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La 71ème session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique lancé à Lomé

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La 71ème session du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique se déroule par Visio conférence au Togo. Pendant trois jours, 47 Ministres de la santé et des représentants des pays africains examineront les politiques, activités et plans financiers régionaux dans l’optique d’améliorer la santé et le bien-être des populations. Les travaux ont été ouverts ce mardi par Madame le 1er Ministre du Togo, Victoire Tomegah-Dogbè.

Le Togo abrite cette 71ème session de la rencontre la plus importante du Comité régional de l’OMS consacrée à la santé publique en Afrique. Plus de 400 délégués, dont le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus, Directeur général de l’OMS, la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, des représentants d’organismes, fonds et programmes des Nations Unies, de la société civile, d’organisations bilatérales et multilatérales et d’autres partenaires du développement, prennent part à cet événement annuel dont les travaux sont prévus du 24 au 26 août 2021 et conduits par Moustafa Mijiyawa, Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins du Togo.

Selon la Directrice régionale de l’OMS, Docteur Matshidiso, « Nous attendons des échanges qui seront relancées autour du financement durable de l’OMS pour s’assurer que notre organisation a les ressources adéquates pour répondre à son engagement. Il nous faut reconnaître que les pays africains font face à des défis sanitaires face aux maladies prioritaires notamment des foyers de flambées discrets et la construction des systèmes de santé résilientes. Les actions pour la santé sont impératives pour une réponse large. Nous réfléchirons à cette session pour faire en sorte que les besoins pour la santé des populations trouvent réponse ».

Selon le confrère de L’interview, l’Afrique a beaucoup à enseigner en ce qui concerne la préparation et la réponse aux flambées de certaines maladies. L’année dernière, deux millions d’enfants ont manqué les vaccins contre la poliomyélite et d’autres maladies du fait des perturbations dues au niveau des services prévues pour cet exercice. Pour le Directeur général de l’OMS, Dr Tedros Adhanom, il est important que les autres services essentiels soient mis en place le plus rapidement possible.

« La pandémie a montré que le monde a besoin d’être outillé pour un financement durable. Nous devons éviter la création des structures compétitives. Il nous faut plutôt des financements pérennes. L’OMS doit étendre des bailleurs de fonds pour relever des défis sanitaires afin de répondre aux autres maladies à part la Covid-19 » a-t-il souhaité.

Les travaux de cette 71ème session ont été ouverts par le Chef du gouvernement togolais Victoire Tomegah-Dogbè qui s’est réjouie de l’initiative entreprise à l’échelle du continent à travers l’Union Africaine ayant abouti à la mise sur pied de l’initiative africaine pour l’attribution des vaccins contre la Covid-19 sur le continent.

Pour elle « Outre la Covid-19, la poliomyélite, les travaux de la présente session vont se pencher sur tous les sujets importants de santé publique qui sont source de préoccupations de notre continent. Le financement de la santé, la couverture de santé universelle, la tuberculose, le VIH Sida, les hépatites virales et d’autres maladies, des volets qui sont des priorités pour le Togo et pour les pays africains est le renforcement des ressources humaines dans le domaine de la santé pour faire face à ces défis. L’OMS a dans ce sens accompagné le Togo pour la création du 1er Centre de formation et de recherche en santé publique qui permet de former des cadres de santé afin de renforcer notre système de santé au Togo et dans la sous-région Ouest africaine ».

 

Les spécialistes de la santé à travers cette rencontre discuteront sur l’intensification de la riposte à la Covid-19, l’accélération de l’élimination du cancer du col de l’utérus en tant que problème de santé publique, l’amélioration de l’accès aux technologies d’assistance sanitaire, le soutien à l’adoption de la santé numérique, le renforcement d’une riposte intégrée à la tuberculose, au VIH, aux infections sexuellement transmissibles et à l’hépatite, l’élimination de la méningite à l’horizon 2030 et le financement durable de l’OMS.

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