Accueil Blog Page 849

EPILOGUE DE LA CRISE AU CAR ?

0

ULTIME DU BELIER NOIR POUR REPRENDRE « SON PARTI »

Manœuvres politiques, dilatoire, mépris des statuts du parti et des règles de bienséance, tout est désormais mis en œuvre par Me Yawovi Agboyibo, qui se réclame « président fondateur » du Comité d’Action pour le Renouveau(CAR), de booter hors du parti, Me Apevon l’actuel président. Va-t-on enfin vers le dénouement de cette crise qui n’a que trop duré ?

La crise au Comité d’action pour le renouveau (CAR) est de nouveau à la une cette semaine, avec une déclaration de la coordination nationale des présidents fédéraux des 36 fédérations.

Ce document datant d’une réunion que ses auteurs auraient tenu le mardi 18 octobre, indique que les organes nationaux issus du Congrès de 2008, et qui a vu l’élection de Me Paul Dodji Apévon à la tête du CAR, « sont tombés dans un vide statutaire à compter de ce mardi ». Par conséquent, décident les présidents fédéraux, une réunion des représentants 36 fédérations du parti se tiendra le samedi 22 octobre prochain en vue, souligne la déclaration, de « suppléer au vide constaté ».

Dans la déclaration signée par six (6) responsables dont le président de la coordination nationale des présidents fédéraux, Yawo Ata Etadji,on annonce que cette situation a été prévue et que Me Apévon avait été interpellé.

Considérant que par lettre ouverte en date du 21 juillet 2016, nous avons rappelé au Président national du CAR que son second mandat ainsi que ceux des autres organes nationaux du parti, arrivent à expiration le 17 octobre 2016 à minuit et qu’il lui revient de convoquer dans le délai statutaire, le congrès du parti en vue de leur renouvellement », indique-t-on dans la déclaration qui poursuit en ces termes : « nous avons signifié au président national que si par la persistance de son inertie, la crise perdure et que le CAR vient à tomber dans un vide statutaire, les fédérations prendront leur responsabilité ».

Seulement, à lire les statues du CAR, non seulement, ce vide statutaire n’est prévu nulle par car selon les textes, le président national du parti, élu à un congrès, reste premier responsable du parti, jusqu’à un congrès statutaire qui mette en place un nouveau bureau, sauf démission du président.

Non seulement Me Apevon, n’a jamais démissionné du parti, mais aucun congrès n’a encore eu lieu pour constater la fin de son mandat en cours. Autre incongruité, les présidents fédéraux signataires de ce documents, dans lequel ils constatent la caducité du mandat de maitre Apevon, passent pour certains déjà plus de16 ans à la tête de leurs fédérations.

Comme une réponse du berger à la bergère, la réponse Paul Dodji Apévon n’a pas tardé. « La déclaration pondue pour constater le vide juridique à la tête du CAR est une « énième et honteuse manigance » de Me Yawovi Agboyibo » écrit Me Dodji Apevon dans un document parvenu à  votre rédaction.
Les mots choisis par le président national du Comité d’action pour le renouveau (CAR), Me dans un communiqué pour réagir par rapport à la déclaration rendue publique ce mardi par les présidents fédéraux du parti politique qu’il dirige, sont durs.

« Il est malheureux de constater que ce dernier est résolument décidé à mettre son intelligence et son énergie au service du mal et n’est prêt à reculer devant aucune vilénie pour parvenir à ses fins », écrit le président du CAR. Il soutient mordicus que Me Agboyibo veut revenir à la tête du CAR « vaille que vaille » ou à défaut, souligne-t-il, « d’y mettre celui qui est plus disposé à faire ses quatre volontés », conformément à un « plan machiavélique ».

S’agissant de la coordination des présidents fédéraux du CAR, Me Paul Dodji Apévon n’y croit pas un seul mot. Cette coordination qu’il qualifie de fameuse, n’a selon lui aucune base juridique, suivant les statuts du parti. Mieux, il estime qu’aucune réunion n’a eu lieu avant que la déclaration ne soit rendue publique. « La déclaration rendue publique a été envoyée à 3 heures du matin à certains journalistes. A quel moment de la journée se sont-ils réunis ? », se demande-t-il dans son document.

