Mis aux arrêts il y a une semaine suite à une plainte déposée par son patron pour détournement de fonds présumé, le journaliste camerounais Ernest Obama a été relâché hier. Son patron aurait envoyé une lettre au procureur annulant la plainte.
Derrière les barreaux, Ernest a pu compter sur ses pairs du Syndicat des journalistes camerounais qui toute la semaine n’ont cessé de dénoncer les conditions de son arrestation, il y a huit jours, qualifiée d’« humiliante » et « hors de toute légalité ».
Même si ce syndicat s’estime heureux de cette libération, il n’a pas manqué l’occasion de soulever la question de l’instrumentalisation de la justice camerounaise.
«C’est quand même extraordinaire de voir qu’un justiciable écrit au procureur général pour lui demander de sursoir à la mise en détention d’un citoyen» a t’il déclaré.
«Qu’Ernest Obama soit libéré, ce n’est que l’aboutissement d’un processus où nous disons qu’on était dans le cadre d’une illégalité absolue. Donc, les journalistes du Cameroun sont satisfaits et espèrent que toutes les poursuites seront abandonnées contre Ernest Obama.» a t’il ajouté