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Togo : Jean-Lucien Savi de Tové devient Président de la République à 86 ans dans le cadre de la 5ᵉ République parlementaire

Une page historique se tourne au Togo avec l’entrée en vigueur, le 3 mai 2025, de la 5ᵉ République, consacrant l’adoption d’un régime parlementaire. Ce changement institutionnel s’accompagne d’un renouvellement à la tête de l’État.

Jean-Lucien Savi de Tové, vétéran de la scène politique et figure respectée de l’opposition, a été élu Président de la République par le Parlement réuni en Congrès. Âgé de 86 ans, il succède à Faure Essozimna Gnassingbé, désormais Président du Conseil, un poste exécutif central dans le nouvel équilibre des pouvoirs instauré par la réforme.

L’élection de Jean-Lucien Savi de Tové, malgré son âge avancé, suscite des débats, mais aussi des marques de respect et d’espoir. Nombre d’observateurs soulignent que la fonction présidentielle dans ce nouveau régime n’implique pas une gestion quotidienne des affaires, mais exige surtout de l’expérience, de la hauteur de vue et une fine connaissance du pays.

Les dispositions constitutionnelles en vigueur traduisent d’ailleurs cette vision : l’âge minimum requis pour devenir Président de la République est fixé à 50 ans, contre 40 ans pour le poste de Président du Conseil. Une première mouture du texte allait même jusqu’à envisager un minimum de 60 ans, avant révision.

Dans le contexte de la 5ᵉ République, le Président de la République occupe un rôle d’arbitre, garant de l’unité nationale et de la stabilité des institutions. Il incarne la sagesse, la mémoire et l’équilibre. Il est chargé d’accompagner, conseiller et soutenir les organes exécutifs et législatifs dans l’accomplissement de leurs missions.

Pour plusieurs personnalités politiques, la nomination de Jean-Lucien Savi de Tové est en parfaite adéquation avec cette philosophie. Son parcours long et marqué par la pondération serait un gage de sérénité et de maturité. Comme le résume un député : « Tous les aînés ne sont pas sages, mais l’âge conjugué à l’expérience reste souvent un gage de discernement. »

Le Togo lance son Géoportail national : une plateforme numérique pour une gouvernance ouverte et un développement durable

Le Togo vient de franchir une étape clé dans sa transition numérique avec le lancement officiel de son Géoportail national, dévoilé ce mardi 2025 par Mme Cina Lawson, ministre de l’Économie numérique et de la Transformation digitale.

Cette plateforme technologique centralise et met à disposition l’ensemble des données géospatiales du territoire national, dans une logique d’accessibilité, d’analyse stratégique et de transparence.

Conçu comme un outil de visualisation et de gestion des données spatiales, le Géoportail togolais se distingue à l’échelle africaine par la richesse de ses contenus. Il propose plus de 800 couches cartographiques couvrant 15 secteurs clés, dont l’éducation, la santé, l’agriculture et l’énergie. Sa vocation est plurielle : il s’adresse aussi bien aux institutions publiques qu’aux entreprises, chercheurs, citoyens et partenaires de développement.

Deux interfaces sont disponibles : geoportail.gouv.tg, réservé aux usages institutionnels et sécurisé pour les administrations ;

geodata.gouv.tg, accessible au grand public pour favoriser l’innovation, la recherche et la participation citoyenne.

Bien plus qu’un simple outil de cartographie, cette plateforme s’inscrit dans une dynamique de gouvernance intelligente et inclusive. Elle répond à cinq objectifs majeurs :

  1. Améliorer la planification territoriale grâce à des données fiables et régulièrement actualisées ;
  2. Stimuler l’investissement privé en rendant visibles les infrastructures et les zones économiques à fort potentiel ;
  3. Instaurer une gouvernance cohérente et intersectorielle des données géospatiales ;
  4. Renforcer l’enseignement supérieur et la recherche en facilitant l’accès aux données scientifiques ;
  5. Positionner le Togo comme un leader régional dans la gestion ouverte et collaborative des données spatiales.

Fruit d’une étroite collaboration entre 23 ministères et 550 collectivités territoriales, le Géoportail regroupe déjà 1,2 million d’actifs et plus de 75 000 km de réseaux cartographiés. « Ce n’est pas simplement un répertoire de cartes, mais un outil structurant pour les politiques d’aménagement et de services publics », a affirmé la ministre Cina Lawson.