S’il y a un vide statutaire comme le soutient la déclaration, les présidents fédéraux ne sont pas épargnés, indique le communiqué. Me Apévon dit déjà prendre acte de ce qui se fera le samedi prochain et rappelle que la majorité des militants du CAR ne cautionne pas ce qui se passe.

A quoi aboutira la fameuse réunion qu’on peut déjà qualifier d’illégal au regard des statuts du CAR ? Une chose est sur, le CAR se dirige vers une dislocation certaine.

5 mois après l’inauguration de la nouvelle aérogare

Nouveau départ pour l’AIGE

Petit tour à la nouvelle aérogare de l’aéroport international Gnassingbé Eyadema (AIGE). La salle d’embarquement offre un bon niveau de confort, une vue imprenable sur le côté piste, un wifi performant et des sanitaires modernes. Un accueil professionnel et chaleureux est réservé à tous les niveaux. Les nouvelles installations marquent un contraste parfait, une rupture avec les précédentes.

25 Avril 2016, le président de République Togolaise inaugure la nouvelle aérogare de l’Aéroport International Gnassingbe Eyadéma(AIGE). Bâtiment imposant situé à coté de l’ancien, sur une superficie de 21000 m², l’ouvrage a été financé à hauteur de 150 millions de dollars (environ 141 millions d’euros-115 milliards de FCFA) par un prêt de la Banque chinoise d’import-export China Exim Bank et a été réalisé par les entreprises chinoises Weihai International Economic Technical Cooperative Co. (WIETC) et China Airport Construction Group Corporation (CACC).

La nouvelle plateforme aéroportuaire qualifiée de « joyau technologique et architecturale » par les autorités togolaise a été réalisée en quatre (04) ans. Ambition affichée du gouvernement togolais, desservir entre deux à trois millions de passagers par an.

Aucune capitale ne peut aujourd’hui saisir les opportunités qui s’offrent à elle dans le domaine du commerce international et des affaires, si elle ne dispose de plateforme aéroportuaire moderne et fonctionnelle, s’était réjouit à l’époque, Ninsao Gnofam, ministre du Transport et des Travaux Publics.

Aujourd’hui, cet aéroport offre des services de qualité aux usagers. Il est classé au niveau C par rapport au référentiel de qualité de service IATA (International Air Transport Association). En d’autres termes, le passager jouit d’une circulation fluide dès l’entrée jusqu’à la sortie de l’aéroport.

Il y existe une séparation nette des flux : les arrivées se feront au rez-de-chaussée et les départs à l’étage. Les passagers en correspondance sont traités de manière plus adéquate grâce à la mezzanine aménagée à cet effet. La nouvelle structure est adaptée au hub créé par la compagnie panafricaine Asky Airlines et Ethiopian Airlines. De plus, elle répond aux multiples sollicitations des transporteurs aériens, qui se bousculent pour poser leur valise à Lomé.

Il est aménagé 03 jetées munies de passerelles télescopiques mobiles avec 02 autres en cours de réalisation. Un parking automobile équipé d’un système automatique de gestion des entrées et sorties de véhicules est à la disposition de la clientèle.

Notons l’installation de Bornes Libre Service (BLS) à partir desquelles les voyageurs s’auto-enregistrent et impriment leur carte d’accès à bord est également une nette avancée qui permet à ceux-ci de gagner un temps fou. Ensuite ils n’ont plus qu’à peser leurs bagages à un des 24 comptoirs d’enregistrement. Ceci permet d’éviter de longues attentes au niveau des comptoirs enregistrement.

La construction d’une multitude de boutiques permet également de proposer une plus grande variété de produits et bien d’autres services adaptés à une clientèle de plus en plus exigeante. 

Echo des états major

0

Pas grand-chose à se mettre sous la dent, du coté des principales formations politiques au Togo.

