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CNLS-IST TOGO: Badou accueille le lancement de la journée mondiale du sida 2022

L’édition 2022 de la journée mondiale de lutte contre le sida sera officiellement lancée dans la ville de Badou le 1er décembre 2022, annonce ce vendredi 25 novembre 2022 le Professeur Vincent Palokinam PITCHE, Coordonnateur National du Secrétariat Permanent du Conseil National de lutte contre le sida et les infections sexuellement transmissibles (SP/CNLS-IST), au cours d’une conférence de presse animée au siège de l’organisation onusienne à Lomé avec pour thème : ‘’Poussons pour l’égalité’’.

Instituée lors du Sommet des ministres de la Santé sur les programmes de prévention du sida de 1988, cette célébration est aussi un moment de réflexion sur les progrès obtenus en matière d’intervention nationale et sur les défis qui restent à relever et comme le stipule le thème de cette année, l’ascent est mis sur les efforts à faire afin de pousser la réflexion sur comment éliminer les différentes inégalités observées auprès des cibles prioritaires du Plan Stratégique National (PSN) 2021-2025.

 

 Pour  Dr VERSCHUEREN « nous pouvons mettre fin à la pandémie du sida si nous mettons fin aux inégalités ». C’est pourquoi selon lui des efforts doivent être mis en œuvre pour réduire les inégalités au Togo.

 

Dans la lutte contre cette pandémie au Togo, le Coordonnateur National du SP/CNLS-IST, Professeur Vincent PITCHE a relèvé que des résultats ont été obtenus dans la lutte contre le VIH/sida en 2021. C’est le cas par exemple de l’atteinte des objectifs stratégiques contenus dans le PSN 2021-2025. On note 99% qui connaissent leur statut et son sous traitement ARV et 88% des PVVIH qui ont fait la charge virale ont une charge virale supprimée. 

 

 L’ONUSIDA explique qu’il s’agit entre autres de renforcer la disponibilité, la qualité et la conformité des services de traitement, de dépistage et de prévention du VIH afin que tout le monde y ait accès correctement. Réformer les lois, les politiques et les pratiques pour lutter contre la stigmatisation et l’exclusion auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le VIH et les populations clés et marginalisées, afin que chaque individu soit respecté et accueilli. Assurer le partage des technologies entre les communautés et entre le Sud et le Nord pour permettre l’égalité d’accès aux meilleures découvertes scientifiques concernant le VIH.

 

A ce propos, la Directrice Exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima précise que « Pour assurer la sécurité et protéger la santé de tout le monde, nous devons œuvrer pour l’égalité ».

 

Contre les inégalités, qu’est-ce qui est fait au Togo?

 

 Au Togo, la « Politique nationale de lutte contre le VIH et le sida 2021- 2030, Vision 2030: vise à mettre fin à l’épidémie du SIDA» indique dans ses grandes orientations stratégiques que “des évidences de plus en plus nombreuses montrent que la protection des droits de l’homme, la lutte contre les inégalités, la promotion de l’égalité des sexes et le soutien de la mobilisation communautaire renforcent la riposte au VIH”. 

 

L’impact 3 du Plan Stratégique National de lutte contre le sida (PSN) 2021-2025 invite à créer un « environnement social, politique et juridique » qui soit favorable à l’accès et à l’utilisation continue des services VIH pour les populations clés et les PVVIH». Cette disposition s’aligne sur les priorités nationales contenues dans le Plan National de Développement (PND) dont l’Axe 3 qui vise à “Consolider le développement social et renforcer les mécanismes d’inclusion”.

 

 Le SP/CNLS-IST, préoccupé par ces urgences, a réalisé une revue des textes légaux en lien avec le VIH validée le 27 août 2021 et a élaboré un Plan d’Action Genre et Droits Humains et VIH afin de mener des interventions à haut impact pour réduire les problèmes de stigmatisation et de discrimination dans la riposte au VIH au Togo.

 

 Par ailleurs au Togo, les résultats programmatiques montrent une inégalité d’accès aux soins entre certaines populations cibles : comme les enfants et les hommes. En effet, si la couverture ARV est de 76% en 2021 chez les adultes de plus de 15 ans, elle est de 63% chez les hommes et de 49% chez les enfants de moins de 15 ans au cours de la même période. Il existe des inégalités de couvertures de services dans certaines zones sanitaires. Or on ne doit laisser personnes de côté.

 

Bilan de la riposte en 2021 au Togo

 

En 2021, 221 482 sur 288 457 femmes enceintes reçues dans les services de CPN ont fait leur test de dépistage du VIH. 3 565 femmes enceintes séropositives ont reçu les ARV pour réduire le risque de transmission du VIH de la mère à l’enfant. Le taux de transmission final incluant la période d’allaitement (18 mois) du VIH de la mère à l’enfant à 19.33% en 2021 selon les estimations qu’en 2021, les activités de sensibilisation de faites par SPECTRUM.

Depuis quelques années, le Togo a ajouté des stratégies d’interventions auprès des jeunes, les adolescents de 10-14 ans et l’enseignement de l’éducation sexuelle complète est en cours dans les établissements scolaires du premier et deuxième cycle du secondaire. Ainsi, en 2021, grâce à l’activité des pairs éducateurs dont 206 pairs éducateurs payés sur la subvention du Fonds Mondial (106 en milieu scolaire et 100 dans les deux universités), 876 284 personnes ont été sensibilisées.

 

Dans le domaine de la PTME, on note une couverture en ARV des femmes enceintes séropositives de 68.22% avec le taux de séropositivité des enfants issus de la PTME à 6 semaines est de 2.9 % mais que le taux de transmission & 18 mois reste encore élevé à 19%.

 

En matière de Soins et Traitement, grâce aux multiples stratégies développées dans l’optique d’atteindre les objectifs des 3 x 95 et d’améliorer la prise en charge globale du VIH des résultats suivants ont été obtenus: 81 238 PVVIH sont inscrites dans les structures de prise en charge sur 107 000. PVVIH estimées au Togo en 2021. 

 

En 2021, 12 177 nouvelles personnes dépistées positives au VIH ont été mises sous traitement ARV. 81123 PVVIH (adultes, adolescents et enfants) ont été mises sous traitement ARV, soit un taux national de couverture thérapeutique de 99,86% des personnes inscrites dans les structures de soins.

 

 La charge virale est supprimée chez 89% des PVVIH sous TARV ayant accès à ce diagnostic. 99.8 % des malades co-infectés tuberculose et VIH ont été mis sous traitement ARV et antituberculeux.  

 

Selon les estimations Spectrum, la prévalence du VIH dans la préfecture de Wawa est de 1.25% en 2021. Elle est de 1.15% dans la région des plateaux. Cette campagne qui sera lancée dans Wawa va de plus renforcer la lutte contre le VIH et permettre de réduire les contaminations.

 

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