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L’IFDC engagé pour des sols sains pour un avenir résilient

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À l’occasion de la Journée mondiale des sols, Le Centre International pour la Fertilité des Sols et le Développement Agricole (IFDC), a organisé un webinaire intitulé « Des sols sains pour un avenir résilient : transformer les preuves, les partenariats et l’inclusion en actions ».

L’événement, qui s’est tenu le 5 décembre 2025 dernier, a réuni experts, chercheurs, praticiens et acteurs du développement agricole en Afrique de l’Ouest.


Parmi les participants figuraient plusieurs journalistes membres du REMAPSEN (Réseau des Médias pour la Promotion de l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire).


Le webinaire a été ouvert par Henk van Duijn, directeur général de l’IFDC. Il a dans son intervention rappelé l’urgence de restaurer la santé des sols en Afrique de l’Ouest.


« Djibouti au Caire, font face à des problèmes de dégradation des sols, de perte de nutriments et de changement climatique, mettant en péril la productivité agricole et l’approvisionnement alimentaire Ce n’est pas un problème qui concerne seulement aujourd’hui, mais pour les années à venir », a-t-il dit.


Il indiqué l’engagement de son institution à restaurer les terres dégradées et à soutenir la résilience des producteurs agricoles à travers le programme Soil Values. Devant durée une dizaine d’année, ce programme financé par le Pays-Bas vise à restaurer la fertilité des sols dans le Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger, Nord du Nigeria) pour améliorer la production alimentaire et la résilience des petits producteurs (femmes et jeunes inclus) face au changement climatique, en restaurant 2 millions d’hectares de terres dégradées au Burkina Faso, au Mali, au Niger et dans le nord du Nigeria.
Selon, Nassourou Diallo, directeur adjoint des partenariats de Soil Values, le programme intègre l’agroécologie, les enjeux de l’accès au marché et le financement inclusifs ainsi que la promotion d’un environnement politique favorable à la gestion durable des terres.


Alain Traoré, nouveau directeur du programme, a conclu les échanges en appelant à une mobilisation collective.


« Nous devons travailler main dans la main avec les gouvernements, la recherche, le secteur privé et les communautés locales. Chaque jour doit être une journée des sols », a-t-il dit.


Les journalistes du REMAPSEN, acteurs de la sensibilisation
La participation des journalistes du REMAPSEN à ce webinaire s’inscrit dans leur mission d’information et de plaidoyer pour une agriculture durable.


Forts des connaissances acquises, indique Youssouf Bamba le Président du Réseau, les journalistes seront mieux armés pour relayer les messages clés sur la santé des sols, la gestion durable des terres et les innovations agricoles, contribuant ainsi à une prise de conscience élargie et à l’adoption de pratiques résilientes.


« Nous avons 365 jours avant la prochaine Journée mondiale des sols en 2026. Chaque jour compte, et nous pouvons tous contribuer à restaurer les sols et améliorer la productivité agricole », a invité Van Duijn.

Les députés valident une réforme sur le Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest

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L’Assemblée nationale togolaise a adopté à l’unanimité, ce mardi 24 décembre, la réforme du cadre juridique et fiscal encadrant le projet du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (WAGP). Un vote consensuel qui confirme l’importance stratégique accordée par le Togo à la gouvernance énergétique et à l’intégration sous-régionale.

Le texte adopté vient modifier la loi n°2004-002 du 15 décembre 2004, laquelle définit le régime juridique et fiscal harmonisé applicable au projet sur le territoire togolais. La séance plénière s’est tenue sous la présidence du Professeur Komi Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale, en présence du ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières, Robert Koffi Messan Eklo.

La réforme repose sur trois axes majeurs. Elle prévoit, d’une part, la prorogation de la période d’exemption fiscale accordée à la West African Gas Pipeline Company (WAPCo).

Elle vise, d’autre part, à ajuster le taux d’imposition afin de l’aligner sur ceux pratiqués par les autres États parties au projet. Enfin, elle renforce le rôle de l’Autorité du Gazoduc de l’Afrique de l’Ouest (AGAO), désormais chargée de la supervision des nouveaux chargeurs.

