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Gervais Djondo : L’homme qui a conquis ciel, terre et bientôt la mer

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Panafricanisme et action : tel sont les deux mots qu’on peut utiliser pour définir l’homme. Portrait d’un togolais, qui illustre à plus d’un titre, le génie togolais Il a saisi le taureau par les cornes et a sauvé de justesse Ecobank, qui était au bord de l’explosion il y a encore quelques mois.  C’est là qu’on reconnait une fois de plus la ténacité, la force de frappe de l’homme d’affaire togolais, Gervais Djondo. Un retour au calme  au sein du groupe et salué  par l’ensemble des actionnaires et qui restera gravé dans les annales de la banque panafricaine. Co-fondateur du groupe Ecobank et président d’honneur de Asky Airlines, Gervais Koffi Gbondjidè Djondo est avant tout guidé par le panafricanisme. A en croire ce dernier, la  concrétisation de tous ses projets passe par la rigueur et l’esprit d’unité. « Vous voyez la force africaine réside dans l’unité ; ce que nous pouvons appeler  se mettre ensemble », déclare M. Djondo. Et c’est d’ailleurs sa passion pour l’intégration économique africaine qui l’a conduit à mettre sur pied la banque panafricaine et la compagnie aérienne, deux projets ambitieux qui font bouger aujourd’hui le continent. De 10 passagers lors des premiers vols en 2011, Asky Airlines enregistre de nos jours plus de 8 000 passagers par semaine sur ses différentes lignes (Afrique de l’Ouest et Afrique centrale), avec un taux de remplissage de 80%. Pas plus qu’en mars 2014, la compagnie aérienne a été élue à Genève, « Meilleure entreprise africaine de l’année » lors des Africa CEO Forum awards. Malgré les récentes secousses intervenues au sein de la boîte, Ecobank demeure pour sa part, une banque ayant la confiance des investisseurs et des opérateurs économiques avec une croissance de 14% des revenus au cours du premier semestre 2014. Le Groupe Ecobank est primée « Meilleure banque africaine » et « Meilleure banque d’investissement » via sa filiale Ecobank Capital par le magazine britannique « Emeafinance » en fin de semaine dernière. Comme pour dire, tout ce que les mains de M Djondo touchent, se transforment en or. L’homme de « vision et d’action » qui a un parcours professionnel bien rempli et un curriculum vitae bien fourni.  Un parcours qui lui a valu beaucoup de prix et distinctions honorifiques à l’échelle mondiale. Après sa formation à l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-mer et de l’Institut des Sciences Sociales du Travail de l’Université de Droit et Sciences Economiques de Paris, il devient Chef de la Circonscription Administrative (Préfet) de Lomé. Il sera par la suite Directeur Général de la Caisse de Compensation, des Prestations Familiales et des Accidents du Travail du Togo, actuelle Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). M Djondo est également l´initiateur de la construction des succursales de l´UTB (Union Togolaise de Banque) et de la CNSS (caisse nationale de sécurité sociale) à Aného sa préfecture d´origine. En1978, il fut nommé à la tête de la Chambre du Commerce, d’Agriculture et d’Industrie du Togo et assumera des années plus tard, la présidence de la Fédération des chambres de commerces et d’industrie de l’Afrique de l’Ouest. Avec l’appui de quelques privés, mais également des milieux bancaires notamment Ecobank, il a lancé la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et un partenariat avec Ethiopian Airlines, et réussit la concrétisation de la compagnie African Sky (Asky) dont les activités ont démarré en janvier 2010. Et la compagnie ne  compte pas arrêter de survoler le ciel africain. Malgré ce parcours époustouflant, l’homme qui a réussi a mettre sur pied deux des plus grandes sociétés panafricaines (Ecobank et Asky), n’a qu’un seul rêve aujourd’hui, créer une compagnie maritime de la même trempe. L’octogénaire, bientôt nonagénaire, monument vivant du panafricanisme, pourra t’il réaliser cet ultime rêve, avant de s’écrouler sous le poids de l’âge ? Les chefs de l’état de la CEDEAO ont pour leur part, décerné à Gervais Djondo, un prix spécial pour son esprit d’entrepreneuriat lors de leur dernière réunion.]]>

Sécurité maritime : Lomé acceuille l’Afrique

La date de la rencontre continentale sur la sécurité maritime et le développement est désormais calée. Plus de report. Lomé, capitale togolaise va accueillir le 15 octobre 2016 la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine sur la sécurité et le développement maritime.