En intégrant des technologies de pointe telles que l’intelligence artificielle et les algorithmes prédictifs, la plateforme met la donnée au cœur de la décision publique. Elle reflète la volonté du Togo d’adopter une gouvernance innovante, efficace et transparente au service du développement durable.

Renforcement du partenariat Togo–Banque mondiale : Faure Gnassingbé reçoit une importante délégation à Lomé

Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a accueilli, ce 6 mai 2025 à Lomé, une délégation de haut niveau de la Banque mondiale, composée de trois vice-présidents de l’institution.

Cette mission comprenait Ousmane Diagana, vice-président pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Indermit Gill, premier vice-président et économiste en chef, ainsi qu’Ethiopis Tafara, vice-président de la Société financière internationale (SFI) pour l’Afrique.

La rencontre a été l’occasion d’échanger sur le renforcement de la coopération stratégique entre le Togo et la Banque mondiale, avec une attention particulière portée aux secteurs clés du développement national.

Le chef de l’État a partagé avec ses hôtes la vision nationale de croissance, structurée autour de trois axes majeurs : le renforcement des investissements privés, l’amélioration de la gouvernance administrative, et le développement accru des services sociaux, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Indermit Gill a salué la clarté de cette vision et les efforts soutenus du Togo dans un environnement économique mondial difficile. « Malgré les incertitudes économiques internationales, je ressors très optimiste de cette rencontre. Le Togo pourrait, dans certains scénarios, enregistrer une croissance supérieure à 6 ou 7 % », a-t-il indiqué.

Un point central des discussions a porté sur l’alignement des projets de la Banque mondiale avec les priorités nationales. Ethiopis Tafara a exprimé son enthousiasme face à l’ambition togolaise et a réitéré l’engagement de la SFI à appuyer davantage le secteur privé local. « Nous allons accroître nos actions dans plusieurs domaines stratégiques, dont les chaînes de valeur agricoles, le numérique, le financement des PME, les infrastructures de transport et la logistique », a-t-il affirmé.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’atelier régional Africa WBG LEADS, organisé à Lomé. L’événement vise à évaluer l’impact des projets financés par la Banque mondiale en Afrique de l’Ouest et du Centre, en se basant sur des données probantes pour améliorer leur mise en œuvre, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’éducation des filles, de la gestion des ressources naturelles, de l’eau et de l’énergie.

La rencontre a aussi permis de faire le point sur les avancées réalisées dans le cadre des projets issus de la Feuille de route gouvernementale 2025, dont l’ambition est de bâtir un Togo moderne, stable et engagé sur la voie d’une croissance durable et inclusive.

Lomé accueille une réunion stratégique de la CEDEAO pour réduire le coût du transport aérien en Afrique de l’Ouest

Depuis le 6 mai 2025, la capitale togolaise, Lomé, est le théâtre d’une réunion délocalisée de la Commission mixte Infrastructures, Énergie et Mines / Agriculture, Environnement et Ressources naturelles du Parlement de la CEDEAO.

Organisée sous le thème : « Le transport aérien comme levier d’intégration en Afrique de l’Ouest : quelles stratégies pour baisser le prix des billets ? », cette session de cinq jours réunit parlementaires et experts du secteur aérien dans l’objectif de proposer des solutions concrètes à la cherté persistante des vols dans la sous-région.

La session a été ouverte par Hadja Memounatou Ibrahima, Présidente du Parlement communautaire, en présence de l’honorable Ayao Dzréké, 4e Vice-président de l’Assemblée nationale togolaise, représentant le Président Sévon-Tépé Kodjo Adédzé. Dans son allocution, M. Dzréké a salué la désignation de Lomé comme ville hôte, interprétant ce choix comme une marque de confiance dans l’engagement du Togo en faveur de l’intégration régionale. Il a déploré les tarifs excessifs des billets d’avion, qu’il considère comme un frein majeur à la mobilité intra-régionale et à la cohésion économique et sociale.

Rendant hommage au Président togolais Faure Essozimna Gnassingbé, il a mis en avant son leadership panafricain, sa vision stratégique et son attachement à la stabilité, qui font du Togo un acteur incontournable dans les instances régionales.