Heureusement, Nicolas Lawson a la langue bien pendue et Alberto Olympio, dont le procès a démarré, n’est plus sous le sceau du secret de l’instruction. Du coté du chef de file de l’opposition, l’on annonce un boycott du prochain sommet de Lomé

Les raisons d’une cabale judiciaire

Dans un entretien accordé à Ebene Radio, Alberto Olympio a livré sa version des faits sur ce qui est judiciairement désigné comme l’affaire Cauris Management contre Alberto Olympio.

Alberto Olympio explique comment de sa rencontre avec le PDG de Cauris Eklo pendant un vol sur Abidjan, Axxend corporation est venu à un pacte avec Cauris. « Je le précise parce que je ne suis pas allé solliciter Cauris pour un financement. C’est eux qui ont manifesté le désir d’investir chez nous. Ce n’était pas de la charité, nous étions hyper rentables, et n’avions aucun problème de trésorerie », relate-t-il, tout en précisant qu’il dispose des preuves de ses propos.

Mais estimant que la politique et les affaires ne font pas bon ménage, Alberto Olympio se retire de la direction de  Axxend avant son engagement au Parti des Togolais. L’acte est donc mal digéré par le PDG de Cauris qui menace littéralement de retirer ses actions.

« A l’annonce de mon entrée en politique, il a paniqué, allez savoir pourquoi. Il m’a dit littéralement « Alberto, tu es fou, te présenter aux élections présidentielles ? Ils vont tout faire pour détruire la société. Tu aurais dû me dire avant, que tu allais faire de la politique », poursuit Alberto Olympio dans ses révélations.

Ce n’est pas sans faire part de ces interrogations. « Qui sont ces « ILS » ? Qu’ont-ils à voir dans ma décision de faire de la politique ? En quoi cela devrait impacter les performances d’une société dont le siège est à Dakar et enregistrée à Maurice ? Posez-leur la question, je serai curieux d’en avoir aussi les réponses ! », a-t-il dit.

Revenant sur ses absences aux audiences des 21 et 31 août derniers, Alberto Olympio a affirmé avoir collaboré avec la justice dès le début de l’affaire avec trois auditions préalables à la suite desquelles il a introduit une requête de non lieu avec son conseil.

« Dans n’importe quel Etat de droit ou pays normal, l’audience des 16 et 31 Août 2016 n’aurait jamais eu lieu. Des anomalies ont été constatées dans la gestion de l’instruction qui me concernait. Nous avons demandé des explications, et obtenu pour seule réponse la fixation d’une date de procès. En vertu du code de procédure pénale de notre pays et des lois internationales auxquelles le Togo doit se soumettre, nous avons attaqué l’instruction et son renvoi devant le tribunal correctionnel. Une fois encore, nous n’avons obtenu aucune réponse », a confié Alberto Olympio.

A divers degré, l’homme et ses avocats ont vainement tenté de porter plainte contre les « agissement du Procureur Poyodi et du juge Adjoli ».

« Pourquoi voulez-vous que je me déplace pour parler à une justice qui n’écoute rien de ce que je peux dire, mais qui veut m’imposer sa dictature ? », s’est-il interrogé.

Selon ses confidences, Alberto Olympio pouvait bien se faire une place dans son emploi du temps pour assister aux audiences à Lomé. Il ne s’est donc pas présenté au procès car, jugeant que c’est « une farce ».

De son analyse, il est clair que son différend contre Noel Eklo est commercial, mais l’affaire est d’origine politique. « En quoi cela devrait impacter les performances d’une société dont le siège est à Dakar et enregistrée à Maurice ? Posez-leur la question, je serai curieux d’en avoir aussi les réponses », s’est-il interrogé.

En rappel, Alberto Olympio est accusé de malversations financières à hauteur de 6 milliards de F CFA par Cauris Management. Le délibéré est prévu pour le 21 Septembre prochain à Lomé, en dépit de l’absence de l’accusé lors des audiences du 21 et du 31 août derniers.

 

Nicolas Lawson et sa position alambiquée sur les réformes

Alors que plusieurs partis politiques de l’opposition togolaise et même la société civile appellent de tous leurs vœux l’opérationnalisation rapide des réformes politiques, avec en toile de fond la limitation du nombre de mandats présidentiels et le scrutin à deux (2) tours, un autre opposant, en la personne de Nicolas Lawson pense que les réformes politiques ne changeront rien au Togo.

