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Journée mondiale de la santé : l’appel de Matshidiso Moeti pour mettre fin aux inégalités

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Le monde entier célèbre ce Mercredi 7 avril la Journée mondiale de la santé. A l’occasion, l’OMS lance un appel à chacun d’entre nous afin que nous puissions tous œuvrer pour un monde plus juste et en meilleure santé.

Pour Matshidiso Moeti, directrice générale de l’OMS, la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a mis en évidence les inégalités qui existent entre les pays. Les pays africains, qui sont confrontés à des pénuries de fournitures essentielles, sont à la traîne en matière d’accès aux kits de dépistage de la COVID-19, aux équipements de protection individuelle et, aujourd’hui, en matière d’accès aux vaccins. Sur 548 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 administrées dans le monde, seulement 11 millions de doses, soit 2 % des stocks distribués, ont été administrées sur le continent africain, qui abrite pourtant près de 17 % de la population mondiale.

Des inégalités subsistent aussi entre les pays. En effet, les discriminations fondées sur le sexe, le lieu de résidence, le niveau de revenus, le niveau d’instruction, l’âge, l’appartenance ethnique et le handicap s’entrechoquent au détriment des populations vulnérables. À titre d’exemple, des données récentes collectées dans 17 pays africains révèlent que les possibilités d’accès aux services de contraception sont trois fois plus élevées pour une personne qui a un niveau d’instruction secondaire que pour une personne non scolarisée. De même, les femmes qui se situent dans les quintiles de richesse les plus élevés sont cinq fois plus susceptibles d’accoucher dans des formations sanitaires et de faire administrer le vaccin antipoliomyélitique oral à leurs bébés que les femmes des quintiles les plus bas.

Afin d’inverser cette tendance, la directrice générale pense agir sur les déterminants socio-économiques de la santé, en menant une action multisectorielle qui permettrait d’améliorer les conditions de vie et de travail des groupes les plus marginalisés, tout en leur offrant un meilleur accès à l’éducation.

En outre, elle pense que les communautés doivent être associées à cette démarche en tant que partenaires, en s’appuyant sur leurs réseaux et leurs associations, afin d’impulser et de mettre en œuvre des initiatives de promotion de la santé et du développement.

Selon la directrice, l’un des défis majeurs qui entravent les efforts de lutte contre les inégalités réside dans l’insuffisance des données permettant de déterminer les groupes non atteints et de comprendre les raisons de ce problème.

Pour combler ces insuffisances, la directrice propose que les systèmes nationaux d’information sanitaire doivent recueillir des données ventilées selon l’âge, le sexe et le niveau d’équité. Ces informations pourront ensuite servir à éclairer la prise de décisions et l’élaboration des politiques.

L’OMS œuvre de concert avec les pays pour renforcer les capacités de collecte, de gestion et d’exploitation des données, et pour améliorer le suivi et l’action qui sont menés afin de lutter contre les inégalités évitables.

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