Prenant à son tour la parole, Hadja Memounatou Ibrahima a souligné le rôle clé du transport aérien dans l’intégration ouest-africaine, favorisant échanges commerciaux, tourisme, rapprochement culturel et développement durable. Elle a toutefois dénoncé les nombreux obstacles à l’accessibilité des vols : fiscalité excessive, redevances aéroportuaires élevées, morcellement du marché et mise en œuvre incomplète des engagements tels que la Déclaration de Yamoussoukro.

Elle a salué le rôle moteur du Togo, reconnu comme Champion du Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA), et a rappelé les décisions prises lors du sommet des Chefs d’État de la CEDEAO en décembre 2024, notamment une réduction de 25 % sur certaines charges, un acte additionnel sur les redevances, et des mesures de protection des droits des passagers.

Cette session parlementaire vise à formuler des recommandations concrètes à destination des gouvernements et des compagnies aériennes pour réduire durablement le coût des billets, lever les freins à la libre circulation, et accroître l’attractivité touristique de la région. Les députés entendent également promouvoir une baisse des taxes et du coût du carburant aérien, tout en veillant à la stricte application des réglementations en vigueur.

Plus qu’un simple échange de vues, cette réunion de Lomé marque une étape importante dans la construction d’un espace aérien ouest-africain plus accessible, mieux connecté et véritablement intégré.

MIATO 2025 : la région des Plateaux mise en lumière lors d’une journée spéciale

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Dans le cadre de la 4ᵉ édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO), actuellement en cours sur le site du Centre Togolais des Expositions et Foires (CETEF) à Lomé, la région des Plateaux a été célébrée à travers une journée spéciale organisée ce mardi 29 avril 2025.

Cet événement a été marqué par une diversité d’activités culturelles, artisanales et touristiques, mettant à l’honneur les atouts de cette vaste région, la plus étendue du pays. La journée a débuté par une conférence en présence de plusieurs personnalités, dont Kossivi Hounakey, ministre délégué auprès du ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Consommation locale, et Dadja Maganawè, gouverneur de la région. Des artisans, artistes et acteurs culturels ont également pris part à cette célébration.

Le ministre Hounakey a salué cette initiative, qui contribue selon lui à la valorisation du savoir-faire local et à la promotion de la région sur les plans national et international. « C’est une vitrine exceptionnelle pour faire rayonner les créations artisanales et renforcer l’attractivité des Plateaux », a-t-il déclaré.

La richesse patrimoniale de la région a été brillamment illustrée à travers la présentation de sites touristiques, d’objets artisanaux et de traditions séculaires. Pour le gouverneur Maganawè, « l’artisanat incarne la mémoire vivante des communautés et représente un pont entre tradition et modernité ». Il a qualifié le MIATO de « véritable vitrine de la diversité culturelle togolaise ».

Les officiels ont ensuite visité les stands du « Village artisanal des Plateaux », animés par des démonstrations de sculpture, de tissage, de menuiserie, de poterie, dans une ambiance festive portée par des prestations folkloriques. « L’ingéniosité des populations de la région fait d’elle une véritable pépinière de talents », a souligné le gouverneur.

Placée sous le thème « La protection des œuvres artistiques : enjeux et défis », cette journée a aussi permis d’attirer l’attention sur l’importance de l’artisanat en tant que pilier du développement local. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de soutenir les artisans afin de favoriser l’autonomisation économique des communautés et de renforcer la cohésion sociale.

En conclusion, la région des Plateaux a été saluée comme un exemple d’intégration régionale réussie, en harmonie avec les réformes engagées dans le cadre de la 5ᵉ République. Le gouverneur Maganawè a lancé un appel à « protéger le patrimoine culturel, soutenir les artisans et cultiver l’unité nationale », en écho à la vision du chef de l’État, Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé.

Indépendance du Togo : le président Faure Gnassingbé rend hommage à des figures clés de la Nation

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À la veille du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a présidé ce samedi 26 avril 2025 une cérémonie solennelle de décoration, mettant à l’honneur plusieurs compatriotes, issus tant du milieu civil que militaire.

Cette cérémonie, organisée dans le cadre des festivités du 27 avril, visait à reconnaître et saluer le mérite, le dévouement et la contribution significative de ces personnalités à la promotion de la paix, de la stabilité et du développement du pays.