Au total, neuf dispositions législatives ont été révisées, notamment les articles 4, 17, 34, 35, 36, 56, 59, 64 et 73 de la loi initiale.

Pour le président du groupe parlementaire Unir, Aklesso Atcholi, cette réforme dépasse le cadre technique d’une simple mise à jour législative. Elle s’inscrit dans une vision de développement à long terme.

« Il ne peut y avoir d’industrialisation sans infrastructures énergétiques fiables, ni de développement inclusif sans une énergie durable et accessible », a-t-il souligné, présentant le gazoduc comme un outil de souveraineté économique et un moteur d’intégration régionale.

Le gouvernement partage cette lecture stratégique. Devant les députés, le ministre Robert Koffi Messan Eklo a salué un vote décisif pour l’avenir énergétique du pays. « L’énergie est au cœur du processus d’industrialisation, et le gazoduc y joue un rôle central », a-t-il affirmé, qualifiant la réforme d’acte structurant aux effets durables.


En clôturant les travaux, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la dimension sous-régionale de la réforme. « L’acte que nous venons de poser dépasse les frontières nationales », a déclaré le Professeur Komi Selom Klassou, rappelant que le projet s’inscrit pleinement dans la dynamique d’intégration portée par la Cédéao et consacrée par la Constitution de la Ve République.

Il a également rendu hommage au président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, saluant son engagement et sa diplomatie active dans la mise en œuvre de projets structurants au service de la sous-région.


Par ce vote unanime, le Parlement togolais réaffirme ainsi une orientation stratégique forte : faire de l’énergie un pilier de la transformation économique nationale et de l’intégration régionale un horizon politique durable.

Un rendez-vous du REMAPSEN consacré au rôle des journalistes dans l’inclusion des femmes et des filles handicapées

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Le chapitre togolais du Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et de l’environnement (REMAPSEN-Togo) a organisé, le 08 décembre à Lomé, un atelier de sensibilisation des médias baptisé « Rendez-vous du REMAPSEN », en collaboration avec l’ONG La Colombe, ONU Femmes, et avec l’appui du Fonds français Muskoka.


Cette rencontre, qui a réuni une trentaine de journalistes, était placée sous le thème : « Rôle des médias dans la promotion de l’inclusion et la lutte contre la discrimination à l’égard des femmes et des filles handicapées au Togo ». Elle s’inscrit dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles, avec un accent particulier sur celles vivant avec un handicap, souvent confrontées à une double discrimination.


L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des professionnels des médias afin qu’ils puissent traiter de manière responsable, inclusive et constructive les questions liées au handicap, tout en contribuant à la défense des droits des femmes et des filles handicapées et à leur pleine inclusion dans la société.


La communication principale a été animée par Gratien E. Akakpo-Noumado, président du Conseil d’administration de la Fédération togolaise des associations des personnes handicapées (FETAPH). Il a rappelé que, selon les données nationales, plus de 10 % de la population togolaise vit avec un handicap, dont une majorité de femmes, exposées à des formes multiples de stigmatisation.
« Les médias doivent faire un travail de communication et de sensibilisation. Si un reportage est réalisé sur les situations où les droits des personnes handicapées sont bafoués, cela peut susciter des actions concrètes », a-t-il souligné.


Pour l’expert, les journalistes occupent une place stratégique dans la transformation des mentalités. « Les médias peuvent contribuer à changer la tendance. Ils doivent mettre en lumière les personnes handicapées qui ont réussi à briser les stéréotypes, enquêter et dénoncer les cas d’abus afin de provoquer des réactions et des actions », a insisté Gratien E. Akakpo-Noumado.


Il a également évoqué les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées les femmes et les filles handicapées, notamment l’accès limité à l’éducation, à l’emploi, aux soins de santé et à la participation sociale, en raison de préjugés persistants et de barrières culturelles.


