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L’essentiel à retenir du rapport de la LTDH

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La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) a fait sortir ce mercredi un nouveau rapport sur la situation des droits humains au Togo. L’organisation dirigé par Me Célestin Agbogan, le rapport a pour objet de présenter les violations des droits de l’Homme commises au Togo qui couvre la période allant de début août 2018 au 13 avril 2019 et décrit une “alarmante recrudescence des violations des droits de l’Homme”.

« Elles se sont traduites par des pertes en vies humaines, des actes cruels, inhumains et dégradants, donnent, rétrospectivement, raison aux dénonciations précédemment faites par la LTDH au travers de son rapport du 30 juillet 2018 », a indiqué la LTDH dans l’introduction de leur rapport

Rapport intitulé « Togo : La Terreur contre le Peuple, 31 juillet 2018-27 avril 2019 ». Il couvre plusieurs villes ou localités des régions maritimes, des Plateaux, Centrale, de la Kara et des Savanes.

Dans son rapport, l’organisation relève des « assassinats et tentatives d’assassinat, des atteintes à l’intégrité physique, des maltraitances psychologiques, des Destructions, extorsions de biens, pillages et vols, des disparitions forcées, tentatives d’enlèvement et menaces, des exactions commises sur les mineurs, des entraves aux libertés publiques au Togo. La LTDH déplore également la situation des personnes détenues et celles qui ont bénéficié d’une remise en liberté ou qui sont sous contrôle judiciaire. La LTHD pointe également du doigt des opérations de maintien d’ordre qui se transforment rapidement en opérations de police judiciaire.

Toujours dans ce volet, l’organisation note que les gardes à vue sont plutôt des gardes pour « torturer et maltraiter » les personnes mises en cause et fustige le « caractère non fiable des Procès-verbaux d’enquête préliminaire ». Dans son rapport, la LTDH dénonce la partialité de certains juges.

« Juge unique, juge inique : une pratique en vogue à l’intérieur du pays et qui constitue une grave entrave à un procès équitable », note l’organisation dans le document dans lequel on lit par ailleurs : « Les tribunaux établis dans les différentes villes de l’intérieur du pays souffrent cruellement d’irrégularités fonctionnelles au point où, au lieu d’établir une justice, ils tendent à créer l’injustice ».

Les agents de police et de gendarmerie des différentes localités, de même que les préfets ne sont pas épargnés par le rapport qui condamne leurs agissements.

Pour la LTDH, des cas de traitements cruels, inhumains et dégradants sont nombreux au Togo depuis le 19 août 2017.

« 95% des personnes arrêtées au cours des manifestations en tant que manifestants ou non manifestants et celles arrêtées après les manifestations, ont témoigné avoir été victimes de traitements cruels, inhumains ou dégradants. Outre les personnes qui ont été arrêtées dans les villes comme Sokodé, Bafilo et Mango, les populations ont été victimes dans les rues et dans les maisons de ces traitements inhumains et dégradants au point que certains ont été contraints de fuir leur domicile », argumente l’organisation dans le rapport.

L’organisation de défense des droits de l’homme n’oublie pas le cas des personnes exilées dont la plupart recevraient toujours des menaces de la part des « individus malintentionnés ». Le rapport déplore la situation des personnes encore en détention de même que le traitement de certains défenseurs de droits humains arrêtés et détenus parmi lesquels Foly Satchivi du mouvement « En aucun cas ».

Au chapitre des recommandations, la LTDH demande aux autorités togolaises de faire preuve de sincérité pour la résolution des crises, de procéder à la libération des personnes encore en détentions dont Foly Satchivi ainsi que les leaders du PNP  à savoir Ouro-Djikpa Tchatikpi, Sébabé-Guéffé T. Nouridine, Kezire Azizou.

Elle invite l’Etat à garantir la liberté de manifestation conformément à la Constitution togolaise et à la loi N° 011 du 11 mai 2011 portant « Liberté de manifestation sur les lieux publics », à ouvrir une enquête sur des cas de tortures allégés au niveau du SRI. D’autres recommandations sont formulées à l’endroit de la communauté internationale et des organisations de défense des droits de l’homme.

source : togobreankingnews

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