Parmi les récipiendaires figurent des personnalités de premier plan telles que le ministre des Affaires étrangères, le Professeur Robert Dussey, le ministre des Enseignements primaire et secondaire, le Professeur Komla Dodzi Kokoroko, ainsi que la ministre du Développement à la Base, Mme Mazamesso Assih. Ont également été distingués : M. Atcholé Aklésso, secrétaire exécutif du parti UNIR, et Mme Awa Nana Daboya, présidente du HCCRUN et Médiateur de la République.

Aux côtés de ces hauts responsables, de nombreux autres acteurs de la vie nationale ont été décorés pour leur engagement dans divers secteurs clés. Qu’ils soient issus de l’administration, de la société civile ou du secteur économique, tous ont été salués pour leur rôle dans la construction d’une nation plus solidaire, prospère et respectueuse des valeurs républicaines.

Cette reconnaissance symbolique traduit la volonté des autorités togolaises de valoriser le service rendu à la nation et de renforcer l’unité autour des idéaux d’engagement, de patriotisme et de vivre-ensemble.

Le Togo célèbre les artisans de son indépendance à l’occasion du 65ᵉ anniversaire de sa souveraineté

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À l’occasion du 65ᵉ anniversaire de son accession à l’indépendance, le Togo a rendu, ce samedi 26 avril 2025, un hommage solennel aux figures marquantes de sa lutte pour la liberté.

Une grande conférence scientifique, présidée par la cheffe du gouvernement Victoire Tomégah-Dogbé, a réuni à Lomé des membres du gouvernement, des responsables d’institutions, ainsi que des personnalités politiques et culturelles. L’objectif : raviver la mémoire collective et renforcer l’unité nationale autour des fondements de la souveraineté togolaise.

L’événement s’est voulu un moment de reconnaissance envers les hommes et les femmes qui, au prix de sacrifices considérables, ont contribué à bâtir l’indépendance du pays. En ouverture de la conférence, le préfet du Golfe, Kossivi Agbogan, a salué cet acte de mémoire :
« Votre présence ici est un hommage aux héros de notre dignité retrouvée, après de longues décennies de domination coloniale. »

Structurée autour de trois grands axes, la conférence a mis en lumière 42 personnalités historiques : 21 issues du courant nationaliste, 16 du courant progressiste et 5 provenant des sphères culturelle, religieuse et traditionnelle. Parmi elles, les figures emblématiques de Sylvanus Olympio, premier président de la République togolaise (1960-1963), et de son successeur, Nicolas Grunitzky (1963-1967), ont été particulièrement mises en avant.

Le professeur Kodjona Kadanga, coordonnateur scientifique de l’événement, a retracé les dynamiques politiques ayant marqué la marche vers l’indépendance. Il a notamment rappelé que si nationalistes et progressistes aspiraient tous à la souveraineté, leurs visions divergeaient sur les moyens à adopter : une rupture immédiate pour les uns, une transition graduelle pour les autres.

Ainsi, le Comité de l’Unité Togolaise (CUT) de Sylvanus Olympio et la JUVENTO affirmaient une volonté de rupture avec l’administration coloniale française, tandis que le Parti Togolais du Progrès (PTP) de Nicolas Grunitzky et l’Union des Chefs et des Populations du Nord (UCPN) optaient pour une indépendance plus progressive.

Entre 1946 et 1960, le débat politique au Togo s’est articulé autour de cette dualité stratégique, dans un contexte d’aspiration commune à la liberté.

Au-delà d’une simple commémoration, cette célébration a été conçue comme un acte de transmission envers les jeunes générations, afin de préserver et de faire vivre l’héritage de courage et d’engagement des pionniers de l’indépendance.

Le ministre Awate Hodabalo a souligné que l’événement avait permis de revisiter avec rigueur l’histoire de la libération nationale :
« Nous venons d’assister à une véritable leçon d’histoire sur le parcours héroïque de notre peuple vers l’indépendance proclamée le 27 avril 1960. »

Il a insisté sur l’importance de reconnaître également le rôle des anonymes qui, aux côtés des grandes figures, ont contribué à cette victoire collective. Le ministre a salué l’engagement de Sylvanus Olympio, figure centrale du combat pour l’indépendance, dont la détermination incarne les aspirations profondes du peuple togolais.