C’est pour répondre à ces défis que le REMAPSEN-Togo a initié ce cadre d’échanges avec les médias.
« Ce rendez-vous vise à permettre aux journalistes de mieux maîtriser les contours de la thématique, d’acquérir des outils professionnels adaptés et de travailler efficacement aux côtés de la FETAPH, d’ONU Femmes et des institutions publiques pour susciter un véritable changement », ont expliqué les organisateurs.


Plaidant pour une inclusion réelle, Gratien E. Akakpo-Noumado a appelé à la promotion des personnes handicapées, notamment des femmes, à des postes de responsabilité, rappelant que « l’inclusion n’est pas une exception, mais une urgence ».


Il a enfin insisté sur le rôle central de la communication et de l’éducation :
« La personne en situation de handicap doit être accompagnée pour comprendre que son état n’est pas une fin en soi. Avec l’information, l’éducation et l’appui adéquats, elle peut pleinement contribuer au développement de la société ».

Charles Kolou

Justice transitionnelle au Togo : le HCRRUN dresse un bilan largement positif pour 2025

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Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a tenu, ce jeudi 18 décembre 2025, sa conférence-bilan consacrée aux actions menées au cours de l’année écoulée.

Institution clé du processus de justice transitionnelle au Togo, le HCRRUN est chargé, entre autres, de la réparation des préjudices humains, matériels et moraux subis par les individus et les communautés dans un contexte de crises à caractère politique. En 2025, l’organisme a poursuivi son programme d’indemnisation des victimes.

Selon sa présidente, Awa Nana Daboya, 2 838 personnes ont bénéficié d’une indemnisation au cours de l’année. Toutefois, le processus se poursuit, puisque 2 319 victimes restent encore en attente de réparation à ce jour.

La présidente du HCRRUN a souligné la qualité du travail accompli, mettant en avant un niveau de satisfaction très élevé parmi les bénéficiaires. « Les données recueillies par les experts de l’ONG AIMES-Afrique, partenaire du HCRRUN, révèlent que le taux de satisfaction des victimes concernant les réparations reçues atteint 99,65 % », a-t-elle indiqué.

Depuis le lancement du programme d’indemnisation en 2017, ce sont au total 33 331 victimes qui ont été réparées. Par ailleurs, un nombre important d’entre elles continue de bénéficier d’un accompagnement psycho-médical, témoignant de l’approche globale adoptée par le HCRRUN en faveur de la réconciliation nationale.

AMU-TNS : la CNSS déploie une campagne d’enrôlement des travailleurs du secteur informel dans le Grand Lomé

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La Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), structure en charge de la gestion de l’Assurance maladie universelle (AMU), a lancé ce mercredi 17 décembre 2025 à Lomé une vaste campagne nationale d’information, de sensibilisation et d’enrôlement des travailleurs non salariés au régime AMU-TNS.

Cette opération s’inscrit dans la dynamique de mise en œuvre effective de l’AMU, officiellement démarrée le 23 octobre dernier, et vise à renforcer l’adhésion des acteurs du secteur informel à ce mécanisme de protection sanitaire. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence du préfet du Golfe, Agbodan Kossivi, du gouverneur du District autonome du Grand Lomé, Mme Zouréatou Kassa-Traoré, des responsables de la CNSS et de nombreux travailleurs non salariés.

Pour la CNSS, cette campagne illustre la vision du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, de promouvoir un Togo plus inclusif, garantissant à tous les citoyens, quels que soient leur statut ou leur activité, un accès équitable à des soins de santé de qualité, sans risque d’appauvrissement. Après le Grand Lomé, l’initiative sera progressivement étendue aux autres régions du pays.

Intervenant au nom de la direction générale de la CNSS, Mme Akossiwavi Sedo, directrice de la coordination des divisions régionales, a rappelé que la plateforme dédiée à l’enrôlement des travailleurs non salariés est opérationnelle depuis le 1er septembre 2025. Elle a toutefois insisté sur la nécessité d’un accompagnement de proximité pour favoriser la compréhension et la confiance des populations. « L’inscription à l’AMU-TNS se fait facilement via la plateforme www.tns.cnss.tg. Mais au-delà de l’outil numérique, il est essentiel d’expliquer le fonctionnement du système, ses avantages et de répondre aux préoccupations des usagers », a-t-elle souligné.