Invité sur une chaine de télévision locale, le président du parti du renouveau et de la rédemption (PRR), a estimé que la population togolaise rencontre tellement de problèmes que la démocratie doit y être vue comme une « bêtise ».

« On a du travail et les gens nous parlent d’Accord politique global (APG) et de réformes politiques, il faut d’abord restaurer la dignité de notre peuple et élever le peuple togolais à la dignité humaine en lui donnant ce qu’il faut. Les réformes politiques ne changeront rien et la démocratie est une bêtise », a-t-il souligné.

A la place de ces réformes, a insisté M. Lawson, il faut que les Togolais arrivent à travailler ensemble pour résoudre les nombreux problèmes que rencontre la population togolaise, notamment porter le taux de Togolais dans la fonction publique de 1,7% à 3, 4, 5 ou 6%, quadrupler les salaires et soigner mieux les Togolais.

« Ce n’est qu’après cela qu’on arrivera à un moment où lorsque quelqu’un fera 5 ans ou 10 ans au pouvoir il va partir et d’autres vont venir. Aujourd’hui, nous devons tous travailler ensemble ».

Ce point de vue est loin de la réalité des acteurs politiques de plusieurs partis politiques de l’opposition, notamment ceux réunis au sein du Combat pour l’alternance politique en 2015 (CAP 2015).

 

Non au sommet, Oui au meeting

Contrairement à Nicolas Lawson,  les quatre (4) partis membres du CAP 2015 démarrent aujourd’hui une tournée nationale à Sokodé pour mobiliser les populations autour de la nécessité de contraindre le pouvoir à opérer les réformes politiques.

Cette tournée qui va s’ébranler vers le nord du pays pour ensuite revenir au sud du pays, va connaître une grande date : le 14 octobre.

Selon le programme établi par les responsables de CAP 2015, ce 14 octobre, aura lieu un « grand meeting » à Lomé, dans le cadre de cette tournée. L’information a été donnée ce lundi par le Secrétaire exécutif du CAP 2015, Eric Dupuy.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de l’Union africaine, dans le cadre du Sommet extraordinaire de l’Union africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement en Afrique, se tiendra le 15 octobre, soit approximativement 24 heures après le meeting du regroupement des partis politiques.

Les autorités de Lomé ne vont-elles pas finalement interdire ce meeting pour cause de la réussite du Sommet ?

Déjà, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition, issu de l’ANC, membre du CAP 2015  ne participera pas au sommet sur la sécurité maritime.

Comme le 27 avril dernier, Jean-Pierre Fabre ne s’affichera pas au côté de Faure Gnassingbé et son gouvernement lors du sommet de l’Union Africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté maritime prévu pour se tenir du 10 au 15 octobre prochains à Lomé. Le chef de file de l’opposition togolaise dit ne trouver aucun intérêt à prendre part à ce sommet international.

« Quel est l’intérêt ? Moi je n’ai pas de temps à perdre. Je vais toujours à l’essentiel, c’est comme ça que je mène ma vie. Je ne crois pas que ma présence soit indispensable à ce sommet sur la sécurité maritime », a lâché le président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC).

Pour Jean-Pierre Fabre, c’est du gaspillage pur, ce sommet sur la sécurité maritime. Il n’apportera rien de concret pour le peuple togolais.

« Le Togo gaspille le denier public pour organiser en grand frais ce sommet. J’apprends que c’est le Togo qui finance tout. C’est irresponsable, puisque les hôpitaux végètent toujours dans de piètre état. Donc, je ne m’associerai pas à ce genre de manifestation », a-t-il lancé.

Il faut croire que JPF sera surement présent au meeting organisé par sa coalition, s’il est maintenu.

Ciment : Dangoté inquiète les cimentiers togolais

0

Depuis quelques mois, le marché togolais est envahi par le ciment de marque Dangoté, en provenance du  Nigéria. A Lomé, les cimentiers locaux notamment CIMTOGO, filiale de l’allemand HeidelbergCement dénoncent un dumping commercial.