Il a pour finir rappelé l’importance de s’inspirer du passé pour bâtir l’avenir, citant la sagesse populaire :
« C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle », et la pensée d’Edmond About :
« Nous sommes les héritiers de tous ceux qui sont morts, les associés de tous ceux qui vivent et la providence de tous ceux qui naîtront. »

Les organisateurs ont annoncé que la liste des figures honorées continuera d’être enrichie grâce aux avancées de la recherche historique.
« Ces héros constituent notre patrimoine commun. Leur engagement doit éclairer notre chemin vers un Togo plus juste, démocratique et prospère », a conclu le professeur Kadanga.

À travers cette commémoration, le Togo a réaffirmé sa volonté de s’appuyer sur son histoire pour affermir son identité nationale et relever les défis de demain avec fierté et détermination.

Faure Gnassingbé ravive la flamme de l’indépendance à la veille du 65ᵉ anniversaire de la souveraineté togolaise

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À la veille de la célébration du 65ᵉ anniversaire de l’indépendance du Togo, le Président de la République, Faure Essozimna Gnassingbé, a procédé ce samedi 26 avril 2025 à la traditionnelle cérémonie de ravivage de la flamme de l’indépendance, un acte symbolique fort en hommage aux bâtisseurs de la Nation.

Ce geste solennel rend hommage à celles et ceux qui, au prix de sacrifices souvent immenses, ont œuvré pour arracher la liberté du peuple togolais. En ravivant cette flamme, le chef de l’État réaffirme son attachement à la mémoire nationale, à la transmission de l’héritage historique, et à la construction d’un avenir fondé sur l’unité, la résilience et la paix durable.

La cérémonie, empreinte de recueillement et de solennité, s’est tenue en présence des plus hautes autorités du pays : présidents d’institutions, membres du gouvernement, représentants des forces de défense et de sécurité, dignitaires religieux et chefs traditionnels, ainsi que des membres du corps diplomatique accrédité à Lomé.

Des chants patriotiques interprétés par des groupes folkloriques ont rythmé l’événement, rappelant avec émotion la lutte courageuse menée par les générations passées pour l’émancipation nationale. La foule nombreuse venue assister à ce moment de communion a témoigné de l’attachement profond du peuple togolais à son histoire et à ses symboles.

À travers cet hommage, le Togo célèbre non seulement le passé glorieux de son indépendance, proclamée le 27 avril 1960, mais réaffirme aussi sa volonté de poursuivre sa marche vers un avenir de progrès, de justice et de cohésion nationale.

Hommages au pape François : le Togo représenté par le président Faure Gnassingbé à Rome

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Des milliers de fidèles se sont rassemblés ce samedi 26 avril 2025 sur la place Saint-Pierre de Rome pour rendre un dernier hommage à Sa Sainteté le Pape François, rappelé à Dieu le lundi de Pâques, 21 avril 2025.

La cérémonie d’inhumation du souverain pontife a réuni une foule émue et de nombreuses personnalités du monde entier. Le Togo était représenté par son chef de l’État, Faure Essozimna Gnassingbé, venu témoigner de la solidarité du peuple togolais à la communauté catholique universelle.

Parmi les nombreux dirigeants présents figuraient le roi Philippe de Belgique, le roi Felipe VI d’Espagne, les présidents Emmanuel Macron (France), Donald Trump (États-Unis), Frank-Walter Steinmeier (Allemagne), Javier Milei (Argentine), Luiz Inácio Lula da Silva (Brésil), Marcelo Rebelo de Sousa (Portugal), Volodymyr Zelensky (Ukraine), Ferdinand Marcos Jr (Philippines), Félix Antoine Tshisekedi (RDC), José Maria Neves (Cap-Vert), ainsi que le Prince Albert II de Monaco, accompagnés de plusieurs hauts responsables religieux et dignitaires officiels.

Le président Faure Gnassingbé a pris part à la messe funéraire, s’unissant à la prière collective pour saluer la mémoire de celui qu’il avait qualifié, dès l’annonce de son décès, d’« artisan infatigable de paix, de justice et de fraternité ». Il a également transmis ses condoléances au Clergé ainsi qu’à l’ensemble de la communauté catholique.