Dans le cadre de cette campagne, les équipes de la CNSS mèneront des actions de terrain dans les 13 communes du Grand Lomé du 17 au 22 décembre 2025. L’objectif est de sensibiliser les travailleurs non salariés à l’importance de la cotisation, perçue comme un investissement durable pour la santé, la protection des familles et la continuité des activités économiques, tout en facilitant les formalités d’immatriculation.

De son côté, le gouverneur du District autonome du Grand Lomé, Mme Zouréatou Kassa-Traoré, a salué une initiative qui répond aux attentes des acteurs de l’économie informelle. « Dans un environnement où le secteur informel constitue un pilier de notre économie locale, cette campagne ouvre la voie à un accès aux soins sans basculement dans la précarité. Une adhésion massive à l’AMU-TNS renforcera la solidarité nationale et contribuera à l’édification d’un Togo plus équitable », a-t-elle déclaré, appelant les leaders communautaires et syndicaux à relayer le message auprès des populations.

L’AMU-TNS s’adresse à l’ensemble des travailleurs non salariés, notamment les commerçants, coiffeurs, chauffeurs, agriculteurs, revendeuses, couturiers et couturières, ainsi qu’à tous les acteurs du secteur informel.

Cybersécurité : l’ANCY forme et sensibilise les médias contre les cybermenaces

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Convaincue du rôle déterminant de l’information dans la prévention des risques numériques, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCY) a choisi de faire des médias des partenaires stratégiques dans la lutte contre la cybercriminalité. C’est dans cette optique qu’une session de formation, de sensibilisation et d’information a été organisée ce mardi 17 décembre 2025 à l’intention des professionnels des médias.

À travers cette initiative, l’ANCY entend renforcer la diffusion d’une information fiable et accessible sur les enjeux de la cybersécurité, tout en contribuant à l’instauration d’une véritable culture numérique au Togo et sur le continent africain. Les médias sont ainsi appelés à jouer un rôle clé dans l’éducation des citoyens et la promotion des bonnes pratiques en ligne.

La rencontre a également servi de cadre pour dresser le bilan des actions menées par l’agence en 2025. Les responsables de l’ANCY ont présenté les projets structurants déjà engagés et exposé les grandes orientations prévues pour l’année 2026.

S’exprimant à cette occasion, le directeur général de l’ANCY, le Commandant Gbota Gwaliba, a souligné que cette démarche vise à « outiller les professionnels des médias en matière de cybersécurité, afin qu’ils puissent mieux protéger leurs outils de travail ». Il a rappelé que les ordinateurs, serveurs, plateformes de diffusion et comptes sur les réseaux sociaux constituent des actifs stratégiques pour les organes de presse et que leur vulnérabilité peut entraîner des pertes considérables de données, y compris des archives sensibles accumulées sur de longues années.

Sur le plan opérationnel, le Commandant Gbota Gwaliba a indiqué qu’en 2025, l’ANCY a amorcé la mise en œuvre de la stratégie nationale de cybersécurité, notamment à travers son premier axe dédié à la promotion de la culture de la cybersécurité et au renforcement des compétences nationales. À ce titre, 250 informaticiens de l’administration publique bénéficient actuellement de formations certifiantes de haut niveau, représentant un investissement de plusieurs centaines de millions de francs CFA, avec pour objectif de consolider durablement la protection des systèmes d’information de l’État.

Parallèlement, l’agence s’emploie à renforcer la coopération régionale à travers la signature d’accords et de conventions de partenariat avec d’autres agences africaines de cybersécurité. Le déploiement d’outils techniques, notamment le CERT (Computer Emergency Response Team), s’inscrit également dans cette dynamique de collaboration, jugée essentielle face au caractère transfrontalier de la cybercriminalité.