Le ciment produit  au Nigéria dans les usines de Dangote Group, du richissime homme d’affaires nigérian Aliko Dangoté, membre du conseil d’administration de «Togo Invest Corporation S.A. » et du Conseil présidentiel pour l’investissement, est désormais disponible sur le marché togolais. Ceci, après quelques réticences des autorités douanières, traduites par un blocage des camions convoyant le produit, à la frontière de Sanvee Kondji.

En effet, les règles communautaires prescrivent que pour bénéficier des avantages de la CEDEAO notamment sur le Schéma de Libéralisation des Echanges (SLE), qui assure la libre circulation des marchandises sans le paiement des droits de douanes et des taxes d’effet équivalent à l’importation dans l’espace CEDEAO,  les producteurs qui veulent importer dans un autre pays de l’espace doivent fournir le certificat d’origine qui prouve que le produit est bien fabriqué dans la CEDEAO.  Un retard dans la fourniture de ce certificat serait la cause principale, de cette rétention aux frontières.

Pour bénéficier de la SLE, les pays d’origine des produits à l’importation, doivent également ouvrir leur marché aux autres pays. Ce qui n’est pas le cas du Nigéria, qui non seulement, interdit l’importation du ciment et mais aussi subventionne la société Dangoté de 30%.

Dumping commercial

Dans les points de vente à Lomé, le ciment Dangoté est vendu à un prix légèrement inférieur à celui aux autres ciments, dont le prix est fixé par l’Etat. L’on peut expliquer  les bas prix du nigérian par la chute du Naïra, la monnaie nigériane qui a baissé les coûts de production et le conditionnement en sacs plastiques du ciment nigérian, contrairement à toutes les normes nationales et internationales en vigueur en matière environnementale  qui amoindrit les coûts d’emballage.

Les entreprises opérant dans le ciment dont CIMTOGO (du groupe allemand Heidelberg, N°2 mondial) dénoncent une concurrence déloyale. Il s’agit d’un dumping commercial, assure Jean Adolehounme, Directeur Administratif et des Ressources Humaines de CIMTOGO.

Pratique fréquente dans le commerce international, le dumping permet à des entreprises exportatrices de s’implanter sur un marché nouveau, où les habitudes des consommateurs ne leur permettraient pas de vendre leurs produits s’ils étaient proposés au même prix que ceux de leurs concurrents locaux. Cela peut conduire à des ventes à un prix inférieur au prix de revient.

Le dumping est interdit par l’OMC (Organisation mondiale du commerce), car considéré comme une concurrence déloyale.

CIMTOGO indique avoir déjà signalé cet état de choses aux autorités togolaises et compte sur Lomé pour protéger les entreprises locales et au détour, préserver les emplois.

Marché en pleine expansion

Le Togo dispose aujourd’hui de trois cimentiers, CIMTOGO , Diamond Cement et Fortia, les deux derniers, filiales de Wacem. Les capacités de production de leurs usines est de  2 millions de tonnes par an.  De quoi couvrir largement les besoins de la consommation locale estimés aujourd’hui  à 1.250.000 tonnes.

Présente au Togo depuis près de 50 années à travers CIMTOGO et deux autres filiales, le groupe Heidelberg s’est lancé récemment dans la construction d’une cimenterie à AWANDJELO dans la région de la KARA. Cette cimenterie va permettre de mieux alimenter le marché intérieur. Elle aura une capacité de plus de 200 000tonnes de ciment par an.

Dans les prochains jours, le marocain CIMAF (Ciment d’Afrique) qui envisage égalemnt de construire une cimenterie à Tabligbo dans la préfecture de Yoto (80 km de Lomé) pourrait également lancer les travaux de son usine.

Le président togolais a visité, début août, dans les environs de Lagos, capitale économique du Nigeria, l’une des cimenteries du groupe Dangote. A Lomé, certains interprètent cette visite comme le présage de la construction prochaine d’une cimenterie de Dangote à Lomé.

Dans un pays en construction comme le Togo, le marché local est en forte croissance.

Il faut rappeler également que le sous sol togolais dispose de plus à 75 millions de tonnes de réserve de calcaire (principal composant du clinker, qui sert à fabriquer le ciment) exploitables sur plus de 50 ans.

