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Le festival les AmArou, une initiative pour promouvoir le spectacle vivant jeune public

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Le festival les AmArou, une initiative de l’association les AmArou qui veulent à travers le chant, la danse, le sketch et le théâtre promouvoir le spectacle vivant jeune public à Lomé et à l’intérieur du pays. Il se veut être un réseau d’artistes, de centre culturels, d’écoles, de bibliothèques et de maison de jeunes qui promeut la culture à travers le spectacle vivant dont le conte, le chant, la danse, la musique, la marionnette, et le cirque.

L’objectif est de redonner vie à l’enfant à travers des histoires qui lui permettront de se reconstruire et surtout de montrer la place du jeu dans l’apprentissage de l’enfant.

Ce vendredi 28 mai, le complexe scolaire Christ-roi de Kodjoviakopé a accueilli le lancement pour cette année, de ce festival avec la présentation d’une pièce de théâtre dénommée « Marin d’eau douce » écrite par Joël Jouanneau, un auteur basé en France.

Pour le promoteur de ce festival, Stan Ayisitou, le cadre de ces histoires, c’est la construction de l’enfant, la place du jeu dans l’apprentissage. C’est ce qui a motivé le choix de cette pièce et a été monté en collaboration avec l’Institut français du Togo. Cela a pris un mois sur sa préparation en ce qui concerne sa création. Nous sommes heureux de venir dans le complexe scolaire Christ-roi de kodjoviakope grâce à notre partenaire qui est ‘’tcha tcha’’, une villa artistique basée à kodjoviakope.

La villa artistique tcha tcha séduite par le projet, a vite décidé de le préfinancés et c’est après ce préfinancement qu’elle a décidé de l’offrir à une école en achetant le spectacle. Après plusieurs tentatives dans les écoles du quartier, celle de Christ-roi a été retenue.

« Nous venons de recevoir le festival des AmArou. Ils se sont produits. D’abord, je tiens à remercier le centre Tcha tcha par l’intermédiaire de leur fondatrice qui a mis les moyens pour que le groupe vienne produire chez nous. Nous avons suivi la pièce. C’est très intéressant et cela nous a vraiment plu et cela se fait remarquer par l’enthousiasme des élèves » s’est félicité le directeur de l’EPC Christ-roi de kodjoviakope, Ayanou Amavi.


Une première dans cet établissement, le directeur est impacté et se dit « qu’il serait bon à ce que dans les années à venir, nous instituons un budget culturel pour ces genres d’activité, puisque cela fait partie de l’éducation. Donc nous souhaiterions que le groupe revienne » a-t-il souhaité.
Promouvoir au sein de son établissement ce genre de spectacle, c’est le vœu le plus cher du directeur ainsi, ils pensent instaurer avec le concours de ses collègues des clubs de théâtres au secondaire comme au primaire.

Et pour Koudakpo koffi Apelete, enseignant à l’EPC Christ-roi de kodjoviakope « c’est le comble. Nous venons d’assister à un théâtre du festival les AmArou. Ils ont présenté leur scène, les enfants ont vraiment suivi et j’ai constaté à la fin que les enfants étaient vraiment intéressés puisqu’ils étaient très égaillés et applaudissaient. Cela montre qu’ils sont intéressés. Le théâtre fait partie intégrante des disciplines que nous dispensons à l’école. Donc c’est une bonne chose d’initier des théâtres au sein des établissements scolaires.

« Je suis en joie après avoir suivi le théâtre. J’ai vu un pirate, un roi et le roi a dominé les pirates », « les pirates veulent tuer le roi, mais le roi est plus fort qu’eux. Je suis très content de suivre ce théâtre et je veux qu’ils viennent encore dans notre établissement pour encore le présenter » se réjouissent les enfants.

« Ce qui est intéressant, c’est l’enthousiasme des enfants, l’accueil. Cela montre qu’il y a besoin de produire ces genres d’événements, de proposer ces genres d’action à l’endroit du jeune public. Ce qui nous intéresse, c’est d’amener le spectacle vivant dans les écoles mettre au Centre du débat la question liée de la place de l’art dans le parcours scolaire des enfants. Ce sont les enfants de cp1 malgré qu’ils ne comprenaient pas le français étaient enthousiasmé et après échanges, ils ont retenu l’histoire.
Cela prouve qu’il y a du rendez-vous, ce qui prouve que le message est passé. C’est de faire comprendre la place du jeu dans l’apprentissage, la construction de l’enfant » se réjouit le promoteur du festival, Stan Ayisitou.

L’histoire de ce théâtre se passe dans une ferme dans un château, où l’enfant avait tout, il vivait comme un roi, mais il lui manquait quelque chose. (Le besoin ontologique de l’humain d’avoir accès à la culture, au divertissement). Donc l’enfant s’ennuyait malgré qu’il avait tout, il est fatigué des mêmes personnages qui sont toujours autour de lui, la routine. Donc, face à la routine, l’enfant a décidé d’aller voir ailleurs.
Une histoire qui selon Stan Ayisitou montre quel enfant nous avons été et quel est son impact sur notre enfance et sur l’adulte qu’on est devenu aujourd’hui.
Le festival des AmArou a pour ambition de promouvoir le spectacle vivant jeune public à travers le conte, le chant, la musique, la danse et voir toutes les autres disciplines. Aussi, il se nourrit l’ambition de créer un cadre de rencontre de différents domaines, de différentes initiatives qui sont proposées aux jeunes publics, créer des cadres de réflexion, de croisement de compétences et complémentarité de réflexion qui vont les amener à développer le domaine du spectacle vivant jeune public dans le pays.

À travers ce festival, les promoteurs veulent promouvoir l’éducation, la concrétisation des rêves des jeunes par lesquels les jeunes pourront développer le Togo, l’Afrique, l’humanité. C’est le plus grand rêve que veulent réaliser les AmArou.
Au festival les AmArou, c’est le partage des valeurs de l’amour, du bien-être, de la tolérance, de la bienveillance. « Des valeurs qu’on veut véhiculer à travers notre festival, nos prestations ». À partir de cette première édition, les promoteurs se projettent donc à l’avenir et préparent activement la prochaine édition, qui se tiendra probablement dans un autre établissement du pays.

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