La capitale togolaise a accueilli le 7 juin une réunion semestrielle consacrée à l’évaluation du processus de médiation mené dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre de haut niveau s’inscrit dans le prolongement des travaux lancés en janvier dernier à Lomé sous l’égide du médiateur de l’Union africaine, Faure Essozimna Gnassingbé.
Pendant deux jours, les représentants des organisations régionales d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs ainsi que plusieurs partenaires engagés dans les initiatives de paix examinent les avancées réalisées dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine.
Les discussions portent notamment sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, l’état de mise en œuvre des différentes initiatives diplomatiques et les obstacles qui continuent de freiner le retour à une paix durable. Les participants évaluent également les mécanismes de coordination destinés à renforcer l’efficacité des actions menées sur le terrain.
Cette rencontre intervient alors que plusieurs zones de l’Est congolais restent confrontées à l’activisme de groupes armés, une situation qui entretient l’insécurité et accentue la crise humanitaire touchant des millions de personnes déplacées.
Pour le Togo, chargé de la médiation de l’Union africaine dans ce dossier, cette session constitue une étape importante pour maintenir la dynamique de dialogue et consolider les efforts de paix.
Représentant le Président du Conseil, le ministre de la Coopération et des Togolais de l’extérieur, Yackoley Johnson, a souligné la nécessité d’une mobilisation collective afin de préserver les acquis du processus et de favoriser une stabilisation durable de la région.
À travers l’organisation de cette nouvelle rencontre, Lomé confirme son statut de carrefour diplomatique en Afrique et réaffirme son engagement en faveur du dialogue, de la paix et de la sécurité sur le continent.