Floyd Ayité forfait contre l’Ouganda et le Mozambique

0

Pour ces deux premiers matches des préparatifs pour la Coupe d’Afrique des Nations , Gabon 2017, Claude Le Roy va devoir se passer des services de l’un de ses cadres au milieu de terrain.

Selon un communiqué de la fédération, l’international milieu de terrain togolais Floyd Ayité a déclaré forfait pour les deux rencontres amicales des Eperviers prévues les 04 et 09 octobre 2016, respectivement contre l’Ouganda et le Mozambique à Lomé, après avoir été blessé le mardi 13 septembre contre Burton en championnat de Football League Championship (D2 anglaise) avec Fulham (1-1) ,

Floyd Ayité souffre d’une entorse à la cheville gauche et est mis au repos pour une durée de trois (03) semaines par le staff médical de Fulham.

L’opposition dit NON au sommet de Lomé

0

L’échéance se rapproche à grand pas. Lomé accueille du 10 au 15 Octobre prochain, le sommet extraordinaire des chefs d’état et de gouvernement de l’union africaine sur la sécurité, la sureté maritime et le développement en Afrique. Le gouvernement et les organisateurs de ce sommet, en plus d’avoir raté le coche, en matière de communication, sont en train de perdre des alliés de taille pour une organisation efficiente de cette conférence sur la terre de nos aïeux ; les politiques de l’opposition togolaise. Car si leur présence n’est pas indispensable pour la bonne tenue des travaux, leur rôle dans le ralliement de l’opinion nationale à la cause du sommet n’est pas négligeable. Tour d’horizon.

 

Mérite

Pour l’opposant au régime de Faure Gnassingbé, Koffi Yamgnane le Togo ne mériterait pas l’organisation de ce sommet extraordinaire de l’Union Africaine (UA) sur la sécurité et la sûreté Maritime.  Koffi Yamgnane s’étonne que le Togo soit attributaire de l’organisation du sommet international sur la sécurité Maritime au Togo.

Dans une interview accordée à nos confrères du journal « La Symphonie », reprise abondamment par la presse en ligne, Koffi estime que le Togo est l’un des « états maritime les plus voyous ».

En effet, l’ancien maire d’une commune française, estime que beaucoup de citoyens ne se retrouvent pas dans le repère de ce sommet alors que l’état y investit des milliards. Déficit de communication ou véritable divergence en priorité des gouvernants et des administrés, l’homme politique, ancien secrétaire d’Etat aux affaires africaines en France ne le dit pas.

 

Fausse séduction

En convoquant les principaux partis d’opposition en début de semaine dernière pour leur demander de s’impliquer dans l’organisation du sommet, « le gouvernement tente une fausse séduction », estime de son coté la CDPA. Une fausse séduction qui ne saurait haranguer le parti à la couleur rose.

En effet, suite à la rencontre des responsables de la Convention démocratique pour les peuples africains (CDPA) avec le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités Locales, le parti a fait sortir un communiqué dans lequel elle explique sa position et affirme n’être pas participant du sommet.

Estimant tardive sa consultation, la CDPA estime n’être pas convaincu par les enjeux de l’organisation d’un tel sommet pour le Togo vu les priorités de l’heure notamment sur les questions sociales, de santé et d’éducation.

Le parti de Kafui Adjamagbo Johnson reproche au gouvernement le report de la rentrée scolaire en faveur de la tenue dudit sommet de même que son refus de mettre en place des reformes pour mettre le pays sur la voie d’une émergence en plus d’investir des milliards dans l’organisation dudit sommet.

S’étant convaincu que le sommet de Lomé ferait endetter le Togo avec la hausse en « cascade des taxes  et ne visant qu’à rehausser l’image de Faure Gnassingbé, la CDPA proclame son refus de soutenir la tenue de ce sommet au Togo.

 

Refus du CFOP

Comme on pouvait s’y attendre, le chef de file de l’opposition a été le premier à décliner l’invitation au sommet de Lomé.

