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SET vs Gouvernement : le Mouvement Martin Luther King se prononce

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À l’allure à laquelle va la tension entre le gouvernement togolais et le Syndicat des Enseignants du Togo (SET) qui appelle à une cessation de travail les 24 et 25 mars 2022, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) s’inquiète. Par la voix de son président le pasteur Edoh Kossi Komi, l’association dénonce les menaces et intimidations dont seraient victimes les responsables du syndicat.

Le Mouvement Martin Luther King s’est prononce sur l’actualité du système éducatif togolais à travers un communiqué en date de ce dimanche 20 mars. L’association dit avoir eu écho “des menaces et intimidations à l’encontre des premiers responsables du Syndicat des Enseignants du Togo) suite à son préavis de grève dont la cessation des activités scolaires dans le secteur est prévue pour les 24 et 25 mars 2022”.

C’est un préavis auquel le gouvernement togolais a montré une ferme opposition. C’est notamment le ministre en charge de la fonction publique, Gilbert Bawara et celui de l’enseignement primaire et secondaire, Dodzi Kokoroko qui ont répondu au courrier des responsables du SET, qualifiant leur préavis de grève de « nul et nul effet ».

“Dans les propos tenus par les autorités en charge de l’éducation à certains responsables du syndicat et qui nous sont rapportés (s’ils sont avérés), il y a de fortes raisons de s’inquiéter de l’ampleur et du degré des menaces et des décisions qui seraient prises contre les premiers responsables dans les jours à venir”, fait remarquer le MMLK.

Le mouvement de pasteur Edoh Kossi Komi “condamne les menaces et les intimidations sous toutes leurs formes et appelle les deux parties à privilégier la voie du dialogue afin de trouver des solutions aux problèmes qui minent encore l’éducation”.

“Cette passe d’armes entre le gouvernement et le SET risque de provoquer encore des perturbations dans le secteur quelques jours après le mémorandum d’entente signé par le gouvernement et quelques organisations syndicales. Dans ces circonstances, le dialogue inclusif avec tous les acteurs reste et demeure la solution et c’est la voie par excellence”, souligne le MMLK dans son communiqué.

Avant de conclure : “le MMLK réitère son appel aux autorités de la nécessité de respecter la fonction enseignante et demande aux enseignants de mener leurs activités dans le respect strict des lois en vigueur conformément aux normes de l’Organisation Internationale du Travail (OIT). Car les droits aux libertés syndicales et de grève sont constitutionnels et ne sauraient être mis en cause par quelque disposition que ce soit. Autrement, ce serait des lois liberticides, donc antagonistes au respect de la dignité humaine”.

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