Les 5000 participants attendus à Lomé vont échanger sur  la piraterie maritime, la pêche illicite, les trafics illicites de tout genre, la mer comme facteur de développement et la préservation de l’environnement marin. Ils seront des experts africains et internationaux, des membres de la société civile, des partenaires techniques et financiers à alimenter les débats. 54 chefs d’Etats et de gouvernement de l’Afrique sont attendus, ainsi qu’une kyrielle de représentants de haut niveau des partenaires traditionnels de l’Afrique, l’Europe, les Etats Unies et l’Asie.

Pour être au point avant date, le Togo n’est pas seul sur le coup. La diplomatie togolaise bénéficie du soutien de l’Union Africaine, mais aussi de plusieurs autres partenaires. L’Etat américain et la République populaire de Chine notamment. La Corée n’est pas du reste. D’autres appuis sont également attendus.

La réussite de cette rencontre sera une illustration tangible et la confirmation du retour du Togo sur la scène diplomatique africaine et internationale. Le Togo va marquer l’opinion internationale avec la signature de la Charte de Lomé sur la sécurité maritime.

La seule voie aujourd’hui pour lutter efficacement contre la criminalité en mer, soutiennent les autorités togolaises, est de fédérer les énergies. Le Togo veut donc faire de ce sommet une totale réussite et profiter de l’occasion pour définir une feuille de route qui sera le point de départ d’une nouvelle réflexion sur les moyens pratiques, juridiques et financiers pour faire de l’espace maritime africain, le levier principal du développement économique et social du continent noir.

C’est aussi une manne financière pour le Togo. Après le sommet, les regards seront tournés vers le secteur maritime togolais. La profondeur en eau du Port Autonome de Lomé et surtout la stabilité du pays dans une Afrique sous fortes menaces  de terroristes et de pirates vont réconforter les opérateurs économiques dans leur choix du port de Lomé.

Le continent africain ne sera pas laissé-pour-compte dans le partage des retombés.

L’Afrique fait partie des continents qui naturellement bénéficient des avantages de ce précieux trésor qu’est la mer. C’est le secteur maritime du continent qui va retrouver vie. L’or bleu de l’Afrique est en proie à la mauvaise gestion et à de sérieuses menaces écologiques, notamment la surexploitation des grandes pêcheries mondiales. Ce fléau prive annuellement les pays côtiers du monde de 50 milliards USD. Un engagement continental voire mondiale pour la sécurité e mer va renflouer les caisses des 38 pays côtiers africains qui assurent les 90% des échanges en Afrique par la mer.

La mer est devenue indispensable pour l’économie mondiale et pour la survie de l’humanité toute entière. En témoigne ce tableau non exhaustif des avantages provenant de la mer: 90% de l’échange international et 65% de l’approvisionnement énergétique sont transportés par la mer. Elle génère 50% de l’oxygène à l’humanité. Sans la mer, le monde perdra chaque année 25 milliards USD.

Les travaux au des assises de Lomé seront axés sur deux niveaux :

  • La coopération régionale et internationale pour la sécurité maritime avec comme sous thèmes : la piraterie maritime, la pêche illicite, trafics illicites de tout genre
  • La sécurité maritime avec des sous thèmes : la mer comme facteur de développement, la préservation de l’environnement marin

 

Tous les acteurs (hôtels, restaurants, médias, secteurs publics, parapublics ou privés…)  impliqués dans ce processus sont à pied d’œuvre pour redonner une image de marque à Lomé avant l’arrivée des hôtes à la conférence.

MercLe pays s’est engagé également à mettre à jour l’arsenal juridique pour la mer, avant l’échéance tant attendue.

 

MCA : le Togo s’engage fermement dans le processus

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Le Millénium Chalenge Account (MCA) est un programme du gouvernement américain qui a pour ambition de permettre aux pays émergents qui font des efforts de gouvernance dans toutes les sphères de la vie socioéconomique, d’être notés selon des indicateurs de croissance définis et d’avoir accès à un financement non remboursable en cas d’éligibilité.

Le Togo a été sélectionné en décembre dernier,  pour l’éligibilité au programme seuil Treshold qui est un programme qui s’étend sur 2 ou 3 ans avec un montant d’environ 5 à 60 millions de dollars US.

Ce résultat est le fruit de la validation par le pays de 10 indicateurs MCC. « Le Togo a présenté une trajectoire claire à la hausse sur la performance globale sur les cartes des scores  au cours des dernières années » indique le communiqué officiel.

S’appuyant sur les domaines de prédilection du challenge (Liberté économique, Investissement dans les ressources humaines, la justice), la cellule MCA (Millénium Challenge Account) Togo, mis en place par le président de la République, pour préparer l’éligibilité du pays au processus, veut poursuivre les grandes reformes et atteindre un grand public sur l’effectivité de ces diverses réalisations afin d’augmenter de façon considérable la performance globale du pays sur les cartes des scores pour espérer bénéficier dans un futur proche des avantages du programme Compact dont le montant s’élève à environ 500 millions US.