Le président de l’Alliance Nationale du Changement (ANC) et ses lieutenants ont annoncé leur forfait à l’événement. Fabre estime ne trouver aucune raison d’intérêt à y prendre part à ce sommet, sommet qu’il qualifie de perte de temps.

Actuellement en tournée de sensibilisation à l’intérieur du pays, les premiers responsables du CAP 2015 jugent cette action prioritaire et essentielle à la population, contrairement au sommet.

Une occasion de plus, manquée par le chef de file qui avec son parti conduise une stratégie de négation  et de contestation constate des actions du gouvernement.

« Le sommet aurait pu être l’occasion pour Jean Pierre Fabre et son parti de proposer leurs perceptions des questions de sécurité maritime, mais également de nouer des contacts avec les participants de haut niveau, contacts qu’ils pourraient exploiter plus tard pour booster leur lutte », analyse un observateur.

D’autres partis comme le CAR(en pleine déliquescence actuellement) n’ont pas reçu l’invitation du ministre de l’administration territoriale. Néanmoins, un des cadres du parti n’a pu s’empêcher de commenter la question. « Ce sommet est un gaspillage de ressources financières de notre pays, ressources qu’on aurait pu utiliser pour faire quelque chose de sérieux. La sécurité maritime est d’abord et avant tout l’affaire des pays industrialisés qui inondent nos ports de leurs produits. S’ils ne le font pas, il manqueront cruellement de débouchés et ce sont leurs économie qui devront en pâtir ». Mais pas seulement.

Les 3000 personnalités dont des chefs d’Etats et de gouvernements de l’Union Africaine (UA) devront donc faire sans eux.

Alberto Olympio écope de 60 mois de prison

0

La justice togolaise vient de condamner par contumace Alberto Olympio à 60 mois d’emprisonnement, avec confirmation du mandat d’arrêt international lancé contre l’homme politique. L’homme d’affaires et néo-politicien devra également payer des sommes énormes aux plaignants, dans une affaire qui l’oppose à ses anciens associés.

Mercredi matin, pas d’ambiance particulière au palais de justice de Lomé, où le tribunal de première instance a mis en délibéré, l’affaire opposant le président du parti des togolais, Alberto Olympio, à ses anciens coactionnaires d’Axxend Corporation, notamment le groupe Cauris Management basé à Lomé.

C’est en l’absence de l’accusé, mais aussi de ses conseils (Me Célestin Agbogan du Barreau de Lomé et Me LL Foster du barreau de Paris) que le délibéré a été lu. Un verdict lourd. 60 mois de prison, assorti  de 9.000.000 d’euros pour les plaignants au titre du préjudice subi et  de 1.350.000 euros à titre de dommages-intérêts, conformément aux réquisitions du procureur et de la partie civile.

Contacté, la défense de l’informaticien a indiqué qu’ils interjetteraient appel.

 

Farce

« Pourquoi voulez-vous que je me déplace pour parler à une justice qui n’écoute rien de ce que je peux dire, mais qui veut m’imposer sa dictature?», a indiqué dans une interview Alberto Olympio, il ya une semaine, pour justifier son absence au procès.

Alberto Olympio pouvait bien se faire une place dans son emploi du temps pour assister aux audiences à Lomé. Mais l’homme estime ne s’être pas présenté au procès  jugeant que c’est « une farce ».

« Monsieur Olympio, tient à rappeler qu’il ne reconnaît  aucun des faits pour lesquels la justice togolaise le condamne, à l’issue d’une procédure dont la légalité et l’équité sont clairement mises en cause. Depuis son point de départ jusqu’à cette première conclusion, cette procédure est en total déphasage, non seulement avec le droit, mais surtout avec la logique  et le bon sens. Aucune des parties engagées dans cette procédure n’est dupe, les togolais encore moins.» indique une mise au point du parti des togolais, dont Alberto est le président.

Pour Gnim Atakpama, délégué aux affaires intérieures du parti des togolais, le procès d’Alberto est une comédie, qui ne changera pas la détermination des militants.

En rappel, Alberto Olympio, premier candidat déclaré aux élections présidentielles de 2015, auquel il n’a pas pu participer est accusé de malversations financières à hauteur de 6 milliards de F CFA par Cauris Management.