Le PNUD part en guerre contre le braconnage

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Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) élargi de jour en jour sa marge de manœuvre en Afrique.

Dans le but d’appuyer la protection et la sauvegarde des espèces sauvages et les aires protégées du continent noir, le PNUD et  le Fond pour l’Environnement Mondiale (FEM), ont décidés  d’octroyer une enveloppe consistante de 60 millions de dollars aux pays africains en proie au phénomène de braconnage.

Il s’agit d’un geste qui se place dans la ligne droite d’un nouveau programme de  conservation de la vie sauvage mise sur pied par l’institution onusienne pour contribuer à la mise en place de mesures incitatives en faveur de la conservation des espèces sauvages et d’une meilleure gestion des zones protégées en Afrique.

Pour l’administrateur du PNUD, ancien Premier ministre de Nouvelle-Zélande, Helen Clark, il s’agit d’un engagement du Programme des Nations Unies pour le Développement à lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages et à soutenir les initiatives de lutte contre le commerce illégal de la faune et de la flore sauvage.

« Cette enveloppe contribuera à financer des activités visant à combattre le braconnage en augmentant les investissements dans les aires de conservation communautaires, l’application des lois, l’amélioration de la capacité des systèmes judiciaires ainsi que l’adoption de lois et de politiques plus fermes de défense des espèces sauvages », a-t-il expliqué.

A en croire M. Clark, ce nouveau programme va se concentrer sur la diversification des moyens d’existence en milieu rural, la résolution des conflits entre humains et faune sauvage, et le partage des bénéfices tirés de la gestion durable des espèces sauvages.

« La lutte contre le commerce illégal d’espèces sauvages joue un rôle central dans les progrès vers la réalisation du nouveau programme de développement durable pour 2030 et des objectifs de développement durable (ODD). Ce nouveau cadre mondial pour le développement reconnaît que la préservation de l’intégrité des écosystèmes naturels occupe une place essentielle dans le développement international et la réduction de la pauvreté », a ajouté l’administrateur.

Pour offrir un appui financier et technique en faveur de la conservation et de la protection de la vie sauvage, PNUD collabore également avec différents partenaires internationaux tels que le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

À l’heure actuelle, les pays africains se battent pour préserver leur patrimoine naturel et notamment leurs espèces sauvages, qui occupent depuis longtemps une place importante sur le plan économique et social.  Au Togo, les projets de protection et de sauvegarde des aires protégées suscite des mécontentements entre les populations et les pouvoir publics.

Il faut dire que PNUD est présent dans plus de 177 pays à travers le monde entier et accompagne ces pays dans leurs efforts de développement à travers plusieurs programmes.

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