« L’éligibilité au programme Compact auquel le Togo aspire, sera le fruit des efforts collectifs, et permettra au pays de mobiliser d’importantes ressources pour assurer le bien-être des populations », a indiqué M. Kossi Assimaidou, ministre de la planification du développement.

 

Réformes

Le Togo met le cap pour s’offrir à la fin de l’année la cagnotte de 700 millions de dollars, offerte par l’agence américaine, Millenium Challenge Corporation (MCC)

Pour ce faire, le gouvernement a annoncé une batterie de réformes au cours de l’année pour être éligible au programme Compact.

Il s’annonce dans les couloirs de la cellule de coordination du Millénium Challenge Account au Togo, l’opérationnalisation dans un futur proche de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA), créée le 14 juillet 2015. Le décret d’application du  nouveau Code Pénal, adopté en novembre 2015 est également attendu. Un coup d’accélérateur sera donné au vote et à la promulgation de la loi sur la liberté d’accès à l’information. Les médias d’Etat quant à eux seront mutés en office pour leur donner plus d’autonomie. L’amélioration de la qualité et la couverture de l’internet est l’un des grands chantiers en cours dans le pays.

Sur le plan économique, le secteur de la microfinance et la gestion des finances publiques vont continuer leur toilette.

Une part belle sera également faite au social. Un accent particulier sera mis sur l’améliorer de l’accès  à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. La campagne de sensibilisation et de vaccination contre la rougeole Tétanos, Diphtérie, Poliomyélite, Coqueluche passe en priorité sur le plan de la santé. L’effort déjà prometteur engagé sur la scolarisation de la jeune fille sera maintenu.

D’autres initiatives sont également attendues au cours de l’année.

 

Félicitations et Encouragements

Une délégation du MCC conduite par Thomas Geli est arrivée au Togo récemment. Elle s’est entretenue avec plusieurs personnalités, et avec les différents acteurs, participant au processus d’éligibilité du Togo au MCC.

Les efforts du Togo pour son éligibilité en décembre 2015 à la première phase du programme d’appui du gouvernement américain, le Treshold ont été au centre des discussions. Thomas Geli est porteur d’un message de félicitation pour la nation togolaise pour sa prouesse en deux (02) ans.

« La délégation est venue apporter un message de félicitation au gouvernement Togolais à l’issue de son l’éligibilité au Treshold du programme MCC », a-t-il indiqué M Thomas Gueli.

Les acteurs ont réitéré leur soutien aux réformes devant conduire le Togo à l’éligibilité en 2016 à la dernière phase du programme qui est le Compact.

La délégation a séjourné jusqu’au 03 mars 2016. Des travaux ont eu lieu avec la coordination nationale du Millénium Challenge Account (MCA) sur les projets à financer avec les fonds du Treshold.

Pendant ce temps, le pays continue les réformes, et espère décrocher l’éligibilité au programme Compact d’ici la fin de l’année.

 

Photo: Stanislas BABA, Coordonateur de la cellule MCA Togo

Vote nigérien sous haute surveillance à Lomé

La diaspora nigérienne fortement représentée au Togo avec 10.000 électeurs enregistrés sur le fichier électoral à Lomé a failli ne pas voter le dimanche 20 mars 2016. Les partisans du boycott du 2ème tour pour protester contre la détention du candidat Hama Amadou ont fait irruption dans l’Ambassade du Niger à Lomé.

Ils ont défoncé les portes des locaux de la représentation diplomatique et saccagé les kits électoraux. Il a fallu l’intervention musclée des forces de l’ordre et de sécurité togolaises pour réinstaurer le calme. Après de longues minutes de course-poursuite dans la banlieue de Wuiti, la Police a interpellé 25 manifestants.

C’est sous haute surveillance des forces de sécurité togolaises que les nigériens résidents au Togo ont finalement glissé leur bulletin dans l’urne voter le Président sortant, Mahamadou Issoufou seul candidat, face à son adversaire politique, Hama Amadou, évacué en France pour des raisons de santé au cours de sa détention.

L’ambassadrice du Niger au Togo, Mme Sidibe  Fadjimata, s’est indignée de ce débrayage et a invité ses compatriotes au respect des valeurs démocratiques.

«  On peut contester, on peut boycotter l’élection, mais on ne peut pas s’y opposer, c’est contre la démocratie », a-t-elle lancé.

Cet incident n’a pas eu de conséquences majeures sur le déroulement du vote à Lomé, selon la diplomate Nigérienne.

La MUAJ souffle sa première bougie

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Ingrid AWADE: directrice de la DOSI]]>