La liturgie a été marquée par une intense solennité : lectures bibliques, homélie émouvante, prières universelles multilingues, célébration de l’Eucharistie, moment de silence, communion, rites des Églises orientales, échange de gestes de paix entre dirigeants, et chant du Magnificat.

Dans son discours de clôture, le Cardinal Giovanni Battista Re, Doyen du Collège des cardinaux, a exprimé sa gratitude aux chefs d’État et aux délégations internationales pour leur présence, qu’il a saluée comme un témoignage éloquent de respect envers le Pape François et de fidélité à ses idéaux : « paix, unité et fraternité ».

Le président togolais, qui s’était rendu à plusieurs reprises au Vatican pour renforcer les liens entre le Saint-Siège et le Togo, a toujours manifesté un attachement particulier aux valeurs défendues par le pape François, notamment en matière de paix, de dialogue et de solidarité en Afrique.

Élu 266ᵉ Pape de l’Église catholique le 13 mars 2013, le pape François, premier pontife originaire d’Amérique latine, laisse l’image d’un leader spirituel proche des peuples, engagé pour les pauvres, les migrants et la justice sociale.

Miato 2025 officiellement lancé

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La quatrième édition du Marché International de l’Artisanat du Togo (MIATO) a été officiellement lancée ce vendredi 25 avril 2025 par la Première ministre, Mme Victoire Tomégah-Dogbé, au cours d’une cérémonie festive mettant en valeur le riche patrimoine artisanal africain.

Placée sous le thème « La protection des œuvres artisanales : enjeux et défis », cette édition va bien au-delà d’un simple marché. C’est un véritable carrefour culturel et économique qui célèbre le savoir-faire ancestral, tout en sensibilisant à la nécessité de préserver ce patrimoine vivant.

Le MIATO constitue une plateforme essentielle pour les artisans. Elle leur permet non seulement d’exposer et de vendre leurs créations, mais aussi de nouer des contacts, de partager leurs expériences et de s’outiller contre les menaces que sont la contrefaçon, le plagiat et le manque de protection juridique.
Le ministre togolais de l’Artisanat, Kossivi Hounakey, a souligné la pertinence du thème retenu dans un contexte de mondialisation, marqué par la circulation libre des biens, le développement du commerce en ligne et l’émergence des industries culturelles. Selon lui, les œuvres artisanales, qui sont les reflets fidèles de l’identité culturelle des peuples, doivent être défendues contre l’uniformisation culturelle et les atteintes à la propriété intellectuelle.

Pour Issa Mohamed, président de l’Union Régionale des Chambres de Métiers (URCM), les créations artisanales « sont bien plus que de simples objets : elles incarnent notre culture, notre mémoire et notre âme collective ». Il a exprimé sa gratitude envers les autorités togolaises pour leur soutien constant aux artisans, tout en saluant la participation de plusieurs pays frères, dont le Burkina Faso, invité d’honneur de cette édition.

Le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, M. Gilbert Ouédraogo, à la tête d’une importante délégation composée d’administrateurs, d’artisans et d’acteurs culturels, a exprimé sa reconnaissance aux autorités togolaises pour l’excellence des relations bilatérales. Il a invité le public à découvrir, lors du jour d’honneur dédié au Burkina Faso, des produits emblématiques tels que le Faso Dan Fani, le Kôkô Dunda, le chapeau de Saponé, ainsi que de nombreuses créations en bois sculpté, en cuir, etc., porteurs de l’identité burkinabè.

Les interventions ont toutes souligné l’importance stratégique du secteur artisanal pour les économies africaines.

En Afrique de l’Ouest, l’artisanat contribue en moyenne à 20 % du PIB et joue un rôle clé dans la réduction du chômage et l’équilibre des balances commerciales. Le ministre Hounakey a rappelé que l’artisanat est également une expression culturelle, une richesse à promouvoir sur la scène internationale.

Le MIATO 2025 offre ainsi un espace unique d’exposition, d’échanges et de réseautage entre artisans, investisseurs, collectionneurs et professionnels venus d’horizons divers. Des activités culturelles, des concerts, ainsi que des services administratifs (établissement de cartes d’identité et d’actes de naissance) sont également prévus pour les participants issus du secteur.

L’entrée à l’événement est libre et gratuite, renforçant ainsi son objectif d’ouverture et d’inclusivité.