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L’atelier Ati c’est ressusciter l’art de Paul Ahyi pour en faire l’Artamessiamé

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Organisé par l’association Atelier Ati, cet atelier résidence de création Art Messiamé́ qui se déroule au musée Paul Ahyi, initiée par des anciens de l’atelier bois des Beaux-arts de Paris confronte la pratique d’artistes œuvrant en France à celle d’artistes locaux du 2 au 15 novembre avec la participation des artistes venus de Dakar d’Abidjan de Cotonou et de France.


L’Atelier Ati (“bois” en Ewé) est une association d’anciens élèves des Beaux-arts de Paris dont le but est de partir à la rencontre des artistes contemporains étrangers, de s’immerger dans leur pratique et leurs conditions de travail, pour découvrir leur manière de concevoir une œuvre et sa diffusion.


L’objet principal de ce projet est la réalisation d’une exposition de restitution sur place à la fin de la résidence dans les locaux mis généreusement à disposition par la famille AHYI puis à Paris, avec les différentes créations produites au cours du projet.


Première du genre, cette activité mis en place par l’Atelier Ati sous l’acronyme ARTMÉSSIAMÉ (l’art pour tout le monde”) est selon l’organisateur Kokou Ferdinand Makouvi, président de l’atelier Ati, une plateforme d’échanges sur l’art contemporain et ses pratiques entre des artistes issus des Beaux-Arts de Paris et des artistes du continent africain.
A l’atelier, les artistes sont en œuvre. Monsieur Goha Atisso, sculpteur des géants, veut sortir du Bois une œuvre dénommée « Pas de conscient ». Une œuvre qui parle de la société, comment l’on doit voir la société. Pour l’artiste c’est une ouvre ou la personne arrache sa tête, à côté de lui sur sa côte une autre tête sort, elle a une forme à la fois d’une femme et d’homme avec présence des deux sexes. Une œuvre qui pour l’artiste exprime la prise de conscience de l’homme pour son avenir donc
« C’est l’humanité même qui détruit la terre. L’humanité marche sans tête. C’est une façon de faire un clin d’œil à ce qui se passe dans le monde actuellement avec la souffrance, la destruction de la couche d’ozone, la souffrance des poissons, l‘homme ne respire que des gaz sur la terre. L’homme détruit la terre. Cette œuvre est un cri de détresse et de réveille, de prise de conscience et interpelle l’humain à prendre soin de sa nature » à renchérit Goha Atisso rencontré sur l’atelier.

 L'artiste Akogonya Afi Ameli
L’artiste Akogonya Afi Ameli


Chacun sur l’atelier focalisé sur son monde, voyage à travers une créativité qui parle et présente un univers unique, un monde vivant. Pour madame Yasmine Rouquaiya Yerima, « mon œuvre parle du monde des couples. Je suis venu à cet atelier enceinte et à travers mon imagination je transcende ce monde où l’homme est le maitre de la famille, l’amour qui y règne, la compréhension et surtout ce que je vies avec mon mari comparé à ce que vivent mes semblables filles, c’est différent. »

Les artistes engagés sur le projet
Les artistes engagés sur le projet


L’atelier Ati se déroule jusqu’au 15 novembre avec des conférences, des visites d’atelier d’artistes locaux comme Sokey Edorh et au tour des activités le workshop, ateliers de création, colloque et conférences afin d’associer dans une même dynamique artistes locaux, anciens des beaux-arts et invités.

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