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L’association Petite Sœur à Sœur déclare une guerre contre les grossesses précoces chez les adolescents

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Au Togo, les jeunes sont confrontés à bon nombre de difficultés. Ces difficultés sont entre autres l’ignorance des principes de base en matière santé sexuelle et reproductive et de droit humain (SSRD) et les violences basées sur le genre. Ce faible taux de connaissances en matière de SSRD conjugué à la précocité des rapports sexuels, expose les adolescents aux grossesses non désirées, aux avortement clandestins et aux infections sexuellement transmissibles dont le VIH. L’éducation de la jeune fille se retrouve ainsi souvent compromise en cas de grossesse précoce en milieu scolaire ou d’apprentissage. A cela s’ajoute les cas de violences dont certaines font l’objet ainsi que leur pairs ou d’autres personnes de leurs communautés. Elles font souvent l’objet de mariages précoces et n’ont pas accès aux informations et services de santé sexuelle et reproductive. Ces jeunes méconnaissent les textes et instruments juridiques qui les protège et se résignent dans leur situation.

Face à ce constat amer, l’ Association Sœur à sœur, dans le cadre de son projet” prévention de la violence sexuelle et basée sur le genre et renforcement de la santé sexuelle et reproductive et des droits des enfants et des adolescents au Togo”, avec l’appui d’action medeor et du BMZ, organise une table ronde à l’endroit des acteurs étatique et de la société civile sur le thème la contribution des acteurs étatiques et de la société civile à la lutte contre les grossesses précoces au Togo ce mercredi 28 juillet 2021 à Lomé.

Le but de cette table ronde est de réfléchir sur les causes profondes des grossesses précoces chez les adolescents dont la tranche d’âge se situe entre 10 et 24 ans, amener les différents acteurs à identifier les causes du phénomène, ses conséquences en vue de proposer des solutions pour éradiquer le phénomène.

“Comme vous le savez les grossesses précoces prennent de l’employeur dans notre pays et récemment il y a une étude de la direction de la planification de l’éducation au cours de l’année scolaire en cours ce qui a révélé 1222 cas entre septembre 2020 et mars 2021. Ces chiffres sont vraiment alarmant et nous interpelle et donc dans le cadre du projet que nous sommes entrain de mener dans trois régions du pays notamment la région de la Kara, des plateaux et de la maritime, nous avons prévu cette table ronde pour réfléchir avec les différents acteurs qui sont intéressés ou impliqués dans la prévention des grossesses précoces dans la promotion de la santé sexuelle et reproductive des jeunes et adolescents en général pour voir dans quelle mesure nous pouvons les amener à identifier d’autres approches de solutions qui peuvent amener parents adolescents, enseignants, prestataires de services, acteurs sociaux, acteurs étatiques, à prendre le phénomène à bras le corps et à lutter contre le phénomène” a précisé madame Ama Yawo-Akototse, Directrice Exécutive de l’association Sœur à sœur.


Selon elle, beaucoup d’actions ont été déjà entreprises par le gouvernement et les acteurs de la société civile notamment la mise en œuvre d’un programme national de lutte contre les grossesses et mariage chez les adolescents en milieu scolaire et extra scolaire, l’intégration de l’éducation sexuelle complète dans les curculas de formation, la formation sur les compétences de vie courante en milieu scolaire et extra scolaire et récemment il y a eu une consultation nationale avec tous les acteurs sous l’égide de l’UNFPA et des ministères, néanmoins le phénomène persiste et au niveau de l’association beaucoup reste à faire pour ” voir dans quelle mesure nous pouvons encore aller à d’autres solutions pour freiner le phénomène des grossesses chez les adolescents au Togo”.

Plusieurs facteurs explique la recrudescence de ce phénomènes au Togo, et pour la directrice exécutive “c’est le cas de la méconnaissance des informations sur la santé sexuelle et de la reproduction et beaucoup d’adolescents et jeunes n’ont pas les informations correctes sur la santé sexuelle et de la reproduction, la prévention des grossesses. Il y a également un manque d’accès et ce manque est géographique financière et d’autres ordres parce que parfois les les centre de santé sont éloignés dans certaines localités et les jeunes n’ont pas les moyens pour aller payer ces services et parfois ils n’ont même pas accès aux préservatifs dans leur localité. C’est à partir de certains projets qu’ils arrivent à en avoir et ils sont aussi réticent à utiliser ces services surtout les préservatifs et au niveau des parents on a constaté qu’il n’y a pas de communication entre les parents et leur enfants. Les enfants sont laissés à eux-mêmes et pour avoir accès à ces informations ils font recours à leurs amis, à leurs camarades qui aussi n’ont pas les bonnes informations”.

Les travaux de l’atelier ont été lancés par la représentante de madame Adjovi-Lolonyo Apedo, ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Essiomle Evedo.

Pour elle l’éducation de la jeune fille se retrouve souvent compromise en cas de grossesse précoce en milieu scolaire ou d’apprentissage. Selon elle, sur la période de septembre 2020 à mars 2021, le Togo a enregistré un total de 1222 cas de grossesse précoce et non désirées en milieu scolaire.

Elle précise qu’au niveau du gouvernement, plusieurs actions ont été menées dont le programme national de lutte contre les grossesses et le mariage précoce, l’intégration de l’éducation sexuelle complète dans les programmes scolaires, l’enseignement des compétences de vie courante dans les écoles primaires, l’organisation des consultations nationales des parties prenantes de l’engagement de l’Afrique de l’ouest et du centre pour des adolescents et jeunes éduqués, en bonne santé et épanouis.

A la fin la représentante du ministre a invité les participants à s’impliquer d’avantage dans cette lutte aux côtés de l’association Sœur à Sœur pour édifier les jeunes et adolescents sur les questions de santé sexuelle et reproductive et de droits humains.

Cette table ronde à vue la participation des différents acteurs venus des ministères de l’enseignement primaire et secondaire, de l’action sociale, de la santé et les organisations de la société civile.

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