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La conservation traditionnelle a la cote au Togo

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Les morgues traditionnelles continuent de se développer au Togo, quoique interdites par le code de la santé. La conservation traditionnelle, méthode utilisée pour garder aussi longtemps le corps sans vie d’une personne est beaucoup plus prisée par certaines familles, dans quelques localités du Togo.

Selon le média Sputnik, cette pratique se développe clandestinement aussi bien dans le Nord que dans le Sud du Togo. L’exemple, à Kpondavé, un village situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale togolaise, les populations vantent l’efficacité de cette méthode.

Nyinè Nouléamessi, spécialiste, morguier traditionnel dévoile le secret de la réussite de cette méthode, à nos confrères de Sputnik.

« Quand on nous sollicite pour la préparation des corps, nous utilisons une technique simple et efficace que nos parents nous ont léguée. Dans un premier temps, nous administrons au corps sans vie, par voie orale, un mélange de produits à base d’huile de ricin. Cette huile a le mérite d’empêcher la décomposition du corps à partir des déchets et tout ce qu’il peut y avoir dans le ventre de la personne décédée. Ensuite, le corps est entièrement couvert par des feuilles de neem et de la boue »

Si la conservation d’un corps sans vie dans une morgue moderne revient plus ou moins chère à la famille des défunts, l’avantage de la conservation traditionnelle est considérable.

La pratique de cette méthode ne coûte que quelques bouteilles de sodabi et un billet de 10 000FCFA aux familles. Contrairement aux frais de dépôt d’un corps à la morgue traditionnelle, les frais d’entretien qui grimpent considérablement après la première semaine, l’écart est énorme.

Même si c’est une activité lucrative pour les praticiens, la crainte de se faire prendre un jour reste présente dans les cœurs. Ce constat est fait par le médecin Adom Wiyao, directeur du CHU Sylvanus Olympio, au micro de Sputnik.

« C’est une activité lucrative pour certains, mais ceux qui sont dans cette pratique savent qu’ils sont dans l’illégalité. »

Il est clair cette pratique n’est pas prête à connaître son épilogue, quoique fortement combattue.

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