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Sécurité foncière : la rencontre de Lomé a accouché plusieurs recommandations

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Fin ce jeudi 14 octobre des trois jours d’atelier sur la troisième édition de l’atelier des institutions foncières nationales pour la sécurisation des droits fonciers communautaires en Afrique. Démarré deux jours plus tôt, cet atelier qui a regroupé des participants venus de plus de 12 pays a été co-organisé au Togo par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Réforme foncière, Rights and Resources Initiative et international Land Coalition en Collaboration avec Konrad Adenauer Striftung et Auto-promotion Rurale pour un Développement Humain Durable.

La rencontre de Lomé cherchait à créer pour les institutions et agences gouvernementales chargées de la gestion foncière ainsi que leurs partenaires et autres acteurs clés, un espace d’échanges et de partages sur les différents contextes nationaux et les bonnes pratiques favorables à une gouvernance foncière responsable qui reconnaisse les pratiques de gestion coutumière.

Cet atelier a réuni 36 participants qui ont suivi les panels en ligne, il a également émis plusieurs recommandations.

“Ces trois jours ont été un espace d’échange et de partage sur les différents contextes nationaux et les bonnes pratiques favorables à la gouvernance foncière responsable qui reconnaissent les pratiques de gestions coutumières. En plus l’atelier a été un succès à plus d’un titre (…) “, a précisé madame la présidente du groupe des droits et ressources, coordinatrice de l’initiative des droits et ressources, Solange Bandiaky-Badji.

Les participants à cet atelier sont des représentants des institutions foncières et des organisations similaires menant des reformes foncières dans leurs pays. Ces pays sont l’Afrique du sud, le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Kenya, le Liberia, le Malawi le Mali, l’Ouganda, la RDC, le Sénégal, la Tanzanie et le Togo.

Ceux-ci ont constaté que l’atelier de Madagascar en 2019 a permis de réaliser des progrès jusqu’à ce jour. C’est le cas par exemple de la diversité des contextes, politiques, les cadres réglementaires et communautés locales et leur détermination à contribuer à la sécurisation des terres communautaires conformément aux décisions de l’Union Africaine.

Ainsi au niveau de ces pays plusieurs recommandations ont été formulé notamment le renforcement des moyens de partage d’information et d’expériences entre les pays de la région pour la promotion des droits, le soutien au institutions dans la mise en place et l’opérationnalisation des systèmes d’information foncière contribuant à sécuriser les droits en faveurs des communautés, prioriser le renforcement des capacités humaines, financières et technique des institutions en charges du fonciers par les Etats.

Pour Edoh Komlan Théodore, Directeur de cabinet dudit ministère, représentants son ministre de tutelle, les travaux ont permis d’échanger sur tous les aspects de la sécurisation des droits fonciers communautaires en Afrique.

Les sessions pays ont également permis de faire le bilan, le suivi des projets et énoncés retenus lors de la deuxième édition en Antananarivo et « les résultats obtenus constituent le socle d’une nouvelle vision du foncier, vision qui se fonde sur les échanges et le partage mettant en relation tous les acteurs concernés. Les échanges ont créé pour les institutions et agences gouvernementales domaniales un espace sur les différents contextes nationaux et les bonnes pratiques favorable non seulement à la sécurisation des droits fonciers communautaires mais aussi et surtout à une gouvernance durable des terres. Les idées novatrices issues de nos échanges riment avec la feuilles de route gouvernementale 2020- 2025 » a-t-il précisé. Les participants se sont séparés sur cette note de satisfaction en espérant vivement se retrouver à la prochaine édition afin d’évaluer les résultats et poursuivre les réflexions.

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