Dans le cadre de la foire MIATO édition 2023, plusieurs panels sont organisés à l’endroit des artisans togolais. Démarré depuis le 25 octobre dernier, cette initiative qui vise à promouvoir les artisans à permis de débattre sur des sujets encourageants et enrichissants. C’est le cas de deux panels animés ce 31 octobre 2023, sur des thématiques qui abordent la question de « 𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐓𝐏𝐌𝐄 » – Une opportunité d’en apprendre davantage sur les bonnes pratiques pour les petites et moyennes entreprises et la deuxième communication concerne les « 𝐓𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐯𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐝𝐮𝐢𝐭𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐫𝐯𝐢𝐜𝐞𝐬 𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬𝐚𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 ».

C’était l’occasion pour Wilson Anumu, directeur général du secteur privé et Darago Rachid, directeur de la promotion du commerce électronique de présenter les réformes du gouvernement par rapport aux structures qui encadrent les TPME notamment l’artisanat au Togo et les atouts des ventes numériques pour la promotion du commerce en ligne.
Au cours de son exposé, Wilson Anumu, directeur est revenu sur la définition de l’entreprise TPME au Togo qui est une entreprise pour personnes physiques ou morales qui est productrice de bien de service et qui a un chiffre d’affaires inférieur à 1 milliards.

Son exposé a aussi permis de comprendre la question de la catégorisation. Il a relevé qu’au Togo il existe 4 catégoriser d’entreprises, notamment les nano entreprises, ce sont des entreprises dont les chiffres d’affaires sont inférieurs à 5 millions, les micro entreprises, qui sont des entreprises dont les chiffres d’affaires sont comprises entre 5 à 30 millions, les petites entreprises dont les chiffres d’affaires sont comprises entre 30 et 150 millions et puis les moyens entreprises sont les entreprises dont les chiffres d’affaires sont comprises entre 150 millions et 1 milliards. Il a entretenu les artisans sur les mesures que l’État compte mettre en application pour appuyer le développement des TPME. Il a parlé de 5 catégories de mesures. Il s’agit des mesures relatives au financement des TPME, des mesures relatives à l’accès au marché public et à la promotion de la sous traitance, les mesures relatives aux mesures d’ordre fiscale, les mesures non financières et des mesures spécifiques.

« Ces mesures spécifiques concernent notamment les femmes, les jeunes et les personnes vivant avec des handicaps » a précisé Wilson Anumu directeur général du secteur privé au ministère du commerce.
Il a aussi relevé que des mesures par rapport à des secteurs prioritaires dont le secteur artisanal sont en train de relever. Dans ce cas le paneliste a mentionné que des réformes sont entreprises par l’État par rapport au centre de gestion agréé qui sont des structures que l’État compte utilisé pour accompagner les TPME notamment de points de vue fiscal, du point de vue comptable et dans l’accès aux marchés publics.
Le but de cette communication, selon lui est de sensibiliser davantage les TPME à saisir l’opportunité que l’État donne en adhérant à la charte et à pouvoir bénéficier des mesures d’aide et de soutien.
A l’occasion, les artisans sont invités à adhérer à la charte et de pouvoir avoir accès aux parts de marché public que l’État a réservé, de pouvoir bénéficier de renforcement de capacités de points de vue materiel, de pouvoir bénéficier de l’appui à la compétitivité de ses affaires, de pouvoir bénéficier de l’accès aux marchés. Wilson Anumu.
Et pour ce qui concerne la deuxième communication, Darago Rachid, directeur de la promotion du commerce électronique, a relevé les atouts qu’offre aujourd’hui les techniques digitales pour pouvoir faire la promotion des produits artisanaux à travers les plateformes digitales.
« Aujourd’hui, la révolution numérique impacte énormément le secteur de l’artisanat et il est opportun que nous puissions sensibiliser et demander aux artisans de s’inscrire dans la dynamique actuelle qui est la digitalisation de leur activité et aujourd’hui avec le numérique nous pouvons avoir des numérique en 3D pour façonner les objets pour créer et pour innover. Nous avons aussi le coupe à Lazer qui permet de façonner, de créer encore plus des objets artisanaux. Ce sont des intérêts que nous avons pour pouvoir inscrire les artisans dans cette dynamique du numérique à l’ère de la digitalisation » a-t-il mentionné
Un accent particulier a été mis sur des outils notamment les moteurs de recherche qui sont des outils essentiels pour pouvoir faire la promotion des activités en ligne, sur le marketing des réseaux sociaux et aussi grâce aux réseaux sociaux les artisans peuvent communiquer sur leur produit, à rendre visible leurs produits artisanaux, d’essayer d’avoir plus d’audience, d’avoir plus de clients. Il a cité plusieurs réseaux sociaux notamment Facebook Twitter, WhatsApp, tiktok, LinkedIn et Instagram. Ces réseaux sociaux constituent des plateformes énormes de visibilité de promotion des produits locaux. Le paneliste a aussi partagé avec les artisans trois plateformes nationales de promotion des produits artisanaux en ligne notamment la plateforme du ministère du commerce de l’artisanat et de la consommation locale, « togonyim » qui est accessible sur www.togonyim.tg, une plateforme de promotion des produits locaux et des produits artisanaux et deux autres plateformes notamment la plateforme made in Togo, accessible sur le web à travers le lien www.madeintogo.com, et aussi la plateforme de la Poste Togolaise, accessible sur www.assiyeyeme.tg.
Ces plateformes ont été présentés aux artisans togolais pour que dorénavant ils puissent faire la promotion de leur produit en ligne. Une initiative largement accueilli par les plusieurs artisans qui ont pris part aux activités.

Il faut noter que le premier panel du MIATO a exploré le thème captivant : ‘L’artisanat à l’ère de l’autonomisation de la femme et du numérique : enjeux et défis’.




























