouvernement en ma qualité de leader politique. J’étais militant d’un parti politique appelé UFC et je ne savais pas quand et comment l’accord a été négocié. Mais il y a une scission au sein de l’UFC mais je me suis rangé du côté de Gilchrist Olympio pour des raisons claires. Mais il nous a amenés à une compromission inacceptable », a-t-il relevé.

Le président du FPD a aussi fait savoir qu’à l’époque, il ne pouvait pas suivre Jean-Pierre Fabre. Le leader de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) est pour M. Oré ’le plus dangereux’ de tous les acteurs politiques togolais.

source : global actu

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