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Trois choses à savoir sur Yaovi Madji Agboyibor, le père de la démocratie togolaise

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À l’orée de la Pentecôte 2020, Me Agboyibor Yaovi a entamé son ascension vers le créateur. Un coup dur pour toute la population togolaise, qui n’avait pas fini de pleurer l’autre grand baobab feu Edem Kodjo qui avait chuté quelques semaines auparavant.

Nul doute que ce fut un grand homme,mais pour la très jeune génération d’alors, Me Agboyibor restera juste un nom si quelques uns de ses actions dénotant de son leadership ne leurs sont révélés. Nous y allons pas à pas. Donc primo,

Il a sérieusement donné du fil à retordre au feu président Eyadéma

L’homme fit son entrée dans l’arène politique en 1990 avec son parti “des déshérités” , le Comité d’action pour le renouveau (Car) . Très rapidement il se faufila dans les rangs du parlement intérimaire et du Haut Conseil de La République né de la Conférence Nationale de 1991 à 1992. Nous savons tous les sales quart d’heure que le général Eyadema a passé au cours de cette conférence souveraine avec la célèbre formule de “cela n’arrange que l’opposition”.

Par la suite il fut élu député à l’Assemblée Nationale de 1994 à 1999 ,années où il fut le président du groupe Parlementaire Car. Ils ont réussi à soutirer 36 sieges des 81 au RPT et a son chef.

Il se dressera également devant les Gnassingbé en 1998, en 2003 et en 2010 comme étant candidat à la présidentielle . Présidentielle dont nous tous nous connaissons l’issue .

Même après le départ du général en 2005, il sera choisi pour être le Coordinateur général de la Coalition de l’opposition démocratique. L’ancien Premier ministre a été aussi choisi par consensus comme Président du Bureau du Dialogue Inter-togolais du 21 avril au 20 août 2006. Dans la foulée, si la loi cadre est aujourd’hui un acquis, c’est aussi grâce à lui.

En défenseur des droits humains, il a rencontré le saint Père pour la paix au Togo

De 1990 à 1995, Il a répondu à ses obligations en se rendant au Vatican (Rome) où il fut membre de la Commission pontificale « Justice et paix ».
Bien avant cela, il a aussi représenté le Togo en 1987 à la commission des droits de l’homme des Nations unies.
Pour avoir présidé la Commission Nationale des droits de l’homme de 1987 à 1990, avoir été membre de la Ligue togolaise des droits de l’homme et Président du comité d’action contre le tribalisme et le régionalisme de 1990 à 1991, il est unanimement salué comme le héros des droits de l’homme au Togo.
Le 12 mai 1993, il reçut d’ailleurs le premier prix allemand pour l’Afrique destiné à récompenser des personnalités du continent pour leurs actions dans le domaine des Droits de l’Homme, de la Démocratie et de l’Economie.

Il fut un gourou du barreau

Du barreau de Lomé qu’il a dirigé de 1987 à 1990, à celui de l’Union des barreaux ouest-africains dont il fut le président de 1990 à 1995, il est clair qu’il n’avait plus rien à prouver à personne en tant qu’avocat.
Feu Maître Agboyibor Yaovi , le natif de kouvé (pref Yoto) tenait son expertise de la France d’où il a tiré ses diplômes d’études approfondies de droit et des lettres.

Nous espérons avoir pu inscrire un minimum de souvenirs sur les pages peut être blanche de certains jeunes qui n’ont pas eu la chance de le connaître et fait remonter à la surface, de bons souvenirs pour ceux qui l’ont connu et côtoyé.
Daigne ses actes le suivre et qu’il trouve la paix éternelle.

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