Le directeur général de l’ANCY a par ailleurs attiré l’attention sur la multiplication des attaques par rançongiciels et extorsion, qui ciblent aussi bien les entreprises que les institutions publiques, avec des exigences financières souvent très élevées. Il a invité les victimes ou les personnes confrontées à des tentatives d’attaques à saisir le CERT, opérationnel 24 heures sur 24.

Autre défi majeur évoqué : la montée des cyberviolences, dont les femmes sont particulièrement victimes. Des cas de diffusion non consentie d’images intimes ont été signalés, avec des répercussions psychologiques graves pouvant conduire à des situations dramatiques.

Face à l’évolution rapide des menaces, l’ANCY appelle à une vigilance renforcée, d’autant plus que l’essor de l’intelligence artificielle favorise l’émergence de nouvelles formes d’escroquerie, notamment à travers les deepfakes. « Il est aujourd’hui possible pour un cybercriminel de fabriquer une fausse vidéo imitant un responsable hiérarchique et demandant une transaction financière urgente. Des professionnels ont déjà été piégés par ce type de manœuvre », a averti le Commandant Gbota Gwaliba.

Dans ce contexte, l’agence encourage citoyens et professionnels à devenir des cyberacteurs responsables, capables de vérifier les informations, de signaler les incidents et de se former en continu.

Pour l’année 2026, l’ANCY annonce le déploiement de formations plus approfondies et spécialisées à l’endroit des médias, afin de consolider leurs compétences et d’en faire des relais crédibles et efficaces de la cybersécurité au Togo.

Partenariat AMU – Optique lunetterie : ouverture d’un moratoire de trois mois

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Dans le cadre de l’application de la nouvelle convention sectorielle conclue le 21 novembre 2025 entre les organismes de gestion de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et les établissements d’optique lunetterie, représentés par l’Association des Professionnels et Praticiens de l’Optique Lunetterie (APPOL), un moratoire de trois (03) mois a été instauré à compter du 1er janvier 2026.

Cette période transitoire concerne, d’une part, les établissements d’optique lunetterie déjà conventionnés, appelés à procéder au renouvellement de leur partenariat, et, d’autre part, les établissements non encore conventionnés, invités à soumettre leurs demandes de conventionnement.

L’objectif de ce moratoire est de permettre à l’ensemble des structures concernées de se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions prévues par la convention sectorielle.

À cet effet, à travers un communiqué conjoint, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM) invitent les établissements concernés à accomplir les démarches requises dans les délais impartis, conformément aux exigences en vigueur.

Les demandes de conventionnement ou de renouvellement de partenariat devront être effectuées exclusivement en ligne sur le site www.inam.tg, rubrique « Services en ligne », sous-rubrique « Accéder au conventionnement ».

Les dossiers à soumettre doivent notamment comprendre :

une copie légalisée des diplômes ou attestations justifiant l’exercice du métier ;

l’arrêté du ministère chargé de la Santé autorisant la délivrance de lunettes médicales ;

une copie de la carte ou de l’attestation d’inscription à l’association professionnelle de lunetterie ;

le plan de situation et les infrastructures (plan architectural) ;

la liste des équipements et matériels avec leurs quantités ;

la liste tarifaire des produits délivrés ;

les ressources humaines (liste nominative avec qualifications) ;

les copies des diplômes du personnel ;

ainsi que le relevé d’identité bancaire (RIB).

L’INAM et la CNSS comptent sur la diligence et la collaboration de tous les acteurs concernés afin d’assurer une transition harmonieuse vers le nouveau cadre conventionnel, tout en les remerciant pour leur bonne compréhension.

Bassar : Une campagne de dépistage innovante renforce la santé publique et les compétences médicales locales

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Une vaste opération de sensibilisation et de dépistage s’est déroulée les 5 et 6 décembre 2025 au Centre Hospitalier Préfectoral de Bassar. Cette initiative, portée par la Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Kara en collaboration avec l’hôpital Nurnberg, Paracelsus Medical University et l’ONG Fi-Bassar, s’inscrit dans une dynamique de prévention et de renforcement des capacités médicales au Togo.

Placée sous l’autorité des responsables locaux et universitaires, la campagne a permis de détecter précocement différents types de cancers — notamment de la prostate, du sein et du col de l’utérus — ainsi que plusieurs pathologies pédiatriques. Elle consolide par ailleurs un partenariat international engagé en faveur du développement durable et de l’amélioration continue de l’expertise sanitaire.

La cérémonie d’ouverture, présidée par le lieutenant-colonel Hodabalou ASSIAH, préfet de Bassar, a réuni la présidente de l’Université de Kara, Professeure Prénam HOUZOU-MOUZOU, ainsi que le Directeur du CHP-Bassar, médecin commandant Serges Trésor ANATE. Le préfet a salué l’engagement constant de l’Université de Kara dans la promotion de la santé publique et la réalisation des objectifs de la politique nationale d’accès universel à des soins de qualité. De son côté, la présidente de l’Université a réaffirmé la détermination de l’institution à renforcer ses actions au service des communautés, tout en exprimant sa reconnaissance au Président du Conseil pour son leadership stratégique.

Pour le Prof. Eyram AMEKOUDI, président du Comité d’organisation, cette campagne a été l’occasion « d’offrir des soins de qualité aux populations afin de prévenir les comportements à risques ». Trois ateliers spécialisés — pédiatrie, gynécologie et urologie — ont été mis en place pour faciliter le diagnostic et l’orientation des patients.

Les partenaires allemands, l’hôpital Nurnberg et la Paracelsus Medical University, ont apporté une expertise médicale précieuse. Leur participation témoigne de la solidité d’un partenariat déjà fructueux, qui a permis à plusieurs étudiants allemands d’effectuer des stages pratiques encadrés par l’Université de Kara.

L’ONG Fi-Bassar, véritable trait d’union entre les populations et les institutions partenaires, a joué un rôle décisif dans la mobilisation communautaire. Selon son président national, M. Espoir KPATCHINE WAKEY, l’organisation œuvre activement à la création de collaborations internationales prometteuses, favorisant la formation d’un personnel médical qualifié et engagé. En soutenant les étudiants dans leurs programmes d’études et de stages à l’étranger, Fi-Bassar contribue à réduire la dépendance intellectuelle et à renforcer l’expertise locale. Ses actions, couvrant les domaines de la santé, de l’environnement et des énergies renouvelables, s’étendent déjà au-delà de Bassar, notamment vers la préfecture de Tabligbo.

La population de Bassar a massivement répondu à cette initiative, exprimant sa reconnaissance envers les organisateurs. Durant ces deux jours, de nombreux habitants ont pu bénéficier de consultations préventives, de dépistages gratuits et de conseils médicaux essentiels.

Koffi Odoumtan : un artiste qui unit tradition, numérique et spiritualité

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Entre arts visuels, performance numérique et quête intérieure, Koffi Odoumtan s’impose comme l’une des figures émergentes de la création contemporaine au Togo. Finaliste du concours international Strange Figures de la Lumen Art Gallery en 2025, l’artiste poursuit un chemin singulier où l’être humain, ses mutations et ses énergies intérieures occupent le cœur de son travail.

Depuis plus de dix ans, Koffi Odoumtan construit patiemment une œuvre riche et en transformation continue. Autodidacte, il débute en 2010 par le dessin et la peinture avant d’intégrer progressivement les outils numériques à son processus créatif.

Son talent dépasse rapidement les frontières nationales. En 2021, il est élu Meilleur Artiste International lors de la VIᵉ Exposition Internationale en Ligne NIRANTAR en Inde, et obtient une distinction lors de l’ART COM World Record en Norvège.
Au Togo, ses expositions au Centre des Expositions Atébai en 2022 et sa collaboration soutenue avec la Galerie ARTEFACT-TOGO entre 2020 et 2023 renforcent sa présence sur la scène artistique locale.

En 2025, son ascension se confirme lorsqu’il figure parmi les finalistes du concours Strange Figures avec deux œuvres phares : Éclosion du Destin et Femme Ébène.

L’univers artistique d’Odoumtan se distingue par une fusion subtile entre peinture, textures naturelles, matières organiques et création numérique. Ses œuvres hybrides questionnent la manière dont l’être humain évolue au contact du monde visible, du cosmos et des forces subtiles qui le traversent.

Dans ses séries emblématiques Fragments vibratoires de l’intérieur, Incandescence Originelle, La Toile du Village, Deux Mondes Connectés les corps deviennent énergie, les couleurs deviennent symboles, et les textures se font mémoire.

Son travail explore également les thèmes de l’identité africaine, de la résilience spirituelle, de la quête de lumière et des transformations qui façonnent les individus comme les sociétés.
Pour lui, chaque œuvre constitue un seuil, un espace de passage entre ombre et élévation, entre héritages ancestraux et technologies contemporaines, entre intériorité et universalité.

Artiste en quête permanente, Koffi Odoumtan se voit comme « un pèlerin de la lumière et des consciences ». Sa création, nourrie par des influences cosmiques, ancestrales et spirituelles, invite chacun à une introspection profonde et à une reconnexion à soi, aux autres et au monde.

Il met également son art au service du social avec Créatrices d’Avenir, un programme destiné à renforcer les capacités techniques, le leadership et l’autonomie économique des jeunes filles et femmes artistes.

Exposé au Togo, en Inde, en Norvège et sur des plateformes numériques internationales, Odoumtan porte une vision qui marie avec audace tradition africaine, innovations technologiques et profondeur intérieure.

Les 7 Pèlerins du Divin, Femme Hotepewo, La Cartographie de l’Invisible — affinent encore son identité visuelle, désormais reconnaissable parmi les voix montantes de la scène artistique africaine.

Duel de la Harpe 228 : coup d’envoi des auditions avec sept groupes en compétition à Lomé

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La première édition du Duel de la Harpe 228, une nouvelle télé-réalité musicale dédiée à la valorisation de la musique chrétienne, a été lancée ce samedi 29 novembre 2025 à Lomé.

La Maison des Jeunes d’Amadahomé a accueilli cette phase inaugurale, marquée par l’entrée en scène de sept groupes musicaux issus de différentes communautés chrétiennes.


Cette compétition se déroulera en trois grandes étapes a savoir les auditions, qui viennent d’être ouvertes, la demi-finale, prévue pour février 2026, la finale, attendue en mars 2026.


L’initiative vise selon les organisateurs, à offrir une plateforme de visibilité aux artistes chrétiens et à promouvoir une musique porteuse de valeurs spirituelles. Le programme sera diffusé sur les réseaux sociaux et sur plusieurs chaînes partenaires, permettant ainsi aux talents en lice de toucher un large public.


Au-delà de la compétition, le projet inclut également un volet de formation artistique, destiné à renforcer les compétences et à professionnaliser les jeunes musiciens.


Dans son allocution, M. Emmanuel Attigan, président du Duel de la Harpe 228, a félicité les groupes sélectionnés et les a encouragés à tirer pleinement profit de cette expérience. Il a aussi lancé un appel à soutien financier pour accompagner la pérennisation du projet
« Nous vous exprimons notre profonde gratitude. Nous vous donnons également l’occasion de contribuer, selon vos moyens, à la réalisation de ce projet. »


Représentant le Directeur des cultes, M. Gbenyanawo Atsu a souligné l’importance spirituelle de l’événement, rappelant l’exemple du roi David et de sa harpe. Il a mis en avant le rôle thérapeutique et libérateur de la musique chrétienne


« Les musiciens chrétiens doivent produire une musique qui ne procure pas seulement de la joie, mais qui guérit et libère. »


Il affirme que cette première édition représente un défi majeur visant à encourager, promouvoir et valoriser les groupes musicaux des églises au Togo.


À l’issue du concours, quatre récompenses seront attribuées aux meilleurs notamment
1er prix : 1 000 000 FCFA
2e prix : 800 000 FCFA
3e prix : 700 000 FCFA
4e prix : 500 